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Adrian Mutu à Chelsea : mourir peut attendre

Par Alexandre Lazar, à Bucarest (Roumanie)
Adrian Mutu à Chelsea : mourir peut attendre

Cet été pendant le mercato, So Foot revient chaque jour de la semaine sur un transfert ayant marqué son époque à sa manière. Pour ce 48e épisode, retour en août 2003. Nommé capitaine de Parme après une saison passée à marcher sur l’eau aux côtés d’Adriano, Adrian Mutu quitte finalement l’Émilie-Romagne pour le quartier huppé de Chelsea. Dans la démesure londonienne, le golden boy roumain vit un rêve éveillé. Jusqu’à l’arrivée de José Mourinho. Un contrôle positif à la cocaïne plus tard, sa carrière pique du nez, et le voilà devenu le bouc émissaire idéal. Lumière sur une chute brutale, avec son lot de non-dits. Avant la rédemption.

Son ascension était presque trop cousue de fil blanc. Repéré par le regretté Nicolae Dobrin, « le Jars » privé par le régime communiste d’un transfert au Real Madrid en 1972, Adrian Mutu était sur la voie royale pour devenir le numéro un de l’histoire du football roumain. Charismatique, caractériel, meneur, dribbleur, buteur, leader, ultra précoce et en avance sur son temps. Un pur-sang génial qui n’en fait qu’à sa tête, en miroir d’un peuple biberonné au beau jeu, qui se sublime dans l’adversité. Dans la même veine, aucun jeune espoir n’a su réitérer sa pige avec le Dinamo Bucarest (janvier 1999-janvier 2000), ni en matière de chiffres ni en matière d’impact. Malgré son statut de légende vivante en Italie et une besace pleine de sacoches d’anthologie, le co-meilleur buteur des Tricolorii (35) a laissé un goût d’inachevé derrière lui. D’un côté, il n’aura jamais vu la couleur d’un Mondial, alors que la Roumanie en avait encore sous le pied. Surtout, son transfert à Chelsea, qui devait le consacrer à l’été 2003, lui aura fermé les portes de l’éternité.

À la croisée des mondes

« Pitești est douce, tout comme Parme. Vérone est fascinante, Milan est inoubliable, Turin est une ville ouvrière. Bucarest est dangereuse… mais Londres est encore plus dangereuse », esquisse Mutu dans les colonnes d’Il Giornale, quelques semaines seulement après son arrivée dans la ville-monde. Une histoire de flair. Encore timide au milieu des Ronaldo, Baggio, Vieri, ses idoles de jeunesse, « Adi » n’a pas le temps de se montrer sous son meilleur jour à l’Inter, juste après son année record au Dinamo (37 matchs, 26 pions). Mais au Hellas, puis à Parme, voilà que la Botte devient son jardin. À Chelsea, les rouages s’enclenchent. Pour 233 patates, un milliardaire russe s’offre le club vainqueur de la Coupe des coupes 1998, et achève son processus d’internationalisation. Le latéral droit roumain, Dan Petrescu, vient lui d’être élu dans le Onze d’or des Blues. Un gage de qualité aux yeux du nouveau boss. Deux mois plus tard, alors qu’Adrian Mutu marche sur la Serie A et signe sa meilleure saison statistique pour envoyer Parme en Coupe de l’UEFA, Roman Abramovitch sort 19 millions d’euros de sa poche pour contenter le nouveau coach, Claudio Ranieri.

On m’a souvent demandé si j’avais eu peur de la Premier League, si mes jambes tremblaient au moment de rentrer dans le vestiaire… alors que je venais de grandir comme jamais sous les ordres de mon deuxième père, Cesare Prandelli.

Un Italien qui aime les Roumains, pour changer. « Ma relation avec Claudio a été romancée dès le départ. C’est lui qui avait surnommé Adrian Ilie « Cobra » , lorsqu’il était à Valence. Quand Abramovitch lui a demandé une liste de noms, le mien était tout en haut de la pile. Il me voyait comme un serpent, un prédateur racé. Seuls Crespo, Makélélé, Verón et Duff ont coûté plus cher que moi. On m’a souvent demandé si j’avais eu peur de la Premier League, si mes jambes tremblaient au moment de rentrer dans le vestiaire… alors que je venais de grandir comme jamais sous les ordres de mon deuxième père, Cesare Prandelli, jusqu’à devancer Pippo Inzaghi au classement des buteurs », narre aujourd’hui Mutu. Le 23 août 2003, Leicester se présente au Bridge. Remplaçant contre Liverpool, le natif de Călinești est aligné d’entrée face aux Foxes. « Je me suis fait marcher sur la main droite et on a dû me recoudre sur place ! 55 points de suture. Ranieri ne savait pas si je pouvais continuer. Mais hors de question pour moi de quitter le terrain pour ma première. La suite, c’est un coup franc que j’envoie dans le mur, avant de décocher une fusée puissante, à plus de 20 mètres. Le lendemain, les journaux titrent « Mutu a endormi Leicester ! » » , se souvient l’ancien crociato. S’en suivent trois caramels en quatre matchs. Chouchou du fils du propriétaire, Mutu s’intègre en un battement de cils et ne semble pas impressionné par la concurrence. Blackburn, Tottenham, Lazio, Everton, Arsenal, Watford. Un crochet, une tête plongeante, les mouches tombent une à une, et le Bridge se prend lui aussi d’affection pour son Roumain téméraire.

