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Mais comment la reprise du foot a-t-elle pris une telle dimension politique ?

Depuis quelques jours, et ce, alors que la question a déjà été tranchée au plus haut sommet de l'État, un débat ne cesse d'alimenter les chroniques : mais pourquoi diable la Ligue 1 reste-t-elle muette alors que les autres championnats européens préparent leur reprise ? Si cette bataille pourrait d'abord se limiter à des questions techniques ou basiquement réglementaires, la voilà désormais placée sur le champ politique. Désormais, c'est donc dans les couloirs des assemblées et des différents ministères que les coups se donnent et se rendent. Rassurez-vous, il existe de très bonnes raisons à ça.

D'abord, les faits. Il faut bien comprendre que la décision de mettre un terme aux différentes compétitions cette saison a été prise par l'État, dans la foulée d'un discours prononcé par le Premier ministre, Édouard Philippe. Face à ce choix, les amateurs avaient anticipé d'eux-mêmes l'inévitable conséquence de la pandémie et du confinement avec, au passage, un impact économique sur des dizaines de milliers de petits clubs, ce qui est, proportionnellement, aussi grave que les problèmes que rencontrent les grosses structures professionnelles du pays. Problème : ça n'a pas empêché tout ce petit monde de se lancer dans une guerre intestine qui a naturellement débordé sur le champ politique, ce qui a permis à la majorité des élus de briser de trop longues semaines d'un consensus national plus ou moins assumé.

Liberté, égalité, reprise... ?


La liste des escarmouches qui viennent démontrer à quel point la France reste un pays travaillé par le besoin du choc partisan et obsédé par son addiction à la statolatrie – l'adoration de l'État, merci Louis XIV et De Gaulle pour ça – est longue. Il y a d'abord ces « floués » , qui se sont tournés vers la République et ses élus pour demander réparation et justice. L'Assemblée de Corse a ainsi adopté de la sorte, à l'unanimité, une motion mandatant « le président du Conseil exécutif de Corse afin d’effectuer les démarches nécessaires, notamment auprès de la FFF » afin que l'AC Ajaccio puisse disputer les play-off. Ici, il s'agit avant tout d'une vieille tradition insulaire, c'est-à-dire pointer un doigt vengeur contre les offenses jacobines faites aux équipes de l'Île de Beauté. Ce qui nous amène vers les « victimes » de l'arrêt des compétitions (Amiens, Toulouse, Lyon en tête), qui ont directement été déposer leurs réclamations devant le Conseil d'État, insufflant de fait une vocation symbolique à leur démarche, puisqu'il s'agit d'invoquer des principes constitutionnels fondamentaux tels que l’équité ou l’égalité.



Face à ces différentes démarches, l'opposition n'a pas manqué, de son côté, de taper sur le choix du gouvernement, soudainement devenu « prématuré » , d'arrêter la Ligue 1 et la Ligue 2. Ainsi, du côté du Sénat, six sénateurs et sénatrices de droite (François-Noël Buffet, Catherine Di Folco, Élisabeth Lamure, Michel Forissier, Michel Savin et Claude Kern) ont porté un amendement, finalement rejeté, afin d'offrir la possibilité aux fédérations sportives délégataires et aux ligues professionnelles « de décider de reprendre les compétitions professionnelles afin d’achever la saison 2019-2020, si la situation sanitaire le permet et après avis du comité de scientifiques » . À l'autre bout du spectre, la député communiste Marie-George Buffet a profité du « cadeau » fait à Philippe de Villiers – la réouverture du Puy du Fou – pour s'interroger tout haut sur une forme de deux poids deux mesures : « Si le Puy du Fou est capable de gérer ses tribunes, peut-on imaginer que le sport le soit aussi ? Je pense que oui. (...) À moins que l'on considère que les spectateurs du Puy du Fou soient des gens intelligents et responsables et que les supporters dans un stade de foot soient imbéciles et ne savent pas être responsables par rapport à la collectivité. » Autre voix entendue dans ce joyeux bordel, celle de Patrick Kanner, ancien ministre des Sports sous François Hollande, qui a pour sa part fauché le rigorisme de la majorité : « On aurait pu reprendre – peut-être – les compétitions au mois de juin, dans des conditions sûrement extraordinaires, bien sûr à huis clos, par exemple pour le championnat de foot. Très honnêtement, je préférerais que les Français puissent regarder à la télévision des matchs de Ligue 1 plutôt que des matchs de la Bundesliga qui sont sûrement très intéressants... »


Puy du fou vs L1 ?


Aujourd'hui, la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, se retrouve donc d'un coup au milieu d'un champ de tir, où elle doit assumer fermement ses positions, tout en manœuvrant avec les contradictions et l'évolution des décisions du gouvernement auquel elle appartient. Une posture qui la met à rude épreuve et qui l'a vu tacler ses adversaires dans un registre qu'on ne lui connaissait pas. Ainsi s'est-elle autorisé dans L'Alsace : « Que voulez-vous que je vous dise ? Les salles de cinéma vont rouvrir bientôt. Si Monsieur Aulas a différents scénarios à proposer, je l’invite à en faire un film et à le proposer en salle puisqu'il y aura du public. »




Que la reprise ou non de nos championnats soit devenue à ce point politique s'avère plus que normal et renvoie à ce qui fonde l'essence même de la politique. Nous avons entre les mains un phénomène social, culturel et économique, et chaque action interpelle forcément le rôle de l'État et l'ambition de la puissance publique de s'occuper en priorité du bien commun au détriment de l'aveuglement égoïste de certains. Nous sommes encore un peu en démocratie et, de fait, les forces partisanes en présence ont toute légitimité de contester, de critiquer et de se faire porte-parole du peuple pour garantir les droits de tous. Cette période permet au foot de redevenir une affaire commune et, comme toujours, celle-ci est trop sérieuse pour la laisser aux footballeurs.

Par Nicolas Kssis-Martov
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