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Ils ont marqué le foot allemand, de 30 à 21

Chaque mois, jusqu'à l'Euro, Sofoot.com retracera les 100 joueurs qui ont marqué le football italien, espagnol, allemand, anglais et français. On continue avec l'Allemagne, avec les joueurs classés de la 30e à la 21e place.

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30. Uli Stielike

Uli Stielike est un homme bien caché derrière sa moustache. Jeune, le natif de Ketsch (non loin de Karlsruhe) était très introverti, au point de refuser les offres de plusieurs clubs de l'élite. Il finira cependant par craquer en 1973, quand Hennes Weisweiler, qui a toujours eu l'œil pour détecter les talents, l'attirera dans les filets de Gladbach. Âgé alors de 19 ans, Stielike parvient à s'imposer au sein de la défense des Poulains, qui se mettent à tout rafler sur leur passage. La renommée du jeune homme parviendra jusqu'à Madrid, à tel point que Santiago Bernabéu lui-même viendra le chercher. Au Real également, Stielike se fera sa place sans faire de bruit, tantôt dans l'entrejeu, tantôt en défense. Il se fera également un nom : « El Panzer » , et remportera sept titres en huit ans (77-85). Pour mesurer à quel point Uli a pesé en Liga, il suffit de s'en tenir à cette ligne : quatre fois de suite lauréat du titre de meilleur étranger du championnat (77-81), décerné à l'époque par le magazine Don Balon. C'est simple, personne n'a fait mieux. Pas mal à une époque où les non-Espagnols s'appelaient Krankl, Kempes ou encore Simonsen. Mais pas d'enflammade pour autant, Uli Stielike reste un homme très terre à terre. Heureusement, d'ailleurs : la seule fois où il a fait preuve d'extravagance, c'était lors de sa nomination en tant qu'adjoint d'Erich Ribbeck en Nationalmannschaft. Ce jour-là, Stielike portait un haut tellement dégueulasse qu'il est resté dans l'histoire comme étant le « Sakko des Grauens » (le veston de l’horreur). Son seul véritable faux pas. AF


29. Uli Hoeneß

Quand on évoque Uli Hoeneß, on pense forcément à rebours. Prison, évasion fiscale, immense dirigeant, l’âme du Bayern, toujours là pour ses protégés, que ce soit Deisler, Breno ou Müller, et enfin, en dernier, joueur. Un sacré joueur. Recruté à 18 ans au Bayern par Udo Lattek, qui l’a connu chez les Espoirs, Uli s’impose d’entrée dans le onze. Particulièrement rapide (il détint pendant un certain temps le record du 100m pour un footballeur, avec 11s), sa vision de jeu et sa technique lui octroyait aussi le droit et le devoir de mener le jeu du Bayern 70s lorsque Beckenbauer était trop occupé. Sans oublier un don pour le but certain, ce qui lui permit de former le duo le plus prolifique de la Bundesliga avec Gerd Müller (53 buts pour eux lors des saisons 1971/72 et 1972/73, dont 13 et 17 pour Uli), sans oublier un doublé chacun lors du replay en finale de LdC 1974 face à l’Atlético. Malheureusement, lors de la finale suivante, contre Leeds, Hoeneß se blesse gravement au genou et ne s'en remit jamais, pour finir par raccrocher les crampons à 27 ans, avec le palmarès classique du Bavarois de cette époque : 3 Buli, 3 CL, une Coupe du monde, un Euro. Beaucoup d’autres titres suivront avant la prison, et sans doute d’autres encore après. CAL

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28. Jürgen Kohler

Aucun joueur de foot n'a aimé avoir Jürgen coller à ses basques. Sur le terrain, Kohler est comme de la glu, une sangsue qui dégoûte les attaquants d'avoir choisi ce métier. Ses qualités défensives sont exceptionnelles, tant dans le marquage que dans le tacle – si jamais l'adversaire a réussi malgré tout à prendre un tout petit peu d'espace. Il est surtout redoutable pour un dernier rempart. C'est le compagnon parfait d'un libéro pour une charnière centrale. C'est la raison pour laquelle Kohler signe rapidement au Bayern, après des débuts avec Mannheim et Cologne. Avec l'Allemagne, il gagne le Mondial 90, puis l'Euro. Deux succès qui jalonnent ses 105 sélections, preuve de son maintien au plus haut niveau. Pour garder cette stature, Kohler a fait un choix malin : l'Italie sublime ses qualités défensives, au sein de la Juventus de Turin, et lui permet d'inscrire un nouveau titre avec la Coupe UEFA 1993.


