- Espagne
Comment le 1er mai a sauvé Iker Casillas

Accident du travail un 1er mai, mais conscient d’être chanceux. En 2019, Iker Casillas, alors à Porto depuis quatre saisons, est victime d’un infarctus du myocarde pendant un entraînement. Il faut s’activer pour sauver le soldat Casillas. « Plus vite on intervient, mieux c’est, parce que le muscle souffre moins. Par chance, ça s’est passé au meilleur endroit possible : sur un terrain de football, avec un médecin et des infirmiers », relativise auprès de France Football l’ancien gardien de la Roja aux 167 sélections (2000-2016).
« Il n’y avait pas un chat dans les rues, pas de trafic »
Le champion du monde 2010 et double champion d’Europe avec l’Espagne (2008, 2012) en profite même pour souligner le brin de baraka qu’il a eu, même victime d’un accident cardiaque : « On m’a transporté rapidement à l’hôpital. C’était la Fête du travail, il n’y avait pas un chat dans les rues, pas de trafic. J’ai mis à peine une demi-heure pour arriver. Ils m’ont posé un cathéter et je suis revenu à la vie. C’était comme un reset du corps. »
La suite, c’est une fin de carrière prématurée un an plus tard, une place dans le staff de Sérgio Conceição puis une tentative de devenir président de la Fédération espagnole, avant de jeter l’éponge. Aujourd’hui ambassadeur de la Liga et directeur adjoint de la fondation du Real Madrid, il profite de sa retraite, à 45 ans.
L’occasion pour lui de ne plus remarquer que les jours fériés sont fériés, comme le 1er mai.
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