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Radomir Antić : « L’Atlético ne doit avoir aucun complexe face au Real »

Ancien entraîneur du Real et de l’Atlético dans les années 90, Radomir Antić est revenu de Chine pour s’installer dans la capitale espagnole au meilleur des moments. Avant cette demi-finale 100% madrilène, le Serbe donne ses impressions.

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Bonjour Radomir. Que fais-tu aujourd’hui ?
Je suis à Madrid, tranquille. Je profite de la famille, et là je viens de sortir de table. Au niveau professionnel, je reste encore actif sur le marché des entraîneurs, mais pour l’instant, je n’ai pas choisi de nouveau challenge. Dans le football, tu arrives parfois à saturation quand tu travailles dessus tous les jours. Là, c’est le moment d’être tranquille chez soi. C’est plutôt pas mal, je peux profiter de mes proches et observer l’actualité en tant que spectateur, en restant un consultant à l’occasion.

En quatre confrontations européennes, le Real est toujours parvenu à battre l’Atlético de Madrid. Quelles sont les raisons de cette supériorité du Real ?
En vérité, je ne vois pas de réelle supériorité chez le Real. Chaque match possède ses caractéristiques propres, et sur ces différentes confrontations, chacune s’est disputé avec des conditions de jeu différentes. Plus tu avances dans le temps, plus tu observes la densité d’un calendrier toujours plus chargé chaque année... Avant, cela n’était pas du tout la même chose. Aujourd’hui, le Real est premier de Liga, qualifié en demi-finale de C1. J’ai aussi vu que depuis le début de saison, le club a connu 55 blessures au sein de son effectif professionnel... Et pour ce qui est du match aller, le Real devra faire sans des joueurs majeurs comme Bale ou Pepe. De son côté, l’Atlético attend de connaître l’équipe du Real pour trouver la faille au sein du onze de départ, avec sa technique de positionnement bas, de réduction des espaces et de projection rapide vers l’avant avec Griezmann ou Gameiro. Encore une fois, ce match sera une question d’instantanéité.

Le Real joue sa septième demi-finale consécutive de Ligue des champions. Qu’est-ce qui fait que ce club se place toujours dans le top 4 européen ?
Qu’on le veuille ou non, le Real est le club d’Europe avec le plus gros budget global. Aujourd’hui, la compétition qui fait gagner le plus d’argent pour un club, c’est la Ligue des champions. Participer sept fois consécutivement aux demi-finales de C1, cela fait bien gonfler les caisses ! (Rires) Et à partir de là, l’adversaire se pose toujours une question face au Real : les meilleurs sont-ils les titulaires ou les remplaçants ? Parce qu’actuellement, les supposés remplaçants affichent un rendement optimal au moment où ils sont utilisés. Isco, James, Asensio, Morata... Ce sont tous des remplaçants de luxe, qui t’offrent des alternatives très intéressantes pour un entraîneur.

« Bon, je suis désolé de le dire, mais je préfère être franc : j’ai été particulièrement déçu par la dernière finale de l’Euro. »

La dernière confrontation entre les deux équipes au Bernabéu s’est terminée par un match nul 1-1, c’était en Liga le mois dernier. Tu crois que cette rencontre peut jouer sur celle qui va venir ?
Le truc, c’est que l’Atlético peut rivaliser, mais il faut que son effectif soit au top. Pour ce match aller, la question du latéral droit se pose, car ni Vrsaljko ni Juanfran ne sont disponibles pour Simeone. Giménez pouvait être ce joueur capable de dépanner, mais il s’est à nouveau blessé... J’attends de voir ce que va prévoir le staff technique de l’Atlético pour ce match aller, parce que ce côté est aussi celui de Marcelo au Real, et en ce moment, c’est le joueur en très grande forme au club. Il va falloir faire très attention.

