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  • Ligue des champions
  • 8e de finale retour- Chelsea/Galatasaray (2-0)

Chelsea en quarts sans transpirer

Par Swann Borsellino
3' 3 minutes
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Chelsea en quarts sans transpirer

Emballé, c'est pesé. Deux buts dans le buffet turc en première période et une bonne grosse sieste en deuxième mi-temps. Vainqueurs sans se fouler d'une équipe de Galatasaray assez faible, les joueurs de Chelsea verront les quarts de finale de la Ligue des champions.

ChelseaGalatasaray (20) S. Eto’o (4′), G. Cahill (43′) pour Chelsea

Ils voulaient du vieux briscard, de la nostalgie. Ils en ont eu. Pour vibrer, ils étaient même prêts, le temps d’un avant-match émouvant, à acclamer l’attaquant du camp d’en face. À Stamford Bridge, tous, même José Mourinho, se faisaient un plaisir de revoir Didier Drogba. Mais malgré les banderoles et pancartes à l’effigie du joueur de Galatasaray éparpillées un peu partout dans l’enceinte londonienne, le billet de DeLorean pour le début des années 2000 a été validé par un autre vieux de la vieille. Excellent, disponible et juste tout au long d’une rencontre nettement dominée par Chelsea, le 9 des 9, Samuel Eto’o, n’a eu besoin que de quatre petites minutes de jeu pour flinguer les Turcs. Un contrôle orienté de la poitrine du génie Hazard, un caviar à la limite du hors-jeu d’Oscar, un regard vers l’arbitre assistant et une frappe croisée de l’attaquant camerounais. Simple comme bonjour. Goodbye, Didier.

Starsky et Hutch

L’âge de Samuel Eto’o étant aussi incertain que sa conduite de la DeLorean, c’est à la toute fin des années 70 que le chauffeur camerounais emmène les spectateurs de Stamford Bridge. Dans leur Ford Gran Torino rouge et blanche, Eden Starsky et Oscar Hutch font régner l’ordre en ville. Insaisissable, le Belge fait danser les Turcs au rythme de ses crochets et de ses accélérations, tandis que le Brésilien, toujours en mouvement, bonifie tous les ballons qui lui passent entre les pieds. L’exemple typique du carton de ce duo est le but précoce d’Eto’o. Un pion qui ne crée aucune réaction du côté de Galatasaray. Moins séduisants et agressifs qu’au match aller, les coéquipiers de Wesley Sneijder, dix de rêve condamné à ne pas briller sur le côté gauche de l’attaque turque, ne répondent que timidement. Tantôt par un tacle fou de Felipe Melo, sanctionné dès la 18e minute, tantôt par l’orgueil de Didier Drogba, auteur de deux frappes qui s’envolent dans les airs. Survoltés contrairement à leurs joueurs, les supporters de Galatasaray réveillent un Stamford Bridge moribond. L’arbitre assistant, lui, roupille un coup et accorde un corner inexistant à des Blues qui n’ont pas besoin de ça. Totalement absents au marquage sur le centre de Lampard, les visiteurs voient un Cahill seul et opportuniste reprendre de volée une tête de Terry repoussée par Muslera. Fucking disgrace.

Sieste en plein air

Parce que Starsky et Hutch ne seraient rien sans Huggy les bons tuyaux, Willian fait aussi sa part du job. Mobile et précis, l’ancien du Shakhtar régale au milieu de terrain où papy Lampard fait également le boulot. Après avoir trop fréquenté Stromae lors de la réalisation du clip des Diables rouges la semaine passée, Eden Hazard interprête sa version de Alors on danse avec le pauvre Semih Kaya et Emmanuel Eboueur, qui a passé la soirée à ramasser ses reins. Oui, Chelsea est tranquille, mais les occasions dans tout ça ? Une frappe de Willian, une tête de Lampard et le néant. Il faut dire que tenter de faire déjouer Chelsea en faisant entrer Umut Bulut, c’est s’imaginer braquer une banque avec une sarbacane. À son tour dépourvu de suspense, ce huitième de finale perd également en intensité. Les Turcs l’ont bien compris : il n’y arriveront pas. Et ça, ça donnerait presque envie de voir la Juventus croiser le fer avec les Blues. Des Blues qui tremblent sur un ultime plat du pied de Drogba, acclamé par les fans, mais qui valident tranquillement leur passeport pour le top 8 européen. Samuel Eto’o, qui sort sous les applaudissements de Stamford Bridge, peut rêver d’une quatrième Ligue des champions. Les vieux briscards sont aussi de jeunes légendes.

Ça passe difficilement pour ces deux clubs anglais en Coupe d’Europe

Par Swann Borsellino

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