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Ewen Jaouen : « Avant chaque match, je mets du Rihanna »

Propos recueillis par Thomas Morlec et Suzanne Wanègue, à Reims
16' 16 minutes
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Ewen Jaouen : « Avant chaque match, je mets du Rihanna »

À seulement 20 ans, Ewen Jaouen s’est imposé comme le portier titulaire du Stade de Reims, au point d’y prolonger jusqu’en 2029. En course pour disputer ses troisièmes play-off de suite pour monter en Ligue 1, le Breton d’origine évoque l’importance du travail mental et raconte son amour obsessionnel pour la compétition et pour l’adversité. Entretien avec un type qui sait arrêter des tirs au but. Et en marquer.

Samedi dernier, vous avez remporté une bataille importante dans la course à la montée face au Red Star (3-2). Comment on prépare ce genre de matchs face à un concurrent direct à la montée ? 

On savait qu’on devait gagner en mettant la manière. C’est ce qu’on a fait, surtout en première période, qui est très aboutie. La deuxième était plus compliquée, mais on s’est mis au niveau des enjeux pour envoyer un message à tout le monde. Je ne suis pas sûr que mes coéquipiers aient pensé au fait qu’on puisse les rencontrer en play-off. L’idée, c’était surtout de gagner et de revenir à leur hauteur. On ne voulait pas trop en faire parce qu’on sait très bien que ça peut être nos futurs adversaires (en play-off, NDLR), donc on a voulu rester calmes en se disant que rien n’était fait.

Comment tu fais pour rester concentré dans ce genre de matchs, où il peut y avoir des moments de flottement ?

J’essaie de me dire que j’aurai toujours un ballon à négocier jusqu’à la dernière seconde. Je ne sais pas combien de tirs je subis par match, mais ça doit rarement être plus de 3 ou 4. J’ai appris cette saison que c’était souvent dans ce genre de moments qu’il faut faire la différence. J’essaie de rester prêt et d’avoir un discours intérieur pour me dire que c’est jamais terminé et que je dois rester concentré. Je me répète souvent quelques mots quand je sens que ma concentration baisse. Parfois, quand on n’a pas le ballon, on peut s’évader. Quand il y a de grosses ambiances, je trouve que c’est plus facile de ne pas s’éparpiller sur le plan mental. Personnellement, ça me galvanise. Le plus dur, c’est quand il n’y a pas trop de bruit, ni d’actions.

Mon déclassement à Dunkerque l’année dernière m’a beaucoup aidé et m’aidera pour le reste de ma carrière.

Ewen Jaouen, reclassé

Concrètement, quels sont les mots qui reviennent ?

Toujours les mêmes : déterminé, focus et attentif, et ce dès que j’ai besoin d’un boost ou que je baisse en concentration. Je me dis aussi que j’ai besoin d’un tir, et que je vais forcément le stopper.

Comment es-tu parvenu à t’imposer à 20 ans en tant que gardien titulaire du Stade de Reims ? 

Quand je suis arrivé, ma première intention était d’aller rapidement le plus haut possible. C’est passé par des prêts (à Rodez et à Dunkerque, NDLR). Quand on m’a donné ma chance, je me suis dit que j’étais à l’endroit où je voulais être il y a 3 ou 4 ans. Mon déclassement à Dunkerque l’année dernière m’a beaucoup aidé et m’aidera pour le reste de ma carrière. Je ne m’attendais pas du tout à sortir du onze. Pour prévenir ces moments-là, il faut toujours donner son maximum à l’entraînement, comme si on jouait le week-end pour aider l’équipe, même si on est numéro 2. En arrivant, j’avais un peu d’appréhension parce que je savais que cela pouvait se reproduire, mais quand j’ai senti qu’on voulait m’installer, j’ai pris confiance et je me suis dit que ça allait le faire. Au début, dans le groupe, je suis arrivé sur la pointe des pieds, j’étais plutôt timide. Je ne suis pas celui qui parle le plus ou qui interagit beaucoup, mais je suis à l’aise avec tout le monde. Je sais que c’est un aspect que j’ai dû travailler, mais je ne me faisais pas trop de soucis non plus de ce côté-là.

