Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 8 Résultats Classements Options
  1. //
  2. //
  3. // Monaco-Amiens

Le Triangle des Bermudes

Parmi les espoirs engloutis de la saison monégasque, difficile d'éluder l'envol raté de Youri Tielemans et son association difficile avec Moutinho et Fabinho, pourtant alléchante sur le papier.

Modififié

Que retiendra-t-on de la première saison en France de Youri Tielemans, arrivé avec l'étiquette de meilleur joueur de Jupiler League ? Une passe laser lors d'un Trophée des champions qui ne ressemble aujourd'hui plus qu'à un lointain match amical et une punchline grivoise assénée à l'autre Yuri de la Ligue 1 lors d'une passation de pouvoir humiliante au Parc des Princes.


Le résumé a beau être sec, il est à peine malhonnête, tant celui qui suscitait d'immenses espoirs à son arrivée sur le Rocher s'est montré discret. Mais à y regarder de plus près, les difficultés de l'ancien joueur d'Anderlecht ne peuvent être complètement dissociées de sa relation avec ses compères du milieu.

Trio désaccordé


Bruno Irles, ancien joueur de Monaco, ne cible d'ailleurs pas les individualités en premier lieu : « Il n'y a rien d'étonnant à ce que ce trio ou ces duos aient du mal à s'épanouir. Le plus important au milieu de terrain, c'est la complémentarité. Il aurait sans doute fallu un profil un peu plus défensif que ne le sont Tielemans et Moutinho. N'Doram a sans doute été sous-utilisé, même s'il est jeune et n'a peut-être pas apporté de suite ce qu'il fallait. Il sait jouer au ballon et a du potentiel dans l'impact. Associé à Fabinho, je pense qu'il aurait progressé et libéré ce dernier dans la projection. »


Que ce soit dans un milieu à deux ou à trois, le manque de projection des acteurs de l'entrejeu a d'ailleurs été une des faiblesses de l'animation monégasque. Avec en exergue ce rôle de faux numéro 10 parfois attribué à Tielemans et, plus souvent, à Moutinho. L'ancien directeur du centre de formation de l'ASM décrypte l'enjeu tactique qui se cache derrière cette vieille recette du coach portugais : « Il faut comprendre le poste de numéro 10 chez Jardim. Quand il met trois milieux, ce n'est pas pour avoir un numéro 10 au sens où on l'entend, mais pour avoir un joueur qui sort et défend sur le 6 adverse. Ensuite, dans l'animation, le joueur décroche pour venir construire le jeu avec les autres, donc on se retrouve avec un attaquant de moins. L'un des problèmes que ça pose, c'est le manque de percussion. Le lien, c'est Lemar qui devrait le faire. Moutinho, c'est un organisateur, pas un créateur qui va déstabiliser une défense, surtout quand il est sous pression. Quand le jeu est bloqué, c'est à Lemar de prendre le ballon dans les pieds des milieux pour initier quelque chose. Mais il ne l'a pas fait cette année...  »

Relayeurs sans relais


Le vide créé dans l'animation par ce milieu à trois, parfois mis en place pour densifier l'entrejeu et d'autres fois pour combler le manque de solutions offensives causé par les blessures, s'est d'ailleurs moins fait ressentir lorsque Jovetić a connu sa période de grâce. L'attaquant monténégrin, par sa capacité à décrocher intelligemment et à avaler les rôles de 9 et de 10 en quelques foulées, avait fait naître un espoir et rendu plus légitime ce trio un brin stérile. La meilleure prestation monégasque de la saison a eu lieu dans cette configuration, à Angers (0-4), en février. Mais, fatalement, le fragile esthète est retourné à l'infirmerie et le casse-tête de l'animation s'est de nouveau reposé sur l'inspiration des individualités, plus que sur l'intelligence collective. Bruno Irles reprend : «  L'un des problèmes de la relation avec l'attaque, c'est qu'il n'y a pas vraiment de relais. Baldé et Lopes sont là pour provoquer. Ils sont capables d'exploits individuels, mais sont un peu déconnectés du mouvement de l'équipe. Quand Fabinho percute, sollicite un relais et que le ballon ne revient pas, on ne peut pas lui imputer la responsabilité. C'est moins évident de se mettre en valeur avec l'équipe de cette année. Et puis la ligne de récupération était beaucoup plus haute la saison dernière. Donc les milieux étaient plus facilement en bonne position pour trouver des relais. »


Le Brésilien reste en tout cas la valeur sûre de l'entrejeu selon l'ancien entraîneur de la réserve monégasque : « Fabinho fait une bonne saison. Il est très bon dans l'anticipation, meilleur que les autres dans la lecture du jeu. » Au-delà d'un collectif un peu désaccordé demeurent tout de même des faillites individuelles, à commencer par celle de Tielemans donc, qui était notamment très attendu pour son jeu long et sa capacité à frapper de loin. Bruno Irles reste confiant quant à la progression de la pépite belge : « On est sur un investissement de 25 millions, il y a de quoi être déçu. On l'attendait à un haut niveau dès sa première année. L'exigence n'est pas la même qu'en Belgique où le rythme et l'intensité sont plus faibles, donc il se fait secouer. Mais je pense qu'il va y arriver, il a le profil pour. C'est une saison d'adaptation. » Elle est dure, mais il reste quatre matchs cruciaux pour la marquer du sceau de l'espoir.

Par Chris Diamantaire Propos de Bruno Irles recueillis par CD
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Hier à 16:36 Harry Redknapp grand vainqueur d'une télé-réalité britannique 7 Hier à 13:40 Gourcuff out jusqu'en 2019 52
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Tsugi Un autre t-shirt de foot est possible Olive & Tom MAILLOTS FOOT VINTAGE
Hier à 13:26 L'organisateur de la CAN sera connu le 9 janvier 15