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Quand Dennis Bergkamp mettait l'Europe d'accord

Il y a vingt-cinq ans, l'Ajax Amsterdam, Louis van Gaal et sa classe biberon, marchaient sur la Coupe de l'UEFA. Avec dans leurs rangs un jeune attaquant qui enfilait les buts comme les perles, Dennis Bergkamp, un enfant du football imaginé par Johan Cruijff.

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1992. Une autre époque, avec un autre football. Pas de Ligue des champions telle qu'on la connaît aujourd'hui, mais trois compétitions européennes bien distinctes dont une Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes qui vit ses dernières années. Les matchs à élimination directe sont le maître mot, et si les plus riches sont souvent gagnants, ils ne sont pas encore intouchables, et les surprises ne sont pas rares. À l'automne 1991, Manchester United, Marseille ou le Bayern Munich passent d'ailleurs à la trappe contre le Rotor Volgograd, le Sparta Prague et le FC Copenhague. En 1992, la Coupe de l'UEFA, ancêtre de l'actuelle Ligue Europa, est limite plus excitante que la C1, car elle compte un plus grand nombre de prétendants, des plateaux dignes de la coupe aux grandes oreilles, et une finale en format aller retour.


Dans cette orgie footballistique, des futurs grands se révèlent. Il y a un quart de siècle, c'est Dennis Bergkamp, futur magicien d'Arsenal, qui éclabousse le Vieux Continent de son talent sous les couleurs de l'Ajax Amsterdam. « À cette époque, c'était déjà l'un des meilleurs joueurs néerlandais » , se souvient Sonny Silooy, défenseur latéral dans l'équipe coachée par Louis van Gaal. L'attaquant va sur ses vingt-trois ans, « avec encore une grosse marge de progression, mais déjà inarrêtable en championnat » . En Eredivisie, il va planter 24 pions, auxquels il faut ajouter six réalisations essentielles dans le parcours européen victorieux. Pour Wim Jonk, l'un des tauliers de cet Ajax 2.0, « Dennis était important pour l'équipe, mais aussi favorisé par notre schéma, avec trois purs attaquants » . Dennis donc, mais aussi Bryan Roy et le Suédois Stefan Pettersson, particulièrement important dans l'épanouissement de l'artiste.

« Il réfléchissait vite »


« Pettersson accaparait l'attention de deux défenseurs à lui seul, donc cela laissait beaucoup d'espace à Dennis qui en profitait au maximum » , estime Silooy, d'accord pour dire que Bergkamp était l'arme ultime de la machine de guerre pensée par Van Gaal. « Une équipe jeune, mais qui savait s'appuyer sur ses forces, et Dennis était l'une des plus décisives » , appuie Wim Jonk, buteur en finale contre le Torino, puis partant pour l'Inter en 1993 en compagnie de l'attaquant. Bergkamp marque à chaque tour, sauf en finale, où il provoque néanmoins un penalty crucial à Turin, après s'être engouffré à coups de dribbles serrés dans la surface du Torino. « Il jouait déjà comme il a pu le faire ensuite à Arsenal » , rembobine Silooy, « mais il n'évoluait pas au même poste. Pour nous, il était un attaquant qui pouvait éventuellement décrocher pour créer des actions. Puis il est devenu plus un milieu offensif assez libre en Angleterre. Mais l'important n'était pas la position qu'on lui donnait, mais la vitesse à laquelle il réfléchissait sur le terrain, sa capacité à créer des espaces pour lui ou pour les autres. »


Autre force : sa faculté à être décisif, notamment lors d'un huitième de finale âpre contre les Espagnols d'Osasuna, où les Ajacides s'imposent deux fois par la plus petite des marges grâce à leur buteur providentiel. Une frappe sèche du droit à l'aller, une chevauchée conclue par un duel gagné contre le gardien au retour. « Cette qualification contre Osasuna nous a fait réaliser que l'on pouvait aller au bout » , soutient Jonk, selon qui cette campagne victorieuse « a eu un grand écho au pays » . Et qui a peut-être fait un appel d'air pour le triomphe en Ligue des champions de 1995. Sans lui ni Bergkamp, tous les deux transférés à l'Inter à l'été 1993.

Bergkamp, émanation de la pensée de Cruijff


« Je n'ai pas trop de regrets, et pareil pour Dennis, je pense, car on a gagné la Coupe de l'UEFA une seconde fois en 1994 avec l'Inter » , assure l'ancien international. Pour Silooy en revanche, le choix de carrière en Italie était une erreur pour l'attaquant : « Aux Pays-Bas, c'était très offensif, le jeu porté vers l'avant, alors qu'en Italie, la priorité est à la défense. Pour l'argent et la qualité de vie, il a été gagnant, mais pas question football. Mais bon, vous ne savez jamais à l'avance si vous avez raison, et c'est aussi cela qui fait avancer. Finalement, il a rebondi à Arsenal et restera comme l'un des meilleurs joueurs de sa génération, c'est exceptionnel. »


Pas au point, cependant, de pouvoir supporter les comparaisons avec la valeur de référence du foot batave Johan Cruijff, « car Dennis était très fort, mais Cruijff extraordinaire et au-dessus de tout le monde » , s'enflamme Jonk. Quand Silooy préfère voir une filiation au milieu des différences entre les deux légendes : « Johan était un leader sur et en dehors du terrain, alors que Dennis était introverti. Mais à chaque fois que Dennis parlait football, c'était pertinent, et il pensait le football comme Johan. Bergkamp, c'est une émanation du football inventé par Cruijff. »



Par Nicolas Jucha Propos recueillis par Nicolas Jucha
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