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Manzala : « Je suis arrivé ici avec une feuille blanche »

Harrison Manzala, 24 ans, est une belle révélation de la saison de Ligue 1. Le milieu de terrain, qui a disputé 36 des 37 premières journées pour sa première saison dans l'élite, savoure la réussite de son équipe, qui terminera 12e ou 13e. L'ancien Bastiais et Havrais bouclera sa saison samedi au Vélodrome, contre une équipe de l'OM qu'il supporte depuis tout petit. Mais ce grand pote de Florian Thauvin le jure : s'il peut faire tomber Marseille, il le fera. Parce que si Harrison Manzala a réussi à revenir d'aussi loin après un début de carrière poussif, c'est parce qu'il est un type droit.

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Tu as digéré la défaite de l’OM contre l’Atlético ?
Pas vraiment, je l’ai encore en travers de la gorge.

Tu fais partie de ceux qui pensent que si Valère Germain marque d’entrée, ça change tout ?
Non. Je joue au foot, donc je sais ce que c’est. C’est trop facile de dire ça. S’il la met, ça change la physionomie, mais pas forcément l’issue du match. Si on regarde bien, même pendant les vingt premières minutes où les joueurs de l’Atlético couraient derrière le ballon, ils n’ont jamais paniqué.

Et le raté de Clinton Njie, il t’inspire quoi ? Toute la France en a rigolé, mais sachant qu’au match aller entre Amiens et Marseille, Njie a marqué les deux buts (score final 0-2), est-ce qu’on a le droit de rire quand on est amiénois ?
C’est ce que j’ai dit dans le vestiaire avant l’entraînement le lendemain matin. On était deux à dire ça : « Les gars, on rigole, mais quand Njie est venu jouer chez nous, il nous a mis la misère ! » Pareil pour Anguissa ! Il s’est fait chambrer parce qu’il a raté son contrôle face à l’Atlético, mais au match aller contre nous, il est rentré dans tout le monde et nous a montré qui il était.


D’où vient cette passion pour l’OM ?
Depuis toujours, avant même que je ne commence à jouer au foot. À l’école, il faut choisir l’équipe que tu supportes. Moi, c’était l’OM, j’aimais bien Drogba et Mido...

Quels souvenirs gardes-tu du match aller ? C’est facile de jouer pour la première fois contre le club qu’on a toujours supporté ?
Oui, vraiment. Bien aimer un club, c’est une chose. Mais mon statut actuel de joueur d’Amiens passe largement au-dessus de ça. Quand je suis sur le terrain, je ne pense à rien d’autre.
« Avec Flo Thauvin, on est toujours en contact. La seule différence avec notre période à Bastia, c'est qu'aujourd'hui, on ne va plus manger au Quick ensemble ! »
Pour ce qui est du match aller, il m’avait permis de recroiser Florian Thauvin. On s’est connus à Bastia (où Manzala est passé de 16 à 18 ans, N.D.L.R.). Flo n’avait pas encore percé, il galérait un peu, il alternait les matchs avec les pros et les U19. On se soutenait mutuellement. Quand je n’ai pas été gardé par Bastia, il m’a dit : « Ne lâche rien, je suis sûr qu’on se retrouvera en Ligue 1. » On est toujours en contact. La seule différence avec notre période à Bastia, c'est qu'aujourd'hui, on ne va plus manger au Quick ensemble !

Du coup, sa sélection pour le Mondial a dû te faire très plaisir. Tu as douté de sa sélection ?
Je ne sais pas si lui a douté, mais moi, non. Avec la saison qu’il fait, c’est tout à fait normal qu'il soit dans les vingt-trois. Si on lui donne sa chance en Russie, j’espère qu’il fera le taf.


Amiens a déjà assuré son maintien et Marseille a absolument besoin de vous battre samedi pour espérer terminer sur le podium. Dans ce genre de situation, de l’extérieur, on a tendance à penser que c’est gagné d’avance pour l’OM, que les Amiénois sont déjà un peu en vacances. C’est le genre de choses qu’on aime entendre quand on est footballeur professionnel ?
Je comprends que des gens de l’extérieur puissent penser ça. Mais très honnêtement, quand on est sur le terrain, on n’y va jamais en se disant qu’on va lever le pied. Ça, ça n’existe pas. Que j’aime Marseille ou non, ça ne changera rien, si j’ai l’occasion de marquer, je serai ravi de le faire. Et puis voilà, on a tous un ego, on ne va pas se dire : « On va là-bas et si on prend 4-0, tant pis. » Quand on a vu le calendrier en début de saison, on s’est dit que ça allait être chaud d’avoir Monaco, le PSG et Marseille sur les quatre dernières journées... Finalement, on a fait nul à Monaco (0-0) et contre Paris (2-2) alors qu’on était déjà maintenus et que tout le monde pensait qu’on allait se faire gifler. C’est une preuve supplémentaire qu’on joue à fond jusqu’au bout. Je ne m’imagine pas une seule seconde aller au Vélodrome sans essayer d’y faire un super match.

Et s’apprêter à jouer pour la première fois au Vélodrome, ça te fait quoi ?
Je ne vais pas dire que c’est un rêve, mais bon, quand j’étais petit, avec mon cousin, on jouait à FIFA 2004 sur Game Cube. Il y avait l’option qui permettait de choisir le stade dans lequel on allait jouer. Et on choisissait tout le temps le Vélodrome.


