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  • Finale de la Cup
  • Aston Villa/Arsenal (0-4)

Arsenal, roi de la Cup

Par Léo Ruiz
3' 3 minutes
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Arsenal, roi de la Cup

Vainqueur logique d'Aston Villa (4-0), Arsenal a établi un nouveau record en soulevant la 12e Cup de son histoire. Une belle conclusion pour une saison réussie.

Aston Villa 0-3 Arsenal

Buts : Walcott (40e), Sánchez (50e), Mertesacker (62e) et Giroud (90e+3) pour Arsenal

Aston Villa avait privé Steven Gerrard d’une dernière finale anglaise, Arsenal l’a puni. Sans pitié, supérieurs dans tous les secteurs de jeu, les Gunners ont marché sur les gars de Birmingham (4-0), prenant seul au passage la tête du palmarès de la FA Cup (12 titres). Sans argument, le premier non-relégable de Premier League a plié juste avant la pause face à Theo Walcott, titulaire « surprise » aux avant-postes. Alexis, le meilleur de la soirée, s’est chargé d’enfoncer le clou au retour des vestiaires d’un golazo. Avec le podium et la Cup, Arsenal a réussi sa saison. Les Villans, eux, devront se contenter du maintien.

Walcott, pari gagnant

Petite surprise au coup d’envoi, donc, Giroud n’est pas la pointe des Gunners. Wenger opte plutôt pour la vitesse de Walcott pour mettre le boxon dans la défense d’Aston Villa. De son côté, Fox Sports n’a pas encore compris qu’ASNL, c’était Nancy, pas Arsenal. Tant pis pour eux. Dans un Wembley bouillant, les Londoniens tentent de mettre d’entrée leur jeu de possession en place, le trio Cazorla-Özil-Alexis occupant inlassablement le flanc gauche. Les Villans, eux, cherchent à casser le rythme du rival, par tous les moyens, croc-en-jambe de Cleverley compris. Les centres s’enchaînent dans la boîte, où Koscielny fait la loi. Sur un ballon d’Alexis, le Frenchy pose son coup de boule, mais Given est à la parade. La bande à Sherwood, recroquevillée devant sa surface, est incapable de contrôler la gonfle plus de cinq secondes. Mais elle n’est pas là pour ça : chaque sortie de balle se termine sur un long ballon pour Benteke, envoyé seul au combat, comme il aime. Les Gunners insistent, la paire Bellerin-Ramsey commence à se montrer à droite. Servi par Özil, Walcott se retrouve seul face au but vide, mais Richardson se jette et maintient les siens en vie. Pour quelques minutes seulement. Peu avant la mi-temps, le mix de Kanye West et Lewis Hamilton est à l’origine et à la conclusion de l’ouverture du score (41e), une demi-volée du gauche qui échappe à Given.

L’Alexis des grands jours

Le kop d’Arsenal, plus jaune que rouge, exulte. Pour les Villans, ça se complique : il va désormais falloir passer à l’offensive pour revenir dans la partie. Pas la spécialité de la deuxième pire attaque d’Angleterre (31 buts en 38 matchs..). Agbonlahor remplace un N’Zogbia invisible, mais alors que le match a repris depuis moins de cinq minutes, Alexis Sánchez, décidément dans un bon jour, envoie un missile sous la barre de Given (50e). Le Chilien a fait le taf, il est au top physiquement, il va pouvoir se concentrer sur sa Copa América. Lancés, en confiance, les Gunners sont inarrêtables. Ils déroulent. Sánchez marque encore, mais Walcott était hors-jeu. C’est donc Mertesacker qui plante le troisième pion. Oublié sur un corner, l’Allemand a à peine besoin de sauter pour claquer son coup de caboche (62e). Les fans de l’équipe de Birmingham tirent la tronche, mais l’écart est trop grand entre les leurs et la bande à Arsène. Özil, puis Walcott, oublient d’enfoncer le clou, avant de laisser leur place à Giroud et Wilshere. Aston Villa pourra réclamer deux pénos non sifflés (le deuxième sur Grealish était flagrant) en fin de match, mais c’est trop tard : le contenu offert était trop pauvre pour espérer mieux. Giroud, un poil hors-jeu, se permet même de participer à la fête (93e). Arsenal est le champion incontestable du jour.

« On ne se rend même pas compte qu’on est pourris gâtés avec l’équipe de France »

Par Léo Ruiz

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