Mais sa révélation, c'est son arrivée au Borussia Dortmund. Dès ses débuts au Westfalenstadion, le public jaune et noir tombe amoureux de celui qui les a battus lors de la finale 93. « Je me suis tout de suite senti chez moi » , explique-t-il. Il gagne alors le surnom non galvaudé de Fußballgott, avant d'être reconnu en 97 comme joueur allemand de l'année – suite à la victoire du BvB en Ligue des champions. Il poursuit sa carrière jusqu'en 2002, et un dernier titre de Bundesliga avec Dortmund. Ses adieux ont toutefois une saveur aigre douce. S'il y a ce titre, il y a aussi une dernière finale européenne. Dortmund la perd 3-2 contre Feyenoord. Après 30 minutes, Kohler est pris de vitesse et voit rouge. La vieillesse est une ingrate. CT

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27. Andreas Brehme

Quand il s'avance pour tirer le penalty décisif de la finale de la Coupe du monde 1990, Andreas Brehme choisit son pied droit. Il choisit, car « Andy » est doué des deux pieds. C'est sa grande particularité en tant que latéral gauche. Il peut revenir sur son mauvais pied, qui ne l'est pas, et surprendre ainsi son vis-à-vis. Cela rend service une première fois à l'Allemagne dans la compétition, contre les Pays-Bas. En finale, cela lui offre un avantage par rapport à Goycochea, le gardien adversaire spécialiste des penaltys repoussés. Mais Brehme transforme donc grâce à son pied droit. L'Argentine est battue. Brehme confirme son statut de spécialiste des coups de pied arrêtés. Que ce soient des coups francs, des corners ou des penaltys, Brehme est précis comme personne d'autre. Mais ce serait réduire bêtement son influence dans le jeu.


Avec ses deux pieds, Brehme court, Brehme défend, Brehme attaque, le tout pendant dix-huit saisons. En 1990, Andy a 30 ans et déjà une Bundesliga et une Serie A (avec le Bayern en 87, puis l'Inter Milan en 89), bientôt il y ajoute une Coupe UEFA avec son équipe italienne. Brehme semble se faire vieux et il rentre au pays. C'est peut-être à ce moment-là qu'il écrit une histoire tout aussi belle que celle de la finale 90. Avec le FC Kaiserslautern de ses débuts professionnels, il gagne trois titres en trois saisons, de 96 à 98. C'est d'abord une Pokal obtenue malgré la descente, puis le retour dans l'élite avec le titre de 2. Bundesliga et... le Meisterschale dans la foulée, comme promu. Avec Brehme, c'était sans cesse du jamais-vu. CT

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26. Bastian Schweinsteiger

Sans doute parce qu'il a le nom le plus allemand qui soit, une ganache pas vraiment glamour et que ses cheveux ont été peroxydés durant quelques années, Bastian Schweinsteiger restera pour toute une génération LE joueur allemand par excellence. Pendant longtemps, lorsqu'on parlait Mannschaft ou Bayern Munich, on parlait Schweini. Il faut dire que durant dix ans, l'ancien ailier – reconverti en milieu relayeur à l'arrivée de Franck Ribéry en Bavière – aura parcouru des milliers de kilomètres sur les terrains pour emmener ses deux équipes au firmament. Avant d'y arriver, il y aura eu quelques traumatismes. Deux en particulier. En 2012, alors que le Bayern et Schweini touchent leur rêve du bout des doigts, la star du Bayern rate son penalty et propulse Chelsea sur le toit de l'Europe. Quelques semaines plus tard, Basti sombrera en compagnie de ses potes de la NM face à l'Italie en demi-finale d'un Euro qu'ils ne pouvaient pas perdre. Ces deux moments ne rendront pas le joueur plus fort – jamais il ne retrouvera le niveau qui était le sien en 2010 –, mais l'homme oui, avec pour preuve son match monstrueux en finale de Coupe du monde contre l'Argentine. Et si désormais, Schweini traîne sa vieille carcasse de façon plus ou moins convaincante en Angleterre, l'essentiel est ailleurs. Lui qui a si souvent voulu montrer qu'il valait mieux que ce qui se disait de lui n'a aujourd'hui plus rien à prouver. Son palmarès, ses statistiques et Anna Ivanović parleront toujours pour lui. Plus jamais il ne sera sous-estimé. SS



