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Mais qu'est-ce que Kharja vient faire à Sochaux ?

Plus d'un mois après la clôture du mercato, Sochaux a surpris tout le monde en engageant Houssine Kharja. À 31 ans et après une saison blanche, le milieu de terrain marocain passé par l'Inter Milan et la Fiorentina, absent contre Laval ce vendredi, a accepté de relever le challenge du FCSM en Ligue 2. Surprenant ? Finalement pas tant que ça.

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« Un ancien de l'Inter à Sochaux  » . Sous ce titre « aspirateur à clics » s'est caché le vrai gros coup du mercato en Ligue 2, réalisé plus d'un mois après la fermeture du marché des transferts. Un peu en catimini, Houssine Kharja s'est engagé avec le FCSM jusqu'à la fin de saison. Un transfert franchement improbable à tous points de vue. D'abord parce que Sochaux ne pouvait pas débourser le moindre centime, et puis surtout parce que les joueurs avec le CV de Kharja qui viennent en L2 sont très, très rares, pour ne pas dire introuvables.

Pisté aussi par Sheffield Wednesday, Kharja a préféré relever le défi sochalien, séduit par le discours d'Olivier Echouafni, à la recherche d'un joueur supplémentaire pour encadrer une équipe jeune et qui doit digérer la relégation. À 31 ans et après une carrière italienne d'une dizaine d'années et des expériences à la Roma, l'Inter ou la Fiorentina, le Marocain avait le profil idéal. Restait « juste » à le convaincre. « L'idée de venir ici m'a tout de suite parlé, en positif, a-t-il déclaré à son arrivée. Le coach croit en moi, le club croit en moi. Ce qui m'a plu aussi, c'est de pouvoir encadrer le groupe et faire jouer mon expérience, mon vécu. Se sentir aussi important pour un club, c'est toujours positif. Maintenant, à moi de jouer.  »

Aucun match depuis la baston


À l'écouter, Kharja, libre de tout contrat, n'a donc pas hésité longtemps. Paradoxalement, Sochaux beaucoup plus. Devant la possibilité de réaliser un joli coup sur le papier, les dirigeants du FCSM se sont interrogés. Lancer une « star » dans un groupe qui commence doucement à prendre forme est-il judicieux ? Ne risque-t-il pas de boucher l'horizon des jeunes milieux de terrain de l'effectif (Ilaimaharitra, Malsa, Tardieu, Lopy…) ? « Il y a eu une réflexion sur la façon d'organiser l'équipe. Un vrai débat, oui » , a reconnu le président Laurent Pernet dans les colonnes de L'Est Républicain, au sujet d'un joueur qui se définit lui-même comme « box to box » et qui sera chargé d'alimenter au mieux Cáceres, Butin ou Toko Ekambi.

Mais ce qui a sans doute fait un peu trembler Laurent Pernet au moment de signer le contrat, c'est le flou concernant l'état physique de Kharja, qui n'a plus joué depuis plus d'un an. Sa dernière apparition sur un terrain remonte en effet à mars 2013, sous le maillot d'Al Arabi (Qatar), et une baston avec Nene restée dans les mémoires, qui lui a valu une suspension de dix matchs, 78 000 euros d'amende et une résiliation de contrat. « J'ai toujours maintenu ma forme, rassure le milieu de terrain. Mais c'est vrai que les entraînements et les matchs officiels, ce n'est pas la même chose. Le rythme est différent. Heureusement je n'ai eu aucun pépin physique. J'arrive avec cette faim, cette envie de retrouver les terrains. Je vais mettre toute cette hargne, toute cette rage, à la disposition du FC Sochaux. » Un club qui a quand même pris ses renseignements au sujet de la mentalité de l'ancien de l'Inter et qui a vite été rassuré.

Vidéo

Revanche sur le foot français et objectif CAN


Être le dépositaire du jeu de l'actuel 7e de Ligue 2 n'est toutefois pas l'unique but de Kharja dans cette affaire. Le natif de Poissy (Yvelines) a aussi une petite revanche à prendre sur le foot français, où il n'a jamais joué en pro malgré une formation passée entre le PSG et le Gazélec Ajaccio. Poussé vers la sortie peu après son admission au centre de formation parisien, Kharja a pris son destin en main : « J'ai pris mon sac à dos, j'ai dit au revoir à mes parents et je suis parti en Corse, à Ajaccio. J'ai fait un essai là-bas. À l'époque, ce n'était pas si facile. Quitter ma famille m'a endurci, m'a fait devenir un homme plus rapidement. Ensuite, je suis parti au Portugal à l'âge de 16 ans, j'ai arrêté l'école et j'ai grandi assez vite. »

Une quinzaine d'années et neuf clubs plus tard, le destin fait donc revenir Kharja en France. Pour mieux retrouver le Maroc ? C'est en tout cas son but ultime. Si Ebola veut bien laisser tout le monde tranquille, la prochaine CAN devrait se dérouler sur le territoire marocain (17 janvier - 8 février). Et même s'il n'a plus été appelé en sélection depuis un bon bout de temps, Kharja, ancien capitaine (77 sélections) et finaliste de la CAN 2004, croit en ses chances de réintégrer les Lions de l'Atlas. « Je ne cache pas que j'ai un défi personnel. Je suis international depuis presque onze ans maintenant, donc à travers de bonnes performances avec le FC Sochaux, j'espère retrouver l'équipe nationale le plus rapidement possible. » Il faut pour cela espérer que Badou Zaki, le sélectionneur marocain, soit un fan des multiplex Ligue 2 du vendredi soir.

Par Axel Bougis
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