 

Après être arrivé de Guingamp, il t’a donc fallu trois saisons avant d’avoir ta chance dans les buts rémois. Qu’est-ce qui t’a permis de t’accrocher ? 

Déjà, le fait de jouer, parce qu’en tant que footballeur, tu as toujours envie d’être sur le terrain. Ça ne sert à rien de s’enflammer quand on est au top et de se rabaisser quand on est tout en bas. Après avoir goûté à la compétition avec Rodez puis avec Dunkerque, j’ai eu envie de marcher dans les pas de Yehvann Diouf, Predrag Rajković ou encore Édouard Mendy. Je dois m’imposer, essayer d’atteindre leur niveau.

Quelle place a eu le doute pour en arriver jusque-là ?

Quand j’arrive à Reims en 2023, je fais la présaison avec les pros jusqu’au stage en Espagne avant d’être envoyé en réserve. Je venais de faire une année dans le groupe pro à Guingamp, où j’avais fait des bancs. On m’avait prévenu que j’allais revenir en Pro 2, ça fait partie du processus au Stade de Reims avec notamment les prêts de développement, mais j’avoue que ça m’a fait mal. Quand je voyais que je ne montais pas certaines semaines, ça me mettait un coup au moral parce que j’étais loin de ma famille et de mes amis. Je me suis demandé si j’avais pris la bonne décision. Le prêt en joker médical est arrivé à Rodez, j’ai foncé à un moment où je n’étais pas très bien. Ça m’a permis d’évacuer les doutes. C’était une chance, j’ai pu jouer à Geoffroy-Guichard, connaître mes premiers play-off. Il n’y avait aucune question à se poser, c’était tout droit.

Le confinement m’a permis de couper avec le football et de vivre mon adolescence.

Ewen Joauen

Comment as-tu construit ta carapace ? 

Avec le travail. Quand on voit Lucas Chevalier, par exemple : à Lille c’était un des meilleurs gardiens d’Europe ou du monde ; et en arrivant à Paris, il a rapidement été mis sur le banc par Luis Enrique. Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais mentalement, il faut être prêt à ce genre d’éventualité. Il n’y a aucune raison qu’il soit devenu nul au PSG. Il faut un temps d’adaptation, ça arrive à tous les niveaux d’être déclassé et ça ne peut que te forger. Après, il faut tout faire pour reprendre sa place.

Ton corps, c’est ton outil de travail, mais il y a aussi la tête. Est-ce que tu as déjà eu recours à la préparation mentale ?

À Guingamp, j’ai commencé la préparation mentale quand j’étais un peu dans le dur avant le confinement en U15. J’ai aussi travaillé en début de saison avec une autre personne (un ancien commando ayant combattu en Afghanistan, NDLR), c’était très bien, mais ça correspondait moins à ce que je recherchais. Pour le moment, je fais avec les bases que j’ai, mais pourquoi ne pas le refaire la saison prochaine.

Qu’est-ce qui n’allait pas à Guingamp et qu’est-ce que tu recherchais dans cette préparation mentale ?

C’est mon entraîneur des gardiens de l’époque qui me l’avait conseillé. Je faisais des visioconférences avec cette professionnelle parce que j’étais jeune et j’avais l’impression qu’on me proposait des solutions. Son rôle a aussi été important pendant le confinement parce qu’elle m’a donné des techniques pour continuer de travailler sur cet aspect. Après l’arrêt forcé à cause du Covid-19, j’ai tout de suite vu la différence, ça me faisait du bien. Ça m’a prouvé que ça pouvait marcher et que c’était un outil dont les footballeurs peuvent avoir besoin.

Tu commençais tout juste ta carrière avant que la pandémie ne stoppe net ton ascension. Comment as-tu vécu cette phase ?