Mais de l’autre côté du miroir, la réalité dévore « Briliantul » et Londres referme ses tentacules sur son insouciance. Tout juste divorcé de son amour d’ado, l’actrice Alexandra Dinu, Adrian Mutu est un éphèbe de 23 ans, anxieux, qui souffre de ne plus avoir son fils Mario à ses côtés. « C’est venu petit à petit, mais j’ai perdu mes repères. Londres était tellement grande, que je devais parfois prendre l’hélicoptère pour aller d’un point A à un point B. Il y avait un brouhaha permanent, et je n’avais presque pas d’amis, retrace Mutu. Quand je rentrais à mon appartement, le soir, je regardais des films pour apprendre l’anglais. J’étais seul, il n’y avait aucune restriction ou contrainte, le club nous donnait une liberté totale, à condition qu’on réponde présent sur le terrain. La pression du terrain, justement, je pouvais la gérer, parce que je m’en nourrissais, et que je m’y étais préparé toute ma jeunesse. Mais en Angleterre, on part du principe que vous êtes aussi grassement payés pour résister à tout ce qui vous entoure… » Scruté sous tous les angles, Adrian Mutu est même suivi par deux paparazzis roumains, jour et nuit. « De ce que j’ai compris, ils devaient pondre une ou deux pages sur moi, pour leur tabloïd. Par jour, pas par semaine », précise Mutu. La chasse est ouverte.

Rêve bleu, pilule rouge

Éliminés par Monaco en demi-finales de la Ligue des champions, les Blues terminent seconds derrière les Invincibles d’Arsenal, en Premier League. Être placé c’est bien, ramener de l’argenterie à la Mère Patrie, c’est mieux. Abramovitch n’a pas le temps, et remercie Ranieri, sous les ordres de qui Mutu venait de signer 10 buts en 36 rencontres. Son successeur n’est autre que celui qui a sèchement battu l’ASM en finale de la coupe aux grandes oreilles : José Mourinho. Le début des ennuis pour le buteur roumain. Dès le départ, le Special One n’est pas clair. « Il voulait construire l’équipe autour de moi. Du moins, c’est ce qu’il m’a dit en présaison, aux États-Unis. Je suis décisif contre le Celtic, il me promet une titularisation face à la Roma… mais je ne me retrouve même pas sur la feuille de match, peste Adrian Mutu. Mourinho et ses adjoints commencent à m’ignorer aussi en Premier League, alors mes pensées se bousculent. Mon agent, Giovanni Becali, me dit de passer la seconde aux entraînements. J’ai envie de jouer, plus que tout, alors c’est ce que je fais. Les choses changent à peine, j’ai le droit à 20 minutes maximum en championnat, alors que je cire le banc en C1… » Frustré de ne pas avoir foulé la pelouse du Parc contre le PSG (3-0), Mutu ne se présente pas à Cobham. Deux fois de suite.

Mourinho m’a même demandé de refuser une convocation avec l’équipe nationale ! J’ai cru que je devenais fou. Le maillot de la Roumanie est saint pour moi, je l’ai perçu comme une insulte.

« José Mourinho appelle Giovanni, et lui demande ironiquement si je me suis blessé chez moi ou sur le banc. Pourtant, j’étais dans le même cas de figure que Scott Parker et Carlo Cudicini, et on ne faisait que profiter de nos jours libres donnés par le club. Trois semaines plus tard, on est tous les trois soumis à un test antidopage. Mais bizarrement, il était supervisé par des gens du club et non par des employés de la FA. J’ai tout de suite senti que quelque chose ne tournait pas rond », concède l’international roumain. La relation entre Mutu et Mourinho se crispe toujours plus, avant d’atteindre le point de non-retour : « Il m’a même demandé de refuser une convocation avec l’équipe nationale ! J’ai cru que je devenais fou. Le maillot de la Roumanie est saint pour moi, répondre présent était non négociable. Je l’ai perçu comme une insulte. On jouait la Tchéquie qui plus est, un match déjà décisif dans la course au Mondial 2006. Juste après, je croise des journalistes. Sous le coup de la frustration, je lâche un« F*ck ! ». Le lendemain, la presse rapporte un« F*ck Mourinho… » » Une forme de chantage s’installe, pour ne pas frustrer l’égo du technicien portugais : si Mutu n’organise pas de conférence de presse pour s’excuser et déclarer qu’il a joué blessé avec la sélection roumaine, sa carrière à Chelsea est terminée. Même Giovanni Becali le laisse tomber.