25. Berti Vogts

On aime certains joueurs parce qu’ils donnent l’impression que le football est quelque chose de facile. On leur attribue des surnoms grandiloquents, si ce n’est des titres : roi, empereur, major. Ils sont capables de changer le cours d’un match d’une action géniale. Berti Vogts n’était pas de ceux-là. Les épaules voûtées, la tête en avant, penchée, comme s’il traînait une charrue dans la terre glaise. Berti piétinait, labourait. Chaque course était un combat. Berti était « Der Terrier » , l’homme qui rognait les chevilles des majestueux. Pourtant, il a lui aussi changé le cours d’un match, seulement, pas comme on l’entend. Lors de la finale de la Coupe du monde 1974, il s’occupe du marquage individuel sur Cruyff ; on connaît la suite. Berti, c’est le pendant Gladbach de la NM des années 1970, l’autre football allemand, celui qui tenait tête au Bayern sur le terrain domestique (5 titres en Buli entre 1970 et 1977) sans parvenir à accrocher l’Europe. Évidemment, le Terrier est fidèle : 14 ans et 419 matchs au compteur, avant de raccrocher pour devenir entraîneur, avec la clef l’Euro 96.

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24. Paul Janes

Issu de la paysannerie rhénane, Paul Janes est monté à la ville et s'est imposé comme l'un des joueurs les plus importants de l'histoire du Fortuna Düsseldorf, avec qui il deviendra « Deutscher Meister » en 1933. Si l'arrière droit a été l'un des joueurs les plus en vue sous le régime national-socialiste, il n'a jamais profité du système comme ont pu le faire Fritz Szepan ou encore Ernst Kuzorra. Bien sûr, il a obtenu un poste d’employé de la ville de Düsseldorf en 1937 sur une initiative de Hans von Tschammer und Osten (le ministre des Sports sous le IIIe Reich) ; mais réduire Paul Janes à un sous-fifre des nazis serait réducteur. Et faux. À vrai dire, il ne s'intéressait pas à la politique. Taiseux, il s'exprimait plutôt avec ses pieds. Sélectionné à 71 reprises entre 1933 et 1942 (un record qui tiendra jusqu'en 1970), le petit Paul Janes était un joueur malin, doté d'un grand sens de l'anticipation. Mais ce qui faisait sa véritable force, c'était sa frappe de balle. Son sélectionneur Sepp Herberger disait de lui qu'il était si précis qu'en shootant, il pouvait toucher une mouche logée sur le poteau. Même si cela relève de la fable, ça en dit long sur les capacités du bonhomme. AF

23. Rudi Völler

On ne touche pas aux cheveux de Tante Käthe, le surnom de Völler dû à ses petites bouclettes blondes. Le 24 juin 90, Frank Rijkaard commet l'inimaginable : à plusieurs reprises, ses glaires s'échappent jusqu'au mulet et s'y figent. Rudi Völler récupère la masse chaude avec dégoût. Rijkaard a craqué à cause de l'abnégation – et une dose de comédie – de son adversaire. Völler devient fou à son tour, on a osé s'attaquer à ses cheveux. Rijkaard prend son rouge. Völler aussi. Mais le mulet refait surface quelques jours plus tard, en particulier pour tomber dans la surface en finale (voir numéro 27). Voilà comment Völler reste dans les mémoires capillaires et sportives comme le plus beau des mulets, le plus rusé des renards de surface et le plus sanguin des Allemands.


Le reste est une suite de bons coups teintés d'une poisse formidable, que Völler provoque par sa volonté et par son art du placement. En 1993, il gagne la Ligue des champions avec l'OM. Dès 1983, il est meilleur buteur de Bundesliga pour sa première saison au Werder. Le club termine deuxième à la différence de buts derrière le rival Hambourg. Rebelote en 86 à cause du Bayern. Il signe à la Roma et y perd la finale de la Coupe UEFA 91, puis se blesse dès le premier match de l'Euro. Sans oublier la finale de la Coupe du monde 2002 perdue contre le Brésil, alors que Völler est le sélectionneur. Alors, sans hasard, Völler a trouvé son club de cœur : le Bayer Leverkusen. Il y passe deux saisons comme renard des surfaces, encore redoutable. Il y reste en 96 comme directeur sportif, à s'y faire des cheveux blancs. CT