Le confinement m’a permis de couper avec le football et de vivre mon adolescence. J’étais en troisième à ce moment-là. Je trouve que ça m’a fait du bien d’oublier le foot pendant trois ou quatre mois, ce qui n’arrive jamais dans une carrière. J’étais juste là à jouer à la Play’ avec mes potes, sans me soucier de ma carrière, ça m’a permis de mieux repartir après.

 

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En deux ans, tu as fait quasiment tous les coins de la France, comment t’es-tu adapté à la vie rémoise ? 

Au départ, j’étais réticent à sortir de ma Bretagne parce que je ne l’avais jamais quittée. Les prêts à Rodez et Dunkerque m’ont fait beaucoup de bien, j’ai découvert de nouvelles personnes avec des façons différentes de fonctionner. L’un de mes meilleurs amis habite à Reims, il a été mon guide au début. Aujourd’hui je m’y sens tellement bien. J’étais un peu seul au départ, mais j’ai pris mes marques : c’est un peu comme ma deuxième Bretagne.

Qu’est-ce que tu aimes dans cette ville ? 

C’est un endroit calme mais dynamique. L’architecture est sublime et quand il fait beau, il y a une joie de vivre qui se dégage. L’ambiance générale fait que Reims est une ville très agréable à vivre. Ça colle bien aussi à mon tempérament. Après, je pense que des villes comme Paris me plairaient aussi.

Tu as changé de statut cette saison au SDR. On t’arrête plus dans la rue ? 

Oui ça m’arrive, souvent on me demande une photo. Un autographe c’est rare parce que les gens ne se baladent pas avec des stylos. (Rires.) Ce n’est jamais lourd ! Même quand je suis avec mes parents, ma copine ou mes amis, je sais que les gens me perçoivent comme le gardien du Stade, donc c’est un petit évènement. C’est comme si je croisais dans la rue un joueur de l’équipe de France, je serais choqué qu’il soit devant moi. J’ai l’impression d’être une personne normale, mais je comprends que l’on puisse me voir autrement.

Entraîneur des U11, ça me rappelle ma jeunesse, mon insouciance. J’adore être avec eux pour débriefer des matchs, ça me permet aussi de revenir à l’essentiel.

Coach Jaouen

Tu aimes tellement la Champagne-Ardenne que tu entraînes les U11 de l’AS Gueux. Tu peux nous expliquer ce qui te pousse à faire ça ?

Je suis leur coach les lundis et vendredis. Après le premier entraînement, je suis resté une heure à signer des autographes, mais maintenant, je suis plus identifié entraîneur que joueur du Stade de Reims. Ça me rappelle ma jeunesse, mon enfance et mon insouciance. J’adore être avec eux pour débriefer mes matchs, ça me permet aussi de revenir à l’essentiel.

Tu es quelqu’un de plutôt réservé dans la vie de tous les jours, mais quand tu entres sur le terrain, tu te transformes en guerrier. Comment arrives-tu à interchanger de personnalité ? 

Ce qui m’anime et ce que j’apprécie le plus, c’est la compétition, quand il y a de l’enjeu. Après, j’ai des tips. Par exemple, ça ne sert à rien, mais je mets des petits straps au niveau des avant-bras : ça me permet de me dire que je passe en mode combat. Quand le coup de sifflet retentit, je sais que c’est le moment de tout donner.

Est-ce qu’il y a des films, séries ou musiques qui t’aident justement à entrer dans cet état d’esprit ? 

J’utilise surtout la musique. Avant chaque match, je mets du Rihanna, alors que c’est une artiste que je n’écoute jamais dans la vie de tous les jours. Avant de partir à l’échauffement, il faut absolument que ses titres passent dans mes écouteurs. C’est ma petite routine.

 

C’est par superstition ou pour l’artiste ? 

Pour l’artiste, sa musique me met dans un mood plus conquérant, moins calme aussi, ça me grandit un peu. Quand je l’écoute, je sais que j’avance vers le match.

