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  2. // 15e journée
  3. // AC Ajaccio/Saint-Étienne (0-0)

Saint-Étienne n'avait pas les jambes

Trois jours après avoir éliminé le PSG de la Coupe de la Ligue, Saint-Étienne concède le nul à Ajaccio au terme d'une rencontre insipide (0-0). Globalement dominateurs, les Stéphanois auraient pu s'incliner dans les arrêts de jeu.

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Ajaccio - Saint-Étienne : 0-0

« Si nous nous croyons plus beaux que tout le monde car nous avons battu Paris à deux reprises en un mois, nous prendrons une claque. » Christophe Galtier avait prévenu ses joueurs. Fort de ses deux succès contre le PSG et d'une série de douze matchs sans défaite toutes compétitions confondues, Saint-Étienne se déplaçait à Ajaccio avec une petite idée derrière la tête, celle de prendre provisoirement la tête du championnat. Mais sur une pelouse gorgée d'eau, sans leur buteur Aubameyang et avec la fatigue d'un troisième match en sept jours, les Stéphanois n'ont pas réussi à inscrire le moindre but et doivent se contenter du nul (0-0). Un nul qui aurait pu se transformer en défaite sans la maladresse de Sammaritano.

Ruffier et les Verts souffrent

Une averse de grêle une heure avant le coup d'envoi, un terrain trempé, du vent, un adversaire remonté après deux défaites consécutives à domicile, un stade de Coupe de France à moitié vide, un troisième match en une semaine, une attention plus forte du foot français après une victoire et une qualification en Coupe de la Ligue face à Paris... Ce déplacement à Ajaccio avait tout du match piège pour Saint-Étienne. Un sentiment confirmé par un début de partie totalement à l'avantage des Corses. Agressifs, les hommes d'Alex Dupont embrouillent le milieu de terrain stéphanois, pourtant si efficace ces dernières semaines. Touché aux adducteurs en tout début de rencontre, Ruffier refuse de sortir. Le mec n'avait déjà pas bronché quand il s'était pris un high-kick de Zlatan dans le thorax, alors une petite pointe au niveau de la cuisse... Après avoir grimacé sur quelques dégagements, le portier se rassure en repoussant les tentatives de Belghazouani et Mostefa. Il est en revanche tout heureux de voir la tête de Mutu passer à côté de son poteau gauche. Recadrés par leur coach, les Foréziens prennent petit à petit le contrôle du match. Asphyxié pendant vingt minutes, le trio Clément-Lemoine-Cohade se libère enfin et peut lancer les accélérateurs de particules que sont Gradel et Hamouma. Seuls dangers pour la défense ajaccienne, les deux intermittents du spectacle manquent néanmoins de justesse dans le dernier geste, à l'image de cette frappe d'Hamouma repoussée sur sa ligne par Medjani. Brandão quant à lui se la joue Dhorasoo 2005-2006 en disparaissant entre la 6e et la 45e.

Le mauvais Sammaritano

La physionomie de la rencontre devient claire au retour des vestiaires. Saint-Étienne a le ballon (plus de 60% de possession) et tente de prendre à défaut la défense corse en passant par les côtés, grâce notamment au soutien des latéraux Clerc et Ghoulam, tandis qu'Ajaccio est regroupé dans son camp et se projette très vite en contre. Plus habitué à être dans le rôle du contre-attaquant que dans celui du contre-attaqué, l'ASSE peine à se créer des occasions. Preuve de cette impuissance, Ochoa n'a pas la moindre intervention à effectuer jusqu'à la 69e minute de jeu et une frappe à ras de terre de Cohade. Incapable de rivaliser dans le jeu, l'ACA compte sur la vitesse de Diarra, Belghazouani et Cavalli, entré à la place d'un Mutu une nouvelle fois décevant, pour faire la différence. Le duo Belghazouani-Diarra n'est d'ailleurs pas loin de se montrer décisif mais la tête du premier sur le centre du second ne trouve pas le cadre. Alors que Brandão réapparaît en se claquant et en étant remplacé par Alonso, les Verts cherchent un second souffle. Les 120 minutes disputées contre Paris trois jours plus tôt se font clairement sentir. Les jambes sont lourdes et le match, déjà brouillon, s'enfonce dans la médiocrité. Seul à dix mètres du but suite à un mauvais renvoi de la défense stéphanoise, Sammaritano manque la balle de match en dévissant sa frappe. Dupont en chialerait presque. Saint-Étienne a évité le pire et a une bonne semaine devant lui pour récupérer et préparer la réception de Lyon.

Par Quentin Moynet
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fernandollorientais Niveau : CFA
un mot parmi ceux choisis par l'auteur, illustre mieux que les autres mon ressenti après n'avoir rien eu de mieux à faire que de m'infliger ces trois demi-heures de non-foot : médiocrité.

Sainté n'avait pas les jambes. A-t-il vraiment le talent ?
Ne t’inquiète pas le talent,Sainté en a ! Sauf qu'il faut que tout le monde arrête de croire que Sainté joue le titre... Même si on voit beaucoup de commentaire "oui le Montpellier bis". Dans tous les cas l'objectif n'est pas le titre. Et sainté est clairement dans l'objectif du début de saison : L'Europe. Juste les joueurs étaient fatigués après les 120 minutes face à Paname.
Joshua_is_a_tree Niveau : CFA
Ah ben contre des équipes qui ne font pas le jeu, ce n'est pas pareil hein !
Victoires a domicile, nuls a l'exterieur
On finira en haut.
Pas en réussite mais des Verts concernés et concentrés.
on va finir dans les 7 probablement si on pouvait faire un tour au sdf se serai le pied (en coupe de france tant qu'a faire)
roctovirso Niveau : CFA2
Bon, un gros dodo et des quenelles matin midi et soir, nom de nom!
roctovirso Niveau : CFA2
Avec ces équipes toujours à l'affût du coup tordu dès qu'elles rencontrent un postulant, mieux vaut se méfier. Un point c'est tout.
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