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22. Bernd Schuster

S'il y a bien un joueur qui n'en avait strictement rien à foutre de ce que les autres pensaient de lui, c'était bien Bernd Schuster. Le plus espagnol des joueurs allemands a passé une carrière à déjouer les pronostics et à trimbaler son sale caractère de club en club. Figure incontournable du Barça des 80's, Bernd Schuster a tout remporté ou presque avec les Blaugrana. Mais ce n'est pas que pour son palmarès qu'il reste connu en Catalogne. Brouillé avec les dirigeants du Barça – entre autres parce que sa femme Gabi n'avait pas sa langue dans sa poche - il s'attire les foudres du peuple catalan lorsqu'il passe en 1988 chez l’ennemi madrilène. Avec le Real, Schuster connaîtra le même succès et deviendra rapidement un des chouchous de Bernabéu, un fait qui ne l'empêchera pas de prendre sa valise pour faire un tour du côté d’un autre club madrilène, l’Atlético. En 13 ans, le Bavarois de naissance sera passé par trois des plus grands clubs espagnols. Sans pression. «  Les sifflets ne m'ont jamais fait aucun effet  » , a-t-il dit quelques jours après son arrivée à Leverkusen en 1993 alors qu’on lui demandait s’il craignait la réaction du public de Cologne, club avec lequel il a commencé. En équipe nationale, son parcours reflète parfaitement son mauvais caractère. Malgré tout son talent, Schuster n'a jamais joué de Coupe du monde. Il ne compte que 24 sélections et un Euro à son palmarès. Sa relation acrimonieuse avec Paul Breitner, l’autre taré du moment, fit pendant des années le bonheur des magazines people d'outre-Rhin. Véritable rock-star, Schuster reste le joueur préféré de toute une génération de Barcelone à Madrid en passant par Cologne. Une génération qu'il aura trahi 100 fois, mais qui ne lui en tient pas rigueur. Le talent permet d'apaiser la rancœur. SS


21. Mesut Özil

Y-a-t-il déjà eu un joueur allemand plus clivant que Mesut Özil ? Pour certains, il est un génie. Quelqu'un qui comprend le football comme personne. Le joueur «  le plus intelligent du monde  » selon Philipp Lahm. Pour d'autres, il est une arnaque. Un joueur technique, mais clairement surestimé, jamais présent dans les grands matchs. La vérité, comme souvent, se situe à l'intersection de ces deux camps. Grâce à sa patte gauche et surtout à son cerveau, Mesut Özil a remis la passe au cœur du jeu de la Nationalmannschaft. Alors certes, pendant quelques années, Mesut Özil a semblé à côté de ses pompes, et la Coupe du monde au Brésil ne fut pas gagnée grâce à lui. Mais lorsqu'il est bon, tout le monde est meilleur. «  La passe peut être plus belle que le but  » , dit-il souvent. Ce don de soi lui est souvent reproché, mais jamais par les mecs avec qui il joue. De Cristiano Ronaldo à Thomas Müller en passant Alexis Sánchez, tous chantent ses louanges.


Il ne faudrait pas non plus oublier que derrière ce visage fatigué et sans charisme pour ses détracteurs se cache une homme qui a fait un choix. Un choix qui a changé à jamais le football et la société allemandes. En décidant de jouer pour l'Allemagne en 2009, l'enfant de Gelsenkirchen est devenu le premier joueur sélectionné en équipe nationale à avoir deux parents turcs. Si cette décision peut sembler anodine aujourd'hui, elle ne l'était vraiment pas en 2009 lorsque toute la communauté turque lui est tombée sur le dos. Mesut Özil a permis, certes sans le vouloir vraiment, à une génération de se sentir plus « allemande » . Sans lui, pas d'İlkay Gündoğan ou d'Emre Can en équipe nationale. Et si la route reste très longue pour que les enfants d'immigrés turcs se sentent comme des Allemands à part entière, les passes magiques de Mesut Özil aident un peu plus chaque jour à réconcilier les deux peuples. SS

Par Ali Farhat, Charles Alf Lafon, Sophie Serbini et Côme Tessier
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Dans cet article

Note : 1
Ozil en 21?!!!!!!
Non mais sérieusement...et le mettre en plus 5 places devant Schweinsteiger...