Tu es considéré comme un des meilleurs gardiens de Ligue 2. Comment le vis-tu ? 

Bien, parce qu’être le meilleur ou l’un des meilleurs gardiens de Ligue 2, c’était mon objectif pour cette saison. Les clean sheets (Reims en compte 15 cette saison, NDLR), c’est toujours le gardien qui est mis en avant, mais il ne faut pas oublier le travail des défenseurs. Dans certains matchs, je n’ai eu qu’un arrêt au sol à faire, alors que devant moi, Samuel (Kotto), Eli (N’Tamon) et Aboul (Koné) ont contré 15 ballons. C’est une œuvre collective. Mais je suis content de moi, ça prouve que je fais bien mon travail. Après, on sait que ça peut aller vite, donc je reste calme, je ne vais pas m’enflammer.

Ta carrière a aussi été marquée par le parcours en Coupe de France avec Dunkerque, qui t’a mis sous le feu des projecteurs. Ça a été un déclic ?

Je savais que j’allais être mis à contribution contre Lille. À cette époque, j’étais un peu dans le dur, parce que je ne jouais que ces matchs de Coupe de France et que le mercato hivernal était clos. Je n’avais rien à perdre. J’étais focus pendant trois semaines sur cette rencontre, donc quand ce rendez-vous est arrivé, j’ai lâché les chevaux.

Plus les supporters adverses m’insultent, plus ça me renforce.

Ewen Jaouen

Au point de marquer un tir au but décisif.

La semaine avant ce quart de finale contre le LOSC, je tirais une quinzaine de penaltys à la fin des entraînements. Quand on se dirige vers la séance de tirs au but lors du match contre Lille, Christophe (Lollichon) me donne les dernières consignes et le coach Luís Castro est venu me voir pour me demander si je voulais tirer. J’ai accepté du tac au tac et j’ai tiré en septième. Quand j’arrive face à Vito Mannone, je n’ai pas d’autre choix que de marquer.

Tu devais avoir la pression, non ? 

Plus il y a de pression, bizarrement, plus je kiffe. D’ailleurs, plus les supporters adverses m’insultent, plus ça me renforce. J’ai l’impression d’être un peu seul contre tous et j’adore cette sensation !

 

C’est ce que tu as vécu lors de Guingamp-Reims, où tu sors l’un des meilleurs matchs de ta saison.

L’EAG, c’était mon club des U14 à mes U18. Ça ne s’est pas bien terminé parce qu’il y a eu une mauvaise gestion de la part des dirigeants sur mon contrat. Reims me proposait un projet plus sérieux, je n’étais pas en conflit avec les supporters guingampais. Mais c’est plus à Dunkerque où tout a commencé. On rencontre Guingamp avant les play-off, j’arrête un penalty puis j’échange un maillot avec Jacques Siwe. Le président vient et me parle mal. Je me suis dit, très bien, si on joue en play-off contre eux, je vais faire un truc. Je mets une story après notre victoire lors des barrages d’accession (1-0), ce qui me vaut de me faire insulter par tous les supporters de l’EAG. Avec le recul, je me dis que ce n’est pas malin d’avoir fait ça, mais quand je suis parti, on n’a pas raconté la vraie histoire. Ce n’était en rien contre les supporters, mais j’ai pris beaucoup de haine et je savais que ça allait être bouillant à mon retour. En première période, c’était calme, j’étais limite déçu, mais quand on a changé de côté et que je me suis retrouvé à côté des ultras et qu’ils ont chanté contre moi, j’ai pris mon pied, c’était magnifique. J’ai tiré la langue avant un penalty que l’on avait concédé et je l’ai arrêté. Ça fait partie du jeu, je prends l’énergie qu’on me donne (il a également réalisé cinq arrêts dans la rencontre, NDLR).

Dans ce parcours, tu as aussi éliminé le Stade brestois, ton club de cœur. Ça a dû te faire bizarre, non ?

