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Kombouaré, les codes n'ont pas changé

Par Adrien Radulovic
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Kombouaré, les codes n'ont pas changé

En deux matchs sur le banc du Paris FC, Antoine Kombouaré a ramené 4 points et rapproché le club de la capitale du maintien en Ligue 1. Avec les bonnes vieilles méthodes du coach de 62 ans.

Il est revenu avec sa casquette, son ton cassant et ses méthodes presque militaires : on ne changera pas Antoine Kombouaré à 62 ans. Il en avait quinze de moins et squattait la première place en Ligue 1, en 2011, quand il s’était fait lourder du PSG de manière assez injuste pour faire de la place à Carlo Ancelotti. Fin février, il a donc posé ses valises à Paris (ou plutôt vers Orly) à un endroit où on ne l’attendait pas – son costume de pompier de service l’attendait pour une nouvelle mission impossible au FC Nantes – pour redresser le riche promu dont on attendait mieux. Le PFC restait sur six matchs sans gagner (quatre nuls, deux défaites), le voilà avec 4 points sur 6 après avoir écarté Nice et regretté de concéder un nul sur la pelouse de l’OL. Signé Kombouaré.

« On attend un changement de dynamique dans le vestiaire, une nouvelle énergie et une prise de conscience claire de la situation », posait Marco Neppe, le directeur sportif parisien, au moment de justifier le choix étonnant du Kanak pour un club qui doit bénéficier de l’expertise de Red Bull et qui prétend à s’installer dans le premier tiers du classement de L1. Deux matchs plus tard le Paris FC a « grimpé » à la 13e place et compte huit points d’avance sur l’AJ Auxerre, en position de barragiste et qui gagne pour l’instant la course d’escargots avec Metz et Nantes. Il faut croire que l’autre club de la capitale n’a pas tellement envie d’être un gastéropode et que Kombouaré a réussi le début de sa mission.

Vestiaire sacré, portables rangés et piques assumées

L’ancien coach du PSG, de Valenciennes ou Nantes n’a rien à prouver ni personne à se mettre dans la poche, en tout cas pour l’instant. Sur les bords de l’Erdre, il avait pris l’habitude de composer avec les défauts des Kita et parfois de travailler sans leur adresser la parole. En débarquant au PFC, Kombouaré a imposé ses règles et sa vision des choses, comme raconté par L’Equipe ce week-end. Mettre à l’écart le capitaine Maxime Lopez, Timothée Kolodziejczak ou Willem Geubbels ? Pas un problème. Sanctuariser le vestiaire au centre d’entraînement pour ne pas y trouver des dirigeants à tout bout de champ ? Un jeu d’enfants. Demander à tout le monde, staff compris, de laisser son téléphone portable à l’entrée et de le récupérer seulement à la sortie ? Facile aussi. Du Kombouaré dans le texte, le genre de règles strictes qui peuvent avoir leur effet les premières semaines, puis lasser au fil du temps.

Quand un entraineur part, c’est quelque chose de très grave, il faut mettre les joueurs devant leurs responsabilités, tous les joueurs sont responsables, ce n’est pas le copain à côté.

Antoine Kombouaré

La rigueur n’est pas réservée aux anciens – regardez Hansi Flick, sa discipline et ses amendes au Barça –, mais celle de Casque d’or rappelle un autre temps, celle de la Ligue 1 des années 2000, époque Fred Antonetti et Guy Lacombe, et détonne avec les coachs nouvelle génération plus pédagogues et plus enclins à verbaliser le foot et leurs idées. AK, lui, préfère piquer sa gueulante parce qu’une jeune consœur a osé l’appeler Antoine, son prénom, dès sa conférence de présentation où n’est pas question de caresser dans le sens du poil ou de faire bonne impression. Les câlins, ce n’est pas sa tasse de thé. Quand Habib Beye trouve les mots pour réconforter Leonardo Balerdi devant la presse, Kombouaré secoue Moses Simon sur Ligue 1+ : « Si tu es un grand joueur, tu dois répéter les mêmes performances, ce qu’il a fait avant c’est indigne. Il doit être revanchard, je suis content de le retrouver à ce niveau, mais j’attends toujours plus de lui. »

Ainsi est Kombouaré, cash, direct et pas là pour amuser la galerie. À commencer par un jeu qu’il veut plus direct, sans chichis ni grigris. Le PFC de Stéphane Gilli avait l’habitude de boucler les matchs avec une possession plus élevée que son adversaire (près de 53% de moyenne), celui de coach Kombouaré a préféré laisser le ballon à Nice (40%) et l’OL (38%). « Quand un entraineur part, c’est quelque chose de très grave, il faut mettre les joueurs devant leurs responsabilités, tous les joueurs sont responsables, ce n’est pas le copain à côté, continuait-il chez les diffuseur du championnat de France pour en remettre une couche sur ses poulains. On a fait des entretiens avec les joueurs et j’attends désormais qu’ils soient performants sur le terrain. J’attends toujours plus de mes joueurs, l’exigence c’est tous les jours, à l’entraînement mais aussi pendant les matchs. On doit être des compétiteurs. J’attends de retrouver ça chez ces joueurs qui, soi-disant, ont des qualités. Si on ne tire pas les oreilles à ces gamins, ils nous marchent dessus, il faut faire attention. » 

Antoine Kombouaré dézingue les prestations passées de Moses Simon

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