Beaucoup de mal avec votre classement.
Note : 3
La très, très grosse différence entre le classement Allemand et le classement Italien, c'est que la génération actuelle Allemande contient légitimement beaucoup de monstres qui prennent des places.

Or, aux yeux de tous, la "puissance" d'un joueur, son poids dans l'histoire, vient naturellement avec le temps, et est encore affecté par l'effet "nostalgie".

Ces joueurs actuels semblent donc bien moins "mythiques" que des joueurs des 80s ou 90s, mais je suis certain que si on regarde ce même classement dans 20 ans, on trouvera alors bel et bien ces mecs là "mythiques", et méritant amplement leur place.
Absolument d'accord avec toi Two Face.

Schweini, c'est juste ma raison (avec la NM) de mon amour pour le foot et le Bayern. L'article est très juste à son sujet. Mais mettre Ozil devant c'est assez grotesque je trouve. Bien qu'infiniment plus talentueux que Basti, Ozil n'a jamais marqué un club ou sa sélection de la même manière.
Note : 1
Pour Schuster, c'est 21 sélections et non 24.

Pour Kohler, obligé d'évoquer le cas van Basten car leurs joutes étaient magistrales. A part la demi-finale de l'Euro 1988, l'ami Jürgen l'avait bien éteint.
Message posté par Xavlemancunien
Walter sera dans les 10, ils ne peuvent pas faire un top 10 sans représentant de l'équipe de 54, de même que Maier à mon humble avis. Je pense qu'entre Müller, Klose et Lahm, deux vont sauter


Bah y'a Uwe Seeler comme representant de 54, je pense qu'il sera devant Fritz Walter.
Note : 1
Pour Uli Hoeness, il ne faut pas oublier de parler des penaltys.
En 1974, le billet pour la finale se joue contre la Pologne et il rate un penalty (enfin Tomaszewski l'arrête) à 0-0. Maier avait été excellent et la RFA avait eu très très chaud.
En finale de l'Euro 1976, c'est Hoeness qui rate contre la Tchécoslovaquie et Panenka passe derrière.
C'est quand même dingue le nombre de footballeurs allemands qui ont tout gagné (Coupe du Monde, Euro et Coupe d'Europe). A mon avis il y en a une trentaine! C'est la preuve qu'ils sont les empereurs de tous les football pour reprendre le titre de l'article de l'Equipe Magazine, consacrée au Kaiser dans le classement des 100 plus grands sportifs du 20ème siècle.
Note : 1
Message posté par Ubriacone
Van Basten était passé complètement passé à côté de son mondial. Il a même pris un jaune contre l'Allemagne, ce qui lui arrivait quasiment jamais mais montre bien sa frustration ce jour là. Avec un statut de meilleur joueur du monde et de favori du tournoi, un costume trop large pour lui et sa sélection qui s'en était sortie miraculeusement dans sa poule sans une seule victoire (à un but près, on a failli avoir un tirage au sort intégral pour connaitre les qualifiés).


A l'Euro 1992, il est pas bon non plus, avec en plus pas de réussite. En demi-finale, il rate le t.a.b contre le Danemark.
Typiquement le genre de grand joueur qui aurait pris sa part si les réseaux sociaux avaient existé à l'époque...
La CDM 1990 fut d'une tristesse... (surtout en comparaison avec la CDM 1986 au Mexique).

Des stades à moitié vides, des matchs d'un ennui terrifiant (la palme au groupe qui regroupait l'Angleterre, l'Eire, les Pays-Bas et l'Egypte: 5 matchs nuls - dans tous les sens du terme).

Une Argentine qui multiplie les hold-up (Brésil, Yougoslavie, et Italie).
Une Italie finalement assez fragile (heureusement que Roberto Baggio et Schillacci l'ont un peu déridé lors du premier tour).
Une Angleterre plutôt heureuse (jamais elle n'aurait dû passer face à la Belgique en huitième).
Une URSS hors sujet (éliminée au premier tour).

