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La Corogne, friche sportive

Plantée à l'entrée du Golfe de Gascogne, La Corogne c'est le plus grand port de pêche européen et l'endroit idéal pour regarder s'échouer les pétroliers. Mais à La Corogne, on peut aussi visiter une autre friche : le Deportivo. Ambiance post-exploit.

« Quand on joue contre Almeria, je fais des conférences de presse devant seulement quatre personnes. Cette semaine (avant le match contre le Real, ndlr) il y en avait trente. Ce type d'ambiance donne un plus de motivation qu'il est difficile d'obtenir autrement » . Samedi soir à La Corogne, Miguel Angel Lotina a meilleure mine que d'habitude. Son Deportivo, 13ème en Liga à 3 points de l'ascenseur, vient de faire trébucher le Real tout-puissant. Madrid termine le match avec cinq attaquants, trois défenseurs, 67% de possession, deux poteaux mais zéro but et deux points en moins. Mourinho se pince pour y croire et ne pas pleurer sur un titre qui s'éloigne : « Si le Dépor jouait comme ça tous ses matchs, il serait en ce moment à la lutte pour l'UEFA et pas pour le maintien. Je connais bien le Depor. Jamais je ne les ai vus faire un match comme celui-là » . Et il n'est pas le seul. Ou alors il y a longtemps.

A la sortie du stade de Riazor samedi soir, les mines sont joyeuses mais dignes. Célébrer trop fort un 0-0 à domicile serait une faute de goût. En dix-huit saisons les Madrilènes ne se sont imposés qu'une seule fois en Galice. « Riazor, c'est sacré » racontent les plus fidèles sans vouloir néanmoins aller plus loin. Car la Galice est une terre de secrets où les taiseux sont les rois. Pour se souvenir, il faut lever la tête. Les murs trahissent un passé glorieux. Dans les cadres, il y a les photos du Supordepor des années 90 de Bebeto, Mauro Silva et Rivaldo ou celles de l'Eurodepor de 2001, l'année du titre. C'était le temps où La Corogne n'était pas qu'une ville portuaire du littoral Atlantique. C'était l'époque où le Depor faisait peur à Manchester United, Arsenal, la Juve, au Bayern et au PSG. C'était il y a dix ans. Maintenant, le Depor joue le maintien et n'ose pas le dire.

Economie de guerre

Car depuis 2004 et une défaite à domicile contre le Porto du Mou en demi-finale de C1, le Depor a du réapprendre à souffrir. A l'époque, le Mou –qui y connaît un rayon en la matière– avait trouvé que les gars du Depor « se la jouaient un peu trop » après un 0-0 à Porto à l'aller. Au retour, Mourinho évite les rochers galiciens, gagne 1-0 à Riazor et ramène la coupe aux voisins portugais. La Galice ne s'en remettra jamais. Alors dimanche soir, quand le Special One refait son apparition en conf de presse, les journalistes locaux sont gourmands et lui rappellent ses mots de l'époque. L'entraineur assume : « La Corogne faisait déjà la fête avant de jouer le match tout simplement parce que nous arrivions avec une équipe moins connue et avec moins de potentiel » . Dimanche matin, le Deportivo a envoyé Mourinho à 7 points du Barça et Depor Sport titre « Qui se la joue maintenant ? » . Plus personne.

Car avec l'arrivée de Lotina sur le banc du Depor en 2007, le Deportivo est revenu à la réalité sportive. Avec une dette à long terme de plus de 140 millions d'euros en 2006, le club paie maintenant les excès d'une époque où une petite grenouille a voulu devenir un peu trop grosse, un peu trop vite. Le président Augusto Cesar Leindoro n'est pas du genre à se mentir : « Si nous ne nous étions pas autant endettés, nous n'aurions jamais gagné la Liga » . Et il semble à peine regretter l'époque où « on s'achetait des Mercedes avec un SMIC » . Sauf que maintenant il faut rembourser. Entre 2003 et 2010, le budget annuel du club est passé de plus de 80 à 52 millions d'euros annuels. L'objectif du président c'est maintenant de compter ses sous et de parvenir à un « budget de 40 millions sans diminuer la qualité » . Mais pour l'instant à La Corogne, il n'y a ni l'un ni l'autre.



Thibaud Leplat, à La Corogne

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