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  3. // Guingamp-Lille (0-0)

Lille au bout de l'ennui

Après un match d’une faible intensité et d’une pauvreté inquiétante, Lille obtient sa qualification aux tirs au but. Les Dogues n’ont pourtant rien montré face à des Guingampais qui méritaient peut-être de gagner aux points.

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En Avant de Guingamp 0-0 (2-4 aux t.a.b) Lille OSC


« Ce mortel ennui qui me vient quand je regarde Guingamp-Lille. » C’est à se demander si Gainsbourg n’était pas devant le match au moment de composer son poème. En même temps, quand la 18e attaque de Ligue 1 reçoit la 19e, le match pourri est prévisible. Trois jours après la partie soporifique contre Marseille, les supporters guingampais ont encore bien somnolé, seulement la sieste aura duré cette fois une demi-heure de plus. Ce n’est pas seulement la faute de l’EAG. Malgré le déchet technique, les Guingampais ont tenté quelques coups et se sont procuré quelques situations, au contraire des Nordistes qui, eux, n’ont quasi rien montré. Ce sont pourtant eux qui se qualifient aux tirs au but après avoir dormi pendant 120 minutes. Les Guingampais regretteront de ne pas avoir marqué devant leur public face à un adversaire pourtant à leur portée. La Coupe aurait pu leur apporter un petit rayon de soleil dans cet hiver bien froid, à l’image de ceux qu’ils avaient fait il y a deux ans.

Les Lillois aux abonnés absents


Guingamp prend pourtant le match par le bon bout, tentant comme à son habitude de vite se projeter vers l’avant. Les montées de Salibur sont intéressantes, et, sur un centre du milieu gauche, Jimmy Briand reprend à l’entrée de la surface, mais, du bout des doigts, Enyeama dévie le ballon sur la barre. On pense que le match va s’enflammer après cette action. Tu parles. Les deux équipes éprouvent un mal fou à construire leurs actions. On assiste en fait à une série de pertes de balle, une farandole de mauvaises passes et tout un florilège de contrôles ratés. Corchia a beau déborder sur son côté droit, aucun de ses 12 centres ne trouve preneur. Celui de Salibur trouve quant à lui la tête de Diallo au quart d’heure de jeu. Le Sénégalais croit ouvrir le score, mais M. Chapron annule le but pour une poussette sur Benzia que personne n’aurait sifflée de l’autre côté de la Manche.

Derrière, Guingamp pousse et se procure plusieurs situations chaudes, notamment grâce à un Enyeama étrangement fébrile dans ses sorties. Mais aucun Breton ne parvient pas à pousser le ballon au fond. Côté lillois, l’équipe n’arrive pas à aligner plus de deux passes, et le trio d’attaquants n’a pas un ballon à se mettre sous la dent. Sur sa seule incursion dans la surface, Boufal se fait bouffer par un Kerbrat aux allures de Thiago Silva ce soir. Un autre joueur surnage, c’est Yannis Salibur, qui tente systématiquement de provoquer et fait souvent les bons choix. Malheureusement, Coco ne lui passe pas le ballon et préfère foncer sur le gardien, alors que son coéquipier était tout seul pour marquer. Puisqu’Antonetti s’est assagi depuis qu’il a pris la laisse des Dogues, c’est Florent Balmont qui fait le gueulard de service pour demander à ses partenaires de se montrer. Et il a bien raison, parce qu’en 45 minutes, on ne les a pas vus.

Le calvaire continue


Imprécis et indisciplinés, les Lillois ne sont même pas loin de concéder l’ouverture du score par Salibur, dont le coup franc est dévié par la main ferme d’Enyeama. Une minute plus tard, Privat a aussi une balle de but, mais manque de spontanéité pour mettre sa tête au fond. Ce n’est pas bien grave, puisque le LOSC n’arrive à rien, à l’image de Benzia qui, lancé dans la profondeur avec un mètre d’avance, se fait prendre comme un bleu par son vis-à-vis. Les Bretons sont proches de faire mouche à l’heure de jeu sur un contre éclair rondement mené, mais Corchia joue les pompiers pour priver Privat d’un but tout fait. À partir de l'heure de jeu, les Guingampais se font plus discrets. L’entrée de Bauthéac apporte un peu de punch à l’attaque lilloise, jusque-là invisible. Mais Lössl est vigilant devant la reprise de Civelli, et Lille ne concrétise pas son temps fort. Pas grand-chose à signaler par la suite. Ah si ! Un superbe tampon de Sorbon qui découpe la nuque de Bauthéac avec sa cuisse, un geste rare. En fin de match, Guingamp refait surface. Diallo est tout proche de la balle de match, mais il est gêné par Briand au moment de reprendre le corner. Cela fait déjà 90 minutes, et personne ne dira qu’il n’a pas vu le temps passer.

Il manque un éclair, une inspiration, un peu d’audace pour enflammer ce match. Jimmy Briand l’a compris et rappelle de bons souvenirs de son match contre Lorient en tentant la bicyclette, mais ça ne passe pas. Ce geste aura le mérite de réveiller le stade du Roudourou dans la prolongation et d’apporter un peu d’intensité en tribunes, à défaut d’en avoir sur le terrain. Boufal ne cadre pas la seule opportunité lilloise, Erding est trop gentil sur son coup de tête, et, sans surprises, il faut attendre les tirs au but pour voir enfin les filets trembler. Et à ce petit jeu-là, c’est le LOSC qui est le plus chanceux. Enyeama bloque une première tentative de Bénezet et n’est pas impressionné par les pas de danse de Lévêque. La qualification est pour Lille. Les honneurs, en revanche, pour personne.


Par Fausto Munz
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