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Casablanca Drivers : « Cahuzac, c’est devenu un peu l’icône du club »

Propos recueillis par David Sfez au Festival Garorock à Marmande
3' 3 minutes
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Les Casablanca Drivers, c'est un groupe de rock originaire de Corse qui opère désormais à Paris. Ce qui n'empêche pas Sébastien Santucci, le clavier de la bande, de suivre le Sporting Club Bastia à distance. L'occasion d'évoquer avec lui le duo Frédéric Née/Pierre-Yves Andrée et les ambiances de soir de Ligue 2.

Le groupe vient d’Ajaccio, du coup vous allez supporter qui cette année, entre le Gazélec qui vient de monter ou l’ACA qui essaie de s’extirper de la L2 ?

Gazélec ! J’y ai joué jusqu’à quinze ans, au poste d’arrière droit. J’ai arrêté pour privilégier mes études. Ils ont bluffé tout le monde en partant de CFA et réussir à atteindre la Ligue 1, alors qu’à un moment, ils n’étaient pas loin de se retaper une descente en Ligue 2. Bon, après, on parle d’Ajaccio, mais lorsqu’ils joueront Bastia, je serai à fond derrière le Sporting, c’est mon club de toujours.

Du coup, vous pensez quoi de la saison. Vous avez mal commencé avec un recrutement PSG, vous avez bien terminé en mode Corse ?

Quand Makelele a débarqué avec ses deux joueurs débarqués de Paris, on était enthousiastes, après on ne savait plus trop où cela allait. Finalement, on est revenus à quelque chose du terroir, ce qui marche mieux qu’un truc « bling-bling » . Je pensais que Ghislain Printant ne ferait que quelques matchs, mais apparemment, il va rester quelque temps ici. J’ai l’impression qu’on retrouve un enthousiasme qu’on avait connu pendant l’époque de Frédéric Hantz quand cela tournait bien avec Rothen et Landreau.

Plus beau souvenir de supporter de Bastia ?

Quand on a enchaîné les montées depuis le National, après on n’a pas fait vraiment d’autres exploits depuis, donc c’est plus des moments quand j’ai l’occasion d’aller au stade Furiani. Bon après, il y a le parcours cette année en Coupe de la Ligue, j’ai pris des places pour le Stade de France, vu que j’habite à Paris maintenant. Tout avait bien commencé, et au bout de vingt minutes, le rouge a tout gâché. À la limite, le penalty n’est pas volé, mais cette exclusion, c’était vraiment cher payé, surtout quand tu as le PSG en face. Les paroles que Ghislan Printant a eu après le match sur l’arbitrage et Thiriez, cela a mis tout le monde en transe, il a gagné tout le soutien des Corses avec cela.

Pire souvenir de supporter ?

Je dirais la descente, mais bizarrement, cela reste un bon souvenir après coup. Dans ce genre de clubs, les mauvais moments fédèrent les supporters. Je me souviens que certains matchs attiraient plus de supporters que lorsqu’on était en L1. En plus, c’était l’année du centenaire, cela tombait mal.

Vous seriez prêt à bosser sur l’hymne du Sporting Club Bastia, comme Obipso va le faire pour les Girondins de Bordeaux ?

Non, je ne pense pas. À la limite, aider les supporters pour trouver des chants je suis pour, même si à Bastia on a déjà nos propres chants. Quand j’allais au Stade et que les joueurs entraient sur le morceau du groupe So Elli, avec les roulements de tambours cela te fais quelque chose.

Quel joueur vous a fait le plus kiffer à Bastia ?

J’ai pas connu mieux depuis le duo Pierre-Yves André/Frédéric Née. Après, je mettrais la génération 94/95 : Drobjnak Moravcik, Jurietti, Frédéric Mendy et Antonetti qui était sur le banc, on le voyait tout le temps s’énerver sur le bord du terrain. En plus, je devais avoir huit ans à l’époque, on y allait en famille, ce sont eux qui m’ont transmis la passion. À l’époque, le stade Furiani n’avait rien à voir avec maintenant.

Avez-vous des contacts avec des joueurs de Bastia ?

Mon cousin est le meilleur ami de Cahuzac. Je ne le connais pas personnellement, mais quand je le croise, je lui dis bonjour. Je ne vis plus en Corse, mais d’après ce que me disent mes amis qui sont à fond, c’est devenu un peu l’icône du club. J’espère qu’il va continuer à être important cette année.

Qu’attendez-vous pour cette année ?

Je pense qu’on fera une bonne saison. Déjà ce qu’il faut souligner, c’est le travail des recruteurs. Ils se sont rarement plantés dans le choix des joueurs.
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Propos recueillis par David Sfez au Festival Garorock à Marmande

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