Sur le Styx et ses affluents

Le 17 octobre 2004, la bombe est larguée : Adrian Mutu est dépisté positif à la cocaïne, et les tabloïds lâchent leurs fioles de venin, sans retenue. « Chelsea star in cocaine shame », et voilà l’image du nouveau riche aux dents longues sévèrement écornée. Alors, Mourinho a-t-il « fabriqué » la preuve qu’il lui manquait pour se débarrasser du « Brillant » ? « Non. Ce furent les pires jours de ma vie. J’ai reconnu d’emblée avoir consommé de la cocaïne. J’ai reconnu mon erreur sans attendre. Je me sentais mal, y compris vis-à-vis d’Abramovitch, qui était le second sur qui tirait les médias. Mais je ne pouvais plus faire machine arrière. J’ai accepté de payer pour mon erreur, mais Mourinho avait quelque chose contre moi dès le premier jour. C’était un entraîneur extraordinaire, mais en tant qu’homme, il était loin du compte », révèle « Adi » . Onze jours plus tard, le 28, Chelsea licencie Mutu pour faute grave. Le terrain de jeu entre les différentes parties n’a plus les allures d’un rectangle vert, mais plutôt d’un tribunal : « À la fois, j’ai honte et je pense avoir trahi mes proches, ainsi que tous les fans de foot qui croyaient en moi. D’un autre côté, je sais que j’ai été traité différemment car je n’étais pas un des leurs. Quand Tony Adams et Paul Merson ont eu des problèmes avec l’alcool, la Fédé anglaise leur a tout mis à disposition, ils ont bénéficié d’un soutien humain et logistique majeur. Dans mon cas, le ministre des Sports britannique réclamait deux ans de suspension. »

À ce moment-là, j’avais juste envie d’arrêter le premier passant et de lui crier que, oui, j’ai consommé une drogue à but récréatif, qui affectait d’abord mes performances sportives à moi.

Les sponsors fuient le scandale, et Mutu devient même un sujet de préoccupation pour les politiciens. C’en est trop pour le nouvel ennemi public numéro un outre-Manche : « Traian Băsescu, le président de la Roumanie, voulait que j’assume mes responsabilités. Mais je l’ai fait ! À ce moment-là, j’avais juste envie d’arrêter le premier passant et de lui crier que, oui, j’ai consommé une drogue à but récréatif, qui affectait d’abord mes performances sportives à moi. Mon choix, mes frasques, mais aucune triche. Finalement, la Commission de discipline me colle sept mois de suspension et 20 000 livres d’amende. Je romps aussi le contrat avec Giovanni et Gheorghe Popescu, qui sont allés dans le sens du vent, pour protéger leur réputation. » Détruit intérieurement, Adrian Mutu sait qu’il doit lutter pour regagner sa place dans le milieu, et le respect de ses pairs. « On peut dire qu’à 24 ans et demi, je suis né une deuxième fois. Non seulement la Juventus m’a offert la deuxième chance que Chelsea n’était pas prêt à m’offrir, mais j’ai aussi passé du temps à la Sporting Chance, une clinique de réhabilitation ouverte par Tony Adams pour les addicts en tout genre, avoue Mutu. Paul Gascoigne était aussi passé par là. Mon collègue de chambre était un ancien de Liverpool, porté sur l’alcoolisme. La donne a changé grâce à Peter Kay, le directeur de la clinique, qui était aussi mon thérapeute. J’ai pu me livrer, vider mon sac, et accepter de tout perdre pour pouvoir retrouver les sommets un jour. » Devenu par la suite « Il Fenomeno » en Serie A, Adrian Mutu s’est remis en selle malgré le regard des autres, et ce nom générique d’Andrei Murgu dans les jeux vidéo de foot. Aujourd’hui entraîneur du Rapid Bucarest, il a rangé son passé aux oubliettes et semble bien parti pour se faire un nom en tant que coach principal. Pouvait-il en être autrement pour ce monstre de volonté ?

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Par Alexandre Lazar, à Bucarest (Roumanie)

Tous propos recueillis par AL.

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