Comment expliques-tu la réussite d’Amiens, qui va boucler sa saison à la 12e ou 13e place ? En début de saison, c’était difficile à prédire...
Après trois journées, on avait trois défaites et on n’avait pas marqué un seul but... Et comme Amiens a le plus petit budget, tout le monde pensait que Troyes et Strasbourg, les deux autres promus, s’en sortiraient mieux que nous. Finalement, ces analyses-là nous ont donné de la force.

Parmi les recrues de l’été dernier, il y a beaucoup de joueurs de moins de 30 ans à la carrière un peu instable et qui étaient mal aimés ailleurs. Comment le club a-t-il réussi à faire pour que ces gars-là restent concentrés même aux périodes où le mercato approche ?
Le mérite revient aux dirigeants, au coach Pélissier et aux joueurs eux-mêmes.
« Je le dis en étant sûr de ce que je dis : Gaël (Kakuta) a sa place dans n’importe quel club de Ligue 1, à part le PSG. Il n’a rien à faire à Amiens ! »
Quand il y a un vrai esprit d’équipe, on n’est pas préoccupés par son avenir, on se concentre simplement sur ce qu’on est en train de vivre. Moi, je n’ai pas eu particulièrement peur quand j’ai vu notre mercato. J’ai tendance à ne pas juger les gens que je n’ai pas vu à l’œuvre. Pour prendre l’exemple de Gaël Kakuta, des gens disaient qu’il était fini. Aujourd’hui, je le dis en étant sûr de ce que je dis : Gaël a sa place dans n’importe quel club de Ligue 1, à part le PSG. Il n’a rien à faire à Amiens !


À l’été 2016, tu partais du Havre par la petite porte. Pensais-tu que moins deux ans plus tard, tu aurais bouclé une saison à 37 matchs de Ligue 1 ?
Non, pas du tout. Au Havre, j’étais en mauvais termes avec le coach de l’époque, Bob Bradley. Je me suis fracturé le péroné dès la reprise de l’entraînement et malgré tout, Amiens m’a fait signer un contrat d’un an le dernier jour du mercato. Je suis arrivé ici avec une feuille blanche. J’avais tout à prouver. Dès que j’ai été rétabli, j’ai marqué pour mon premier match. Ça m’a aidé pour la suite. On a eu la chance de monter en Ligue 1, j’ai prolongé et j’ai réussi à m’adapter au niveau supérieur.



Quel est le principal changement entre la Ligue 2 et la Ligue 1 ?
Tout le monde le dit, mais c’est vrai : la Ligue 1 est plus exigeante au niveau tactique, mais la Ligue 2 est plus dure physiquement. Cette année, tactiquement j’ai appris plein de choses qu’on ne voit pas en Ligue 2. En Ligue 2, il y a plus de précipitation. Par exemple, le défenseur sort quasiment tout le temps quand il y a un attaquant qui arrive dans sa zone. En Ligue 1, le défenseur va se placer différemment pour couper des angles de passe. Si tu n’assimiles pas ce genre de choses quand tu arrives en Ligue 1, c’est compliqué de te faire une place.


Mardi dernier, tu étais au Havre pour le barrage entre le HAC et Brest (2-0). Comment expliques-tu ton attachement à ce club ? Après tout, tu n’es pas originaire de Normandie et ce club ne t’a pas conservé, donc tu aurais le droit de t’en foutre un peu...
Je dois tout au Havre ! J’ai passé quatre ans dans cette ville, c’est là-bas que j’ai passé mon permis de conduire, c’est le HAC qui m’a fait signer mon premier contrat pro.
« Je ne suis pas allé voir Le Havre-Brest pour me la péter devant mes anciens dirigeants en leur disant que je suis un joueur de Ligue 1, vraiment pas du tout. »
Dans l'équipe actuelle, j’ai encore des amis comme Victor Lekhal, ou encore Jean-Pascal Fontaine, Alexandre Bonnet... Et puis j'ai gardé de bons contacts avec la plupart des supporters. C’était normal pour moi d’aller soutenir le HAC contre Brest. Quand je suis parti du Havre, les relations avec le président Vincent Volpe n’étaient pas si géniales que ça. Mais là, je l’ai revu, on s’est dit bonjour et tout va bien. Je ne suis pas allé voir Le Havre-Brest pour me la péter devant mes anciens dirigeants en leur disant que je suis un joueur de Ligue 1, vraiment pas du tout. Je pensais être quelqu’un de rancunier, mais avec le temps, j’ai écouté les gens de ma famille et des coéquipiers expérimentés qui m’expliquaient que la rancune, ça ne sert à rien.

Le HAC va remonter en Ligue 1 ?
Je l’espère, mais ça va être dur. Il faut gagner à Ajaccio ce vendredi, puis gagner le barrage contre le 18e de Ligue 1. Le nouveau système des barrages avantage clairement le club de Ligue 1, tout le monde le sait ! Là, moi, physiquement, je sens la fatigue. Alors le HAC, qui a joué plus de matchs que nous, qui joue tous les trois jours et doit en plus se déplacer en Corse... J'espère que malgré tout, ça va le faire. Un barrage contre Caen, ce serait fou...



Propos recueillis par Matthieu Pécot
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