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  1. // Foot & Patrimoine

L’UNESCO peut-elle sauver le foot ?

Le foot au patrimoine de l'UNESCO. Après tout pourquoi pas, cela donnerait un petit cachet officiel à toutes ces belles plumes qui y voient l’un des plus beaux arts populaires. Il s’agit en tout cas de la dernière marotte de Michel Platini. On peut en sourire, mais il y a peut-être aussi en l’occurrence matière à un beau débat sur cette étrange passion planétaire.

Voici donc une info qui pourrait paraître secondaire. Michel Platini planche sur un nouveau projet : inscrire le football au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO. « Le football, c’est une flamme, c’est un jeu, c’est une passion. Et je veux qu’il soit reconnu comme cela par l’UNESCO » , assurait-il en début de semaine sur France Inter. Il a même déjà rencontré sa présidente, Audrey Azoulay, pour lancer l’initiative. Quand l’actu du ballon rond est monopolisée par la blasphématoire Coupe du monde « tous les deux ans » proposée par Arsène Wenger, l’idée peut effectivement s’apparenter à une lubie un peu mégalo et décalée. Surtout que personne ne semble persuadé que ce sport soit particulièrement menacé de disparition. Pourtant, cette démarche offre au moins l’opportunité de se poser quelques bonnes questions, et surtout celle-ci : de quelle foot parle-t-on et qui aura la charge de le protéger ?

Platini l’opportuniste ?


Naturellement, une première analyse très cynique soulignerait que ces déclarations sur France Inter de l’ancien numéro 10 des Bleus et surtout ex-big boss de l’UEFA ne sont pas sans calculs très personnels. Le personnage aime être un agitateur d’idées, se positionner en penseur du foot. Une façon de rester une figure qui compte dans ce petit monde du ballon rond, alors qu’il a été mis sur la touche de ses principales instances. Par ailleurs, il a besoin de redorer quelque peu son image, abîmée par les affaires (ces millions de francs suisses qui se négocient à l’oral) ou encore son soutien à un mondial au Qatar qui suscite de plus en plus de doutes et de troubles. Il a donc entonné son refrain habituel, sa ligne de basse footballistique : « Faire en sorte que ça reste un jeu, et que ce jeu soit au-dessus de tout ce qu’il se passe. » Avec une petite analyse anthropologique digne de Marcel Mauss, mais qui devrait laisser sceptiques les maires écolos partisans des cours de récré non genrées. « Si on va dans une cour de récréation, on fait un "un-contre-un", on met des pierres de chaque côté et c’est du football » , déroule Platoche. Avec en conclusion une petite pique envers une institution dont il fut écarté sans ménagement : « Et ce n’est pas géré par une institution, ce n’est pas pour ça que vous êtes membre de la FIFA. »



Néanmoins, si l’on se décide à rentrer dans la logique en faisant fi des réserves envers les incohérences du bonhomme, il s’ouvre un tout autre champ des possibles, qui en devient presque excitant. Tout d’abord, l’idée n’a rien de saugrenu. Dans l’index de l’UNESCO figure par exemple depuis peu l’alpinisme, à côté du reggae jamaïcain ou du théâtre japonais Nōgaku. L’appel des sommets se révèle certes affecté directement par le réchauffement climatique ou certaines formes de tourisme en altitude peu respectueuses de l’environnement. La candidature avait été déposée par la France, l'Italie et la Suisse, ce qui suppose en retour que ces pays doivent se porter garants du maintien de cette activité. On le note avec intérêt, si l’UNESCO intègre le ballon rond dans son catalogue, l’État ou les États qui l’auront suggéré en deviendraient les protecteurs, à charge pour eux d’en préserver l’identité spécifique. Comme le laissait entendre Michel Platini, il s’agit de s’assurer finalement que le foot reste dans le domaine public et que la pulsion du trade-mark tous azimuts qui sert de fond de commerce à la FIFA ne puisse le vider de son essence. Le foot serait donc nationalisé ou internationalisé.

Foot ou foot(s)


Mais de quel foot va-t-on garantir la pérennité ? Sa doxa élémentaire, depuis sa scission fondatrice avec son frère ennemi du rugby, le rend familier à travers le monde : on tape avec les pieds, et les mains ne touchent jamais le cuir. En revanche, sa plasticité culturelle et technique au fil des décennies en constitue la richesse et la raison de sa vitalité jamais démentie. Le foot ne se condense pas dans les fédérations estampillées FIFA, dont d'ailleurs le nombre de licenciés n'offrent en général qu'une idée très limitée de la place et de l'ampleur de la pratique réelle dans chaque pays, sans évoquer l'onde culