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Van Persie vs Rooney

Arsenal reçoit Manchester United avec le souvenir d’un 8-2 cinglant à Old Trafford en août dernier et un tourmenteur habituel nommé Wayne Rooney. Du coup, Wenger table plus que jamais sur son seul joueur de niveau mondial pour répondre à l’infernal Anglais : Robin Van Persie.

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Technique : Avantage Van Persie

Il y a quelque chose d’une tradition néerlandaise chez Robin Van Persie. Pas simplement dans le fait de dire qu’il est un joueur d’une infinie technicité. Non, c’est dans la griffe, dans le style, ce toucher de balle, ce port altier qui frise la raideur tout en conservant une réelle souplesse, qui rappelle Marco Van Basten ou, mieux, Dennis Bergkamp. Il y a chez l’attaquant d’Arsenal une qualité extrême, quasi absolue dans ses prises de balles, dans la soudaineté de ses crochets souvent suivis d’une frappe d’une pureté rare. La tête haute, toujours. En comparaison, question style, Wayne Rooney a des allures de maçon. Pour autant, l’Anglais possède lui aussi une touche de balle très sûre, une palette très complète, que ce soit dans la frappe, les passes, les contrôles, même si ce coefficient technique s’exprime plus chez Wazza dans le volume, le mouvement que dans les petits espaces. « Il est plus dans l’énergie et dans la quantité que dans la qualité pure » , nuance justement Omar Da Fonseca.

Physique : Avantage Rooney

Grand, fin, puissant, racé, vif, Robin Van Persie (1m83 pour 72 kgs) serait l’archétype du football moderne s’il possédait en plus l’explosivité d’un Cristiano Ronaldo. Il n’empêche, le Batave reste une merveille sur le plan athlétique, surtout depuis qu’il semble avoir laissé derrière lui une certaine fragilité qui lui a fait manquer plusieurs mois quasiment chaque saison. Evidemment, face à lui Rooney répond moins aux canons esthétiques. Sans être forcément moins bien outillé. Trapu (1m78 pour 78kgs), Rooney est puissant, rapide, explosif, doté d’une incroyable détente et d’un volume de courses quasiment sans équivalent chez les attaquants, Ronaldo compris. Surtout, contrairement à RVP davantage dans l’esquive, le Mancunien aime le combat et goûte particulièrement les contacts. Un enfer physique pour n’importe quel défenseur de la planète. Seul bémol : une certaine fragilité qui lui a plombé les trois phases finales qu’il a jouées avec l’Angleterre (Euro 2004 touché en quart, Coupe du monde 2006 et 2010 où il était arrivé diminué).

Tactique : Avantage Rooney

Robin Van Persie n’est pas un avant-centre pur et dur. Et dire ça situe bien le niveau du phénomène qui a quand même scoré 46 buts sur l’année 2011 en 57 rencontres. Pourtant, malgré ces chiffres ahurissants, le Néerlandais n’est pas un renard des surfaces. Plutôt un attaquant qui aime toucher le ballon, s’extraire de la nasse pour faire parler sa science du dribble. Il n’empêche, RVP reste un joueur de 25 derniers mètres, ne partant jamais de loin. Difficile à contrer, pas forcément à cadrer pour une défense. Tout le contraire de Rooney. Neuf, neuf et demi, dix, huit, parfois même six, le bougre est l’attaquant le plus volumineux du moment, peut-être même de l’histoire. Ce que confirme Queudrue qui a souvent affronté le Scouser. « Il va partout, décroche entre les lignes, s’excentre, toujours en mouvement. C’est très compliqué de rester organisé face à lui » . Certes, Rooney a rarement affiché un nombre de buts faramineux (une seule saison à plus 20 pions, 26 en l’occurrence en 2009-2010) mais auxquels il faut ajouter les passes (pas seulement les décisives, les transversales aussi, parfois plus d’une dizaine dans un match) et tous ses mouvements, ses appels, ses replis qui en font une véritable équation tactique.


Mental : Avantage Rooney… mais de peu !

Ça restera toujours une sorte de talon d’Achille orange. Comme tant d’autres de ses illustres compatriotes, Van Persie n’est pas un monstre mental. Pas faible. Plutôt trop sûr de lui. Une arrogance pas forcément idéale pour se faire mal, pour aller ferrailler dans les combats obscurs, pour le sacrifice dans un collectif. L’anti-Rooney en somme, qui se fiche de briller, prêt à s’exiler sur un flanc, à s’adonner aux tâches défensives comme un vulgaire porteur d’eau et sacrifier ainsi ses stats au profit d’un Ronaldo pour le bien de Manchester United. Avec Rooney, une équipe peut aller à la guerre… parfois au sens propre. Car en bon gars du nord de l’Angleterre, le buteur des Three Lions peut parfois disjoncter même si le lascar s’est franchement assagi ces dernières années.

Par Dave Appadoo
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