La victoire allemande était donc logique. Les seuls à avoir été solide de bout en bout (ils avaient atomisé la Yougoslavie en poule), même si les matchs à élimination directe ne furent pas une partie de plaisir (en 8ème, revanche tendue de la demi de l'Euro 88 face aux Pays-Bas ; quart et demi compliqués face aux Tchécoslovaques et aux Anglais; une petite finale face à l'Argentine).
Note : 1
@Benarrivo L'Argentine ne fait aucun hold-up en demi finale contre l'Italie. C'est leur seul match sérieux durant la compétition.
Message posté par benarrivo
La CDM 1990 fut d'une tristesse... (surtout en comparaison avec la CDM 1986 au Mexique).

Des stades à moitié vides, des matchs d'un ennui terrifiant (la palme au groupe qui regroupait l'Angleterre, l'Eire, les Pays-Bas et l'Egypte: 5 matchs nuls - dans tous les sens du terme).

Une Argentine qui multiplie les hold-up (Brésil, Yougoslavie, et Italie).
Une Italie finalement assez fragile (heureusement que Roberto Baggio et Schillacci l'ont un peu déridé lors du premier tour).
Une Angleterre plutôt heureuse (jamais elle n'aurait dû passer face à la Belgique en huitième).
Une URSS hors sujet (éliminée au premier tour).

La victoire allemande était donc logique. Les seuls à avoir été solide de bout en bout (ils avaient atomisé la Yougoslavie en poule), même si les matchs à élimination directe ne furent pas une partie de plaisir (en 8ème, revanche tendue de la demi de l'Euro 88 face aux Pays-Bas ; quart et demi compliqués face aux Tchécoslovaques et aux Anglais; une petite finale face à l'Argentine).


Je n'ai jamais revu les matches de cette compétition à l'exception des prolongations entre l'Angleterre et l'Allemagne il y a une vingtaine d'années et la finale.
Mais le gamin que j'étais, avait été bluffé par 3 joueurs (Scifo, Matthäus et Gascoigne)qui aujourd'hui encore peuvent être considéré parmi les meilleurs joueurs de la compétition. Avec une préférence à l'époque pour Scifo.
Note : 1
Message posté par O Alegria Do Povo
A noter que si Schuster n'a pas joué la WC 82, c'est parce que la reine des reines, le nec plus ultra de la footerie crasse, aka Goikoetxea, lui fracassa le genou à San Mamés.


Oui, mais toute façon il était en beef avec Derwall, Breitner, Kalle donc il aurait probablement pas été sélectionné (surtout que Schuster avait dit lors de sa rééducation que sa priorité était le club et uniquement le Barca).
D'ailleurs, l'ami Paul avait dit qu'il n'avait pas besoin de lui pour remporter la Coupe du monde 1982.
JürgenKlinsmann Niveau : District
Message pour Schweini: si tu étais resté au bayern, tu serais tout en haut de ce "top allemagne"...
Note : 1
Message posté par Ubriacone
Sans parler de hold up, c'était une Argentine minimaliste avec 7 ou 8 joueurs à vocation défensive, qui s'appuyait les coups de génie de Maradona et les courses de Caniggia. A partir des quarts, ils ont aussi profité de la réussite insolente de Goycochea sur les pénos.
Le match contre le Brésil était l'histoire de l'arroseur arrosé. Et je vais pas pleurer sur le Brésil le plus dégueulasse de l'histoire.


Le coupable c'était Vicini qui n'avait pas titularisé Baggio (il avait opté pour Vialli à la place, diminué et mauvais durant la compétition).
Et l'Italie c'était pas terrible non plus toute façon dans le jeu.
Message posté par Ubriacone
Sans parler de hold up, c'était une Argentine minimaliste avec 7 ou 8 joueurs à vocation défensive, qui s'appuyait les coups de génie de Maradona et les courses de Caniggia. A partir des quarts, ils ont aussi profité de la réussite insolente de Goycochea sur les pénos.
Le match contre le Brésil était l'histoire de l'arroseur arrosé. Et je vais pas pleurer sur le Brésil le plus dégueulasse de l'histoire.


Canniggia le roi des appels en profondeur peut-être le joueur le plus rapide de l'Histoire.
Cette Albiceleste et l'équipe nationale la plu détestée depuis que je suis le football.
Note : 1
Message posté par Saprissa
Andreas Brehme fait plaisir et avait des cou..., pas comme cette gonzesse de Mathaus qui a eu peur de tirer le peno en finale du Mondial 90...

Kohler, quell joueur mon dieu, d'ailleurs le voir derriere Ozil me donne envie de pleurer...Ses adieux restent un des moments les + beaux!


Cette gonzesse de Matthaüs a pas eu peur en 1/2F de l'Euro 1988... en 1/4F de la CDM 1990... en 1/4F de la CDM 1994... ainsi que lors de la séance de t.a.b contre le Mexique en 1986.
Sacrée gonzesse
Message posté par Georgesleserpent 2.0
C'était un peu le manifeste du foot yougoslave.
Une façon de dire "Regardez et apprenez à manier un ballon rond avec Robert, Dejan, Safet et Dragan".


Un manifeste en forme de testament... hélas
Sinon, la Tchécoslovaquie dont c'était également la dernière représentation est l'autre équipe qui a apporté un peu de fraicheur à ce tournoi.
Note : 1
Message posté par Saprissa
Pourquoi il tire pas le + important alors? D'apres lui il avait pas les bonnes chaussures... Il s'est chi.. dessus si tu veux mon avis, une pleureuse ce mec de toute facon avec un ego de malade...

Mon meileur moment c'est quand Juanito lui avait mis un coup de pied en plein visage... Une belle époque...


Ah oui t'es un bon toi, tu sembles élever le débat. C'est profond tes arguments.
Sacré Juanito, qui avec son Real, allait de encaissés deux penaltys par.... Lothar la gonzesse; et se faire éliminer.

Matthaüs était le tireur le plus connu de tous les Allemands, et Goygochea était dans un état de grâce. Tant mieux que Brehme l'ait tiré.
Toute façon, Matthaüs l'aurait tiré et raté, tu l'aurais torpillé donc bon
Message posté par Saprissa
Pourquoi il tire pas le + important alors? D'apres lui il avait pas les bonnes chaussures... Il s'est chi.. dessus si tu veux mon avis, une pleureuse ce mec de toute facon avec un ego de malade...

Mon meileur moment c'est quand Juanito lui avait mis un coup de pied en plein visage... Une belle époque...


Je connais pas les stats sur péno de l'un et de l'autre mais en face y'avait un Goycochea sur un nuage qui en était à 5 ou 6 pénos arrêtés depuis le début. Sans doute une stratégie pour le surprendre, comme le dit l'article Brehme tu savais pas de quel pied il allait tirer.
Note : 1
Message posté par Franz
@Benarrivo L'Argentine ne fait aucun hold-up en demi finale contre l'Italie. C'est leur seul match sérieux durant la compétition.


Oui, le terme hold up est un peu fort. Le hold-up c'était plus face à la Yougoslavie.

En demi les italiens étaient fébriles.

Il ne faut pas oublier le contexte. Depuis le début de la CDM, l'Italie avait joué tous ses matchs à l'Olimpico de Rome.
Et en demi, ils se retrouvent à joueur l'Argentine à Naples, la ville de Maradona...
Les jours qui ont précédé la rencontre, Maradona avait appelé les napolitains à le supporter, en leur rappelant que les italiens du nord n'avaient que du mépris pour eux etc. Ça a quasiment tourné au drame politico/social!
Finalement les napolitains ont soutenu la squadra azzura, mais dans une ambiance un peu bizarre.
Et le jour du match, clairement les italiens n'ont pas été à la hauteur (et cette sortie de Zenga qui part aux frais face à Caniggia...).

Les sifflets de l'Olimpico, en finale, à l'encontre de Maradona ne s'expliquent pas tant par la victoire contre l'Italie en demi, que par le fait que Maradona ait essayé de retourner les napolitains contre la Squadra Azzura.
Message posté par Ubriacone
Un manifeste en forme de testament... hélas
Sinon, la Tchécoslovaquie dont c'était également la dernière représentation est l'autre équipe qui a apporté un peu de fraicheur à ce tournoi.


Effectivement, très belle équipe de Tchécoslovaquie.

En match de poule, ils ont mené la vie dure aux italiens et en quart, les allemands ont bien galéré (pénalty de Matthaüs).

La Tchécoslovaquie a ensuite participé aux qualifications pour l'Euro 92. Ils sont tombés dans le groupe de l'Espagne et la France. Ils ont été "victimes" d'une France "en feu" (100% de victoires), même si j'ai le souvenir que le match aller au Parc avait été un peu litigieux les tchécoslovaques ayant été peu gâtés par l'arbitre...

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