Les deux clubs possèdent un bon nombre de Français dans leur équipe : Benzema, Varane d’un côté, Griezmann, Gameiro, Lucas Hernandez de l’autre... La France est-elle redevenue une nation majeure en Europe aujourd’hui ?
(Rires) Bon, je suis désolé de le dire, mais je préfère être franc : j’ai été particulièrement déçu par la dernière finale de l’Euro. Pour moi, une équipe doit dominer son sujet à domicile, surtout contre une formation assez regroupée comme le Portugal. C’était un match où les joueurs de l’équipe de France devaient vaincre leurs propres démons, et ils se sont un peu perdus dans ce domaine. En tant qu’équipe, la France ne m’a pas convaincu. Après, je suis très heureux que certains Français trouvent leur place dans le football espagnol.

Tu es issu de l’ex-Yougoslavie, une région aussi très bien représentée dans cette demi-finale. Un côté créateur avec Modrić et Kovačić au Real, plus défensif avec Vrsaljko et Savić pour l’Atlético... Quels sont les compatriotes qui t’impressionnent le plus ?
Ce sont des références à leurs postes, mais ils ne sont pas seuls. Avec Chelsea, je vois que Matić réalise une saison fabuleuse, Ivanović au Zénith garde aussi de bons restes, et puis j’aime bien Tadić de Southampton, parce qu’il est dans toutes les actions de but de l’équipe serbe, que ce soit par des passes ou des buts. Après, je vois mal le football serbe obtenir un titre européen. Notre football traverse une phase très difficile actuellement. Les effectifs de l’Étoile rouge et du Partizan bougent beaucoup. Garder des joueurs permet une stabilité dans les clubs, mais nos espoirs partent très tôt dans les grands clubs pour faire carrière. La sélection en pâtit aussi.

« L’Atlético possède une grande qualité : celle de ne pas avoir à dominer un match pour le gagner. Dans un stade comme le Santiago-Bernabéu, avec toute cette tension et cet enjeu, ils auront une vraie carte à jouer. »

Aujourd’hui, le Real est leader de Liga et toujours qualifié en Ligue des champions. Pourtant, le Real peut encore tout perdre et faire une saison blanche... Est-ce que tu imagines un scénario pareil pour Zidane et son équipe ?
Il y a deux semaines à peine, le Real se déplaçait au Bayern Munich, qui avait trois blessés de rang : Lewandowski, Hummels et Neuer. Neuer avait pu revenir pile pour le match aller, mais cela avait aussi perturbé la préparation du Bayern. Et le Real s’est qualifié pour le tour suivant... C’est pour cela que tout peut changer en un rien de temps. Il faut prendre la chose au quotidien. Aujourd’hui, le Real se porte bien. Demain, c’est un autre jour...

Diego Simeone a annoncé qu’il voulait rester entraîneur de l’Atlético l’an prochain. Est-ce que tu penses qu’il peut enfin vaincre le Real et aller en finale ?
Simeone souhaite entraîner dans le nouveau stade du club, et je crois qu’il fait bien. Je crois que l’Atlético ne doit avoir aucun complexe face au Real. Bien sûr qu’ils peuvent les battre, surtout s’ils réussissent leur match aller. L’Atlético possède une grande qualité : celle de ne pas avoir à dominer un match pour le gagner. Dans un stade comme le Santiago-Bernabéu, avec toute cette tension et cet enjeu, ils auront une vraie carte à jouer.

À l’époque où tu dominais la Liga avec l’Atlético en 1996, tu savais comment battre le Real Madrid. Quels conseils tu donnerais à Simeone si tu en avais la possibilité ?
C’était différent. Je n’aime pas trop comparer l’Atlético que j’avais avec celui de Simeone, il y a beaucoup trop de facteurs qui ne coïncident pas. C’est pour cela que je ne me permettrais pas de lui donner de conseil. Il connaît son équipe comme personne depuis quatre ans, et il est le mieux placé pour savoir comment éliminer le Real.

Quel est ton pronostic sur cette double confrontation ?
Tu sais, je suis un homme de football, pas de pari. Je vais attendre comme tout le monde ce match pour voir la réalité des choses. Les deux équipes possèdent des arguments de poids. Ce qui est certain, c’est que le match aller va beaucoup peser dans les jambes, car le retour se joue une semaine après, c’est très rapide.


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    Propos recueillis par Antoine Donnarieix
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