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Bleus : Tu veux ou tu veux pas ?

Par Mathias Edwards
3' 3 minutes
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Bleus : Tu veux ou tu veux pas ?

Au cœur de l'Albanie, l'équipe de France bouclera son exercice 2014-2015. Pour le plus grand plaisir de ses cadres, tandis que ses newbies regretteront probablement de ne pas avoir eu plus de temps de jeu. C'est là tout le paradoxe de ces amicaux de fin de saison.

Probablement lassé par l’interminable clash opposant Rohff à Booba, c’est sous un bob à la Gradur que Karim Benzema se rendait dans un restaurant new-yorkais, le 2 juin dernier, pour partager un repas avec Rihanna. Capté par un paparazzi, le « date » fait rapidement le tour de la toile. Et amuse tout le monde, hormis Claire, la petite amie officielle de la Benz, et les cadres de l’équipe de France de football.

Vacances à Elbasan

Car, pendant que l’attaquant du Real Madrid, qui s’est fait porter pâle, et la plupart des autres footballeurs de la planète inondent Instagram de clichés de leurs vacances à NYC, Miami ou Marrakech, Lloris, Mandanda, Koscielny, Sagna, Sakho, Varane, Matuidi, Griezmann et Valbuena sont enfermés à Clairefontaine, où ils préparent des matchs amicaux face à la Belgique et l’Albanie. Deux rendez-vous qui, pour ces joueurs certains de participer à l’Euro 2016, sauf improbable catastrophe, s’apparentent essentiellement à quinze jours de congés en moins. Et si Patrice Évra et Paul Pogba, défaits en finale de la Champions League par Barcelone avec la Juve quatre jours après le premier face-à-face entre Rim-k et Riri, comptaient se changer les idées, c’est raté. Pas de cocktails en bord de piscine pour les Juventini. Mais, comme pour les autres Bleus, un déplacement à Elbasan, au cœur de l’Albanie. Bordée par le fleuve Shkumbin, la cité de 78 703 habitants ne figure sur aucun des guides proposés par les tour operators. Les émissions de polluants dangereux pour la santé, émis par le complexe métallurgique local, n’y étant probablement pas pour rien. Pour cette partie des joueurs convoquée par Didier Deschamps, qui forme l’ossature de l’équipe de France, ces deux matchs amicaux sont donc ceux de trop, au terme d’une saison déjà bien chargée. La tête ailleurs, leurs performances de dimanche dernier au Stade de France, et de ce samedi soir à l’Elbasan Arena, ne seront pas propices à tirer le moindre enseignement.

Des jeunes plein d’envie

Mais alors, qui est heureux de jouer ces matchs ? Les autres, bien sûr. Ceux qui ont une place à aller chercher dans le groupe pour l’Euro français. Jallet, Gonalons, Kondogbia, Payet, Lacazette, Fekir, Ntep. Pas un hasard, d’ailleurs, si face aux Belges, l’entrée des quatre derniers cités a permis de quitter le Stade de France la tête un peu moins basse, pendant que Benzema était dans un jet, direction LA. Eux ont une réelle épingle à tirer, lors de ces confrontations face à des équipes en pleins éliminatoires. Et comptent bien se montrer aux yeux du staff des Bleus. Le problème, c’est que face aux Diables rouges, aucun d’entre eux n’était titulaire, Kondogbia étant appelé auprès de son épouse, qui venait d’accoucher. Comme si, dans la tête du sélectionneur, l’équipe type était déjà en place, avec le besoin de se roder. Mais sans envie, à quoi bon ? Dimanche, en dix minutes de jeu, Ntep a montré plus de choses que Giroud en 80. Même chose pour Fekir, entré en jeu à la place de Valbuena à la 73e, ou Lacazette et Payet, remplaçant à la pause les fantômes de Griezmann et Cabaye. Ce samedi soir, Deschamps devra choisir entre l’envie et l’expérience. On a vu face aux Belges que la seconde option n’était pas franchement payante. S’il y en a bien un qui n’a aucun avis sur la question, c’est bien Benzema, qui prépare son prochain « date » avec Rihanna. Le quatrième, celui qui compte. Malheureusement pour la Dèche, il est à Los Angeles, le cadre plein d’envie.

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Par Mathias Edwards

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