Brest, c’est chez moi. C’est là où j’ai grandi, où j’ai tous mes potes. Ça fait partie de moi. Quand on a tiré Brest, c’était une sensation étrange, mais je n’ai réalisé qu’au moment du protocole avant le début de la rencontre à Francis-Le Blé. J’avais une mission à effectuer avec Dunkerque, mais j’avais l’impression de jouer contre moi-même. Je n’étais pas dans mon assiette en première mi-temps, j’étais déstabilisé. Quand on rentre dans les vestiaires à la pause, j’ai tenté de tout oublier, de me remettre les idées en place en changeant l’intégralité de mon équipement, même les chaussettes y sont passées. J’avais vraiment une nouvelle tenue en seconde période. Ça m’a permis de faire comme si c’était un nouveau match et de me rappeler que même si j’étais à Brest, c’était l’écusson de Dunkerque que j’avais sur la poitrine.

Évoluer avec Cherki et Ekitiké, c’était intimidant au départ.

Ewen Jaouen l’Espoir

Pourtant, c’est bien à Reims que tu viens de prolonger jusqu’en 2029. Qu’est-ce que cela représente pour toi ? 

Je vois cette prolongation comme une récompense du travail effectué sur les dernières années et les accomplissements de cette saison. Ça me montre aussi que le club compte sur moi. La perspective de montée en Ligue 1 par les play-off est excitante ! Si ma fin de saison, c’est la prolongation et découvrir l’élite, je signe tout de suite. Ce serait magnifique !

 

Cette prolongation intervient avant même la fin de la saison. Si cela tourne mal, tu ne serais pas déçu d’évoluer en Ligue 2 la saison prochaine ? 

Moi, j’espère que l’on sera en Ligue 1 ! (Rires.) On verra ce que l’avenir nous réserve, je ne projette pas pour le moment. Ça va potentiellement être la troisième année consécutive que je joue les play-off, il ne doit pas y avoir grand monde dans mon cas. Les deux dernières fois se sont soldées par un échec, mais cette fois-ci, c’est avec mon club, j’ai envie qu’on monte !

Comment as-tu vécu ta première cape avec les Espoirs, le 14 novembre dernier ?

La première fois que j’ai été appelé, j’étais en Ligue 2 à Dunkerque, dans un moment où je ne jouais pas forcément. Ça m’a fait bizarre d’évoluer avec Rayan Cherki et Hugo Ekitiké, qui sont aujourd’hui en A et jouent dans des top clubs. C’était un peu intimidant au départ, n’étant pas dans la même catégorie qu’eux. La première sélection contre la Suisse n’était pas attendue. J’étais le numéro 3, Guillaume (Restes) est blessé, et Robin (Risser) prend un choc au bout de six ou sept minutes, donc j’entre en jeu. C’est une fierté de porter ce maillot. C’est très gratifiant aussi d’être aux côtés des portiers de Lens et de Toulouse qui font partie des meilleurs gardiens de Ligue 1. Ça me permet de prendre de l’expérience et de voir leur gestion d’avant-match. Il y a une marche entre la Ligue 1 et la Ligue 2. Même si techniquement, ils sont propres, ce qui m’intéresse le plus, c’est leur gestion des événements et les entraînements.

Tu as aussi servi de sparring aux joueurs de l’équipe de France A en octobre dernier. Ils n’avaient pas l’air de te connaître, si ?

À part Ekitiké que j’avais connu lors d’un rassemblement, personne ne me connaissait. (Rires.) Ce sont des joueurs qui disputent la Ligue des champions, donc j’ai essayé de me mettre au niveau. J’ai surtout été attentif à mon placement, parce qu’avec ce genre de joueurs, tu ne peux pas négliger ce type de détails. Je n’ai pas entendu sur le moment quand Christopher Nkunku dit « il fait quatre mètres », mais on m’a envoyé l’extrait pas mal de fois et ça m’a fait sourire. Ça veut dire que je lui posais des problèmes.

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