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Deuxième set, balle neuve

Après l’humiliant 2-6 concédé au match aller à Bonal, Sochaux va tenter de ramener quelque chose de son déplacement en Bretagne. Ce n’est même pas une question d’honneur, mais d’obligation, pour une équipe actuellement en pleine déroute. De son côté, Rennes va miser sur son néo-buteur et ancien lionceau Mevlut Erding pour s’imposer et s’incruster dans le top 5 de la L1.

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Sochaux, suivez la ligne jaune

21 septembre dernier, stade Bonal. Sochaux, qui s’apprête ce soir-là à recevoir Rennes, figure encore comme un beau trublion de la L1, dans la continuité de sa flamboyante fin de saison précédente. Avec son jeu offensif virevoltant emmené par l’international Marvin Martin et le feu follet Ryad Boudebouz, tous les espoirs sont permis aux Lionceaux. Il y a bien eu cette élimination prématurée en Ligue Europa, un premier revers à domicile contre Caen et les premières bouderies dans le vestiaire pour doucher un peu l’enthousiasme, mais tout de même, ça roule. Classés alors à 5 points seulement du leader Lyon, ils ont même accroché le LOSC 2-2 à Villeneuve d’Ascq quatre jours plus tôt. Les Bretons vont pourtant infliger une véritable humiliation à Baždarević et ses hommes, qui courront après le score durant une période, avant de s’écrouler dans la seconde et d’encaisser quatre buts, pour une défaite finale et douloureuse 2-6.

La suite ? Un long, très long calvaire, entrecoupé de seulement deux victoires, toutes compétitions confondues. Deux victoires seulement sur les cinq derniers mois ! SOS Sochaux ne répond plus. Seul maigre, très maigre motif d’espoir, la dernière rencontre disputée, à Lorient le 28 janvier, a permis de mettre fin à une série de cinq défaites à suivre. Un point pris, c’est néanmoins trop peu pour un club qui a progressivement plongé au classement, jusqu’à se retrouver aujourd’hui en dernière position de L1 (avec un match en moins, celui contre Lille reporté dimanche dernier). Il y a donc urgence à se réveiller pour espérer une moche déconvenue en fin de saison. Problème : il va falloir composer sans de nombreux titulaires : Richert, Corchia, Bréchet, Carlao et Maïga. Dans un secteur défensif décimé, la recrue Yaya Banana, arrivé de Tunis précédé d’une excellente réputation, devrait vite être mis à contribution. Même constat en attaque, où l’international américain Charlie Davies, qui a relancé sa carrière en 2011 en MLS après avoir failli y passer lors d’un dramatique accident de la route survenue en 2009, a aussi une belle carte à jouer.

Rennes, en embuscade

La rencontre qui devait opposer Evian à l’OM étant officiellement reportée à une date ultérieure, le Stade Rennais peut retrouver le top 5 de la L1 ce soir en cas de succès. Actuels sixièmes, les hommes d’Antonetti ne sont en effet qu’à deux longueurs des Marseillais, qui les ont battus il y a deux semaines 2-1 Route de Lorient. Depuis, le bilan des Bretons est bien mais pas top : un nul 0-0 sans enseignement rapporté de Nancy en championnat sur un synthétique congelé et une qualification pour les quarts de finale de la Coupe de France gagné face à ETG 3-2 en milieu de semaine, à l’issue d’un match moyennement maîtrisé, où ils ont vu revenir avec un poil de panique leurs adversaires savoyards, tremblant plus que de nécessaire en fin de rencontre. Preuve que toute solide qu’elle soit, la formation rouge et noire manque encore de maturité et de maîtrise.

Antonetti reproche souvent aux médias et au public de manquer d’indulgence avec ses joueurs, mais il faut reconnaître qu’il y a à Rennes tellement de potentiel qu’il est bien normal de faire preuve d’exigence. Car oui, l’ossature est globalement jeune, mais elle commence à ne plus être si inexpérimentée. A l’instar de l’incontournable Yann M’Vila, qui doit s’affirmer encore plus qu’il ne le fait, avec en point de mire l’Euro au printemps. A l’instar de Jean-Armel Kana Biyik aussi, impressionnant leader d’une défense paradoxalement moins hermétique que les saisons passées. A l’instar de Mevlut Erding enfin, qui commence à peser dans le jeu offensif de sa nouvelle équipe mais dont on attend toujours le premier but. Contre le club de ses débuts en pro, c’est un bon moment.

Par Régis Delanoë, à Rennes
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