- Amical
- Colombie-France (1-3)
Bleus : des statuts et de la liberté

Ce dernier rassemblement avant la Coupe du monde a confirmé ce que tout le monde savait déjà : l’équipe de France possède un réservoir offensif impressionnant. Autant de talents qui s’éclatent ensemble et profitent de la liberté offerte par Didier Deschamps.
S’il fallait une action pour décrire le plaisir pris et transmis par l’attaque de l’équipe de France face à la Colombie, ce serait sans aucun doute le troisième but du match. Une récupération de Maghnes Akliouche, une ouverture parfaite de Rayan Cherki, un centre au cordeau de Marcus Thuram et, à l’arrivée, un doublé pour Désiré Doué. La séquence vaut mille mots pour les quatre fantastiques du soir, qui auront parfaitement assuré la relève des titulaires alignés face au Brésil.
« On s’est bien amusés avec les copains, ça fait plaisir. Sur le plan de la cohésion, c‘est magnifique », savourait Cherki au coup de sifflet final auprès de TF1. Tout est dit. Au-delà d’une force de frappe impressionnante sur le papier (une dizaine de noms qui ne feraient tache dans aucune sélection au monde), les attaquants tricolores prennent du plaisir lorsqu’ils sont sur le pré. Et en donnent, beaucoup.
56' | 🇨🇴 Colombie 0 - 3 France 🇫🇷 BUT POUR LES BLEUS ! Et doublé pour Doué ! L'attaque fait le job ! Le match en direct sur TF1 & @tf1plus : https://t.co/0kxE7Lu0KQ pic.twitter.com/rdxwM6fPhc
— TF1 (@TF1) March 29, 2026
Régulièrement critiqué pour son conservatisme, Didier Deschamps a conquis son monde en installant ce système à quatre joueurs offensifs, tous très libres. Dans la ligne défensive ou pour le duo de l’entrejeu, quel qu’il soit, les consignes sont très précises et strictes. Mais devant, amusez-vous ! « L’objectif était d’avoir mis beaucoup de joueurs en situation. Même si, aujourd’hui, il n’y avait pas beaucoup d’automatismes, la qualité est là. Ils ont tous envie de revenir au mois de juin », saluait le sélectionneur après cette deuxième victoire en quelques jours. Pour se trouver les yeux fermés on repassera (encore que). Mais à voir le quatuor s’éclater dans la défense colombienne – des petites ouvertures de Cherki au centre parfait d’Akliouche pour le but de Thuram –, il y a de quoi avoir le sourire.
Le réservoir est plein
Auteur de son troisième but en sélection, l’attaquant de l’Inter (de loin le plus expérimenté en sélection des quatre) a probablement livré son meilleur match avec les Bleus. De quoi renforcer encore un peu plus l’idée d’une densité folle, dont Randal Kolo Muani semble aujourd’hui la victime idéale après une entrée sans grand relief. Pour les autres, titulaires annoncés compris, il se dégage une impression de langage footballistique commun et de complémentarité très forte, couplée à une capacité à interchanger les profils sans que le rendement ne s’en ressente. Avec un Ballon d’or en titre, le futur meilleur buteur de l’histoire de la sélection ou encore le maître à jouer de la meilleure équipe d’Europe des derniers mois dans le lot, la gestion des ego s’annonce comme un prisme central dans les choix de Deschamps.
2 - Désiré Doué est le premier joueur à ouvrir son compteur buts en équipe de France directement par un doublé depuis Thomas Lemar en août 2017 (2 buts v Pays-Bas). Paire. pic.twitter.com/FfZeKZ6zoX
— OptaJean (@OptaJean) March 29, 2026
Car côté terrain, le constat est que tous ces joueurs – sans oublier Bradley Barcola, blessé ces dernières semaines – sont capables de parler le même football et de permuter pour occuper tour à tour les différentes positions proposées. « Je pense que j’ai montré au coach que je suis capable d’apporter un plus au collectif, sur et hors du terrain. C’est le plus important pour moi », se félicitait encore Cherki. Le sentiment est sans doute partagé par tous ses petits camarades, y compris Mbappé et Ekitiké, dont l’entrée en jeu n’a pas signé la fin des dézonages et décalages en tous genres. En 2002 (Henry, Trezeguet, Cissé) ou en 2021 (Mbappé, Griezmann, Benzema), l’équipe de France s’était pointée sur la ligne de départ forte de trios impressionnants sur le papier, mais sans vraiment savoir comment en tirer profit. Cette fois, l’équation est bien plus large. Mais semble finalement comporter moins d’inconnues.
Une grosse déception pour Colombie-FrancePar Tom Binet
















































