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Mais qui sont les favoris du CHAN ?

Interdisant la participation de joueurs évoluant à l’étranger, le championnat d’Afrique des nations rebat les cartes hiérarchiques du football continental. Le temps d’un tournoi, les équipes considérées habituellement comme des gros poissons sont ainsi souvent reléguées au rang de simples outsiders. Et inversement.

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Rapide coup d'œil au palmarès du championnat d'Afrique des Nations, d'abord : ainsi, la République démocratique du Congo détient le record de victoires avec deux trophées remportés sur quatre éditions (2009, 2016). Suivent la Tunisie, titrée en 2011, et la Libye, couronnée en 2014. Soit trois nations qui n’ont plus connu une finale de Coupe d'Afrique des nations, à ne pas confondre avec le CHAN, depuis 2004. Et encore, cela vaut uniquement pour les Aigles de Carthage. Les Léopards et les Chevaliers de la Méditerranée, eux, doivent retourner respectivement 42 et 36 années en arrière pour se souvenir de cette dernière marche. Mais alors, où sont passés le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Nigeria et les autres qui accomplissent des performances ces derniers temps durant la CAN ? Pourquoi n’ont-ils pas encore inscrit leur nom à la liste des gagnants du CHAN ?

Une règle qui change tout


Rien d’anormal, en réalité : le CHAN n’a rien à voir avec la CAN. Tout simplement parce la première compétition est encadrée par une règle bien stricte : seuls les joueurs évoluant dans un club de leur pays peuvent y participer. Dès lors, la hiérarchie entourant habituellement favoris et outsiders est bousculée de fond en comble. « En fait, les résultats dans cette compétition sont révélateurs du niveau des championnats nationaux, indique Michel Dussuyer, ancien sélectionneur de la Côte d’Ivoire, qui a arraché une troisième place lors du CHAN 2016 avec les Éléphants. La RDC a gagné à deux reprises, car ils ont un football local développé avec des joueurs de très haut niveau. » Claude Leroy, qui a bourlingué dans toute l’Afrique et est actuellement à la tête du Togo, confirme : « En général, les pays disposant de championnats assez forts et ayant peu de joueurs expatriés sortent du lot. Il suffit de regarder le dernier champion : la RDC s’appuie sur des clubs bien structurés, comme le TP Mazembe, où ça bosse bien et qui sont capables de conserver leurs joueurs de talent. »

Rwanda in, Égypte out


En clair, les pays qui se nourrissent régulièrement du vivier local pour composer leur sélection multiplient leur chance de réussite au CHAN. Contrairement, évidemment, à celles qui sont en grande partie composées par des éléments venant d’un autre continent le reste de l’année. « Certaines nations présentent quasiment leur équipe A habituelle, affirme même Dussuyer, qui a aussi entraîné la Guinée ou le Bénin par le passé. Donc c’est plus facile pour elles de réussir dans ce genre de compétition. C’est le cas, généralement, pour les équipes de l’Est. Le Rwanda, par exemple, n’a que deux ou trois expatriés. À l’inverse, globalement, des équipes d’Afrique de l’Ouest ou d’Afrique centrale, comme le Cameroun ou la Côte d’Ivoire, qui ont quant à elles énormément de joueurs évoluant à l’étranger, et qui affichent donc un effectif au niveau plus limité qu'à l'accoutumée. » Leroy, lui, préfère insister sur « les pays d’Afrique sub-saharienne. Si le championnat n’est pas exceptionnel, ils disposent de joueurs provenant d’équipes de très grande valeur » . Et regrette au passage que d’autres nations aux riches ressources négligent le tournoi. À l’image de l’Égypte, jamais qualifiée : « Elle ne s’y intéresse pas du tout ! C’est vraiment dommage, car elle possède des équipes locales tellement fortes... »

Un prono ? Bon courage !


Mais concrètement, existe-t-il des favoris pour l’édition 2018 ? En vérité, difficile de faire des plans sur la comète en élisant les potentiels vainqueurs parmi les seize candidats de cette épreuve assez particulière. « Le Maroc a quand même une grosse équipe nationale... À voir comment ils abordent le tournoi, se lance Leroy. La Zambie dispose de clubs de qualité, l’Ouganda aussi. Le Congo se prépare bien, la Côte d’Ivoire commence à retrouver de l’importance au niveau national, son championnat étant télévisé... Et puis, je suis obligé de citer le Cameroun, où tout a démarré pour moi et dont je suis un éternel supporter. Mais bon, les clubs de ce pays n’ont plus le niveau qu’ils avaient il y a quelques années. » En tout cas, une chose est certaine : la RD Congo, qui se démarque cette année pour son absence, ne conservera pas son titre. Et si le CHAN était la compétition FIFA la plus imprévisible de la planète ?

Par Florian Cadu Tous propos recueillis par FC.
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