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Aubameyang, la fête est finie

Par Steven Oliveira
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Aubameyang, la fête est finie

Alors que le Borussia Dortmund se déplace, ce vendredi, sur la pelouse du Hertha Berlin, Pierre-Emerick Aubameyang n'est pas certain d'être aligné par Peter Stöger. La raison ? Après quatre ans de buts et de rumeurs en tout genre, l'attaquant gabonais devrait quitter Dortmund dans les prochains jours. Par une porte bien trop petite.

« Je suis proche des 100 buts en championnat et j’ai quelque chose en tête. Ce sera une surprise. » Mais que peut bien réserver Pierre-Emerick Aubameyang pour célébrer son centième pion en Bundesliga ? Un nouveau masque ? Une cabriole ? Un plongeon dans le Mur jaune ? Autant de questions qui pourraient rester sans réponse puisque l’attaquant gabonais, auteur de 98 réalisations en championnat d’Allemagne, devrait selon toute vraisemblance plier bagages dès cet hiver pour rejoindre l’Angleterre, où Arsène Wenger lui fait notamment les yeux doux. Récemment sanctionné pour avoir manqué « une discussion importante » selon les mots de son entraîneur, Peter Stöger, Aubameyang commence peu à peu à se mettre certains supporters et certains coéquipiers à dos. Comme quoi ces satanés Rita Mitsouko ne mentaient pas toujours.

7e meilleur buteur de Dortmund

L’histoire d’amour entre Pierre-Emerick Aubameyang et les supporters du BvB avait pourtant eu bien du mal à se lancer. Arrivé à Dortmund à l’été 2013, l’attaquant gabonais a vécu une première saison dans l’ombre d’un certain Robert Lewandowski, ne marquant qu’à treize reprises en Bundesliga. Mais, plus que le manque d’efficacité devant le but, ce qui posa problème au peuple jaune était déjà le caractère de PEA. Dans un pays et une région qui aime l’humilité et la discrétion, l’ancien buteur de Saint-Étienne détonne forcément avec ses coiffures délirantes, ses masques de Spider-Man, ses chaînes, ses vêtements colorés et sa Lamborghini couleur or.

Un côté extraverti que Pierre-Emerick Aubameyang a bien fini par faire accepter à force de faire trembler les filets adverses. Car, finalement, c’est bien là le plus important : le terrain. Et sur le rectangle vert, le Usain Bolt gabonais n’a jamais déçu. Meilleur buteur de Bundesliga la saison dernière avec 31 réalisations, PEA en est à 141 buts depuis son arrivée à Dortmund, faisant de lui le septième meilleur buteur du BvB devant Robert Lewandowski, Stéphane Chapuisat et Jan Koller. De quoi définitivement entrer dans la famille du BvB, comme l’a récemment déclaré le président du club, Reinhard Rauball, à Kicker : « Je dois dire que j’ai appris à connaître et à apprécier Aubameyang en tant que joueur, il a joué un grand rôle dans notre ascension. Il est la pierre angulaire de notre réussite. Aubameyang est quelqu’un d’agréable qui a un bon état d’esprit. Ce qui l’a finalement tué mentalement, ce sont les offres. »

En guerre contre la presse

Le mercato. Voilà un point sensible pour Pierre-Emerick Aubameyang qui a toujours fait preuve de franchise sur ce sujet, quitte à s’attirer les foudres de ses propres supporters. Le Real Madrid ? « Y jouer a toujours été mon rêve. Si ça arrive un jour, je serai très heureux. » Un départ de Dortmund à l’été 2017 ? « C’est la question que je me pose en ce moment. Je suis en pleine réflexion par rapport à ça. Ce qui est sûr, c’est que si je veux passer un palier, je dois partir cet été. J’ai 27 ans. » Et pourtant, malgré le vif intérêt réciproque entre PEA et l’AC Milan, Aubeyamang est resté bien au froid dans la Ruhr. Pourquoi ? Peut-être parce que l’offre n’est finalement jamais arrivée, mais surtout parce que, contrairement à Ousmane Dembélé, l’ancien Stéphanois s’est refusé à se lancer dans une grève de l’entraînement.

Pour le plus grand bonheur du directeur exécutif du Borussia, Hans-Joachim Watzke, jamais avare de compliments envers son joueur : « Bien qu’il déborde parfois, j’appelle cela des extravagances, il y a une chose que nous ne devons pas oublier : Pierre-Emerick Aubameyang est totalement professionnel. Je n’aime pas la façon dont il est de plus en plus souvent décrit par la presse allemande populaire. » Une presse allemande qui s’est toujours fait un malin plaisir de critiquer le mode de vie de PEA et de lui tomber dessus à la moindre occasion manquée. De quoi attirer les foudres du papa sur Instagram après un article où Aubameyang était comparé à un « Affenzirkus » (dont la première photo sur Google images montre un singe qui fait un salut nazi) : « Un journaliste de merde qui traite mon fils de singe. Je crois tout simplement que le petit singe et sa famille doivent partir d’ici, car ça devient invivable. » Pour aller en Angleterre, là où la presse est connue pour laisser tranquille les joueurs ?

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Par Steven Oliveira

Propos de Pierre-Emerick Aubameyang issus de RMC Sports et ceux de Hans-Joachim Watzke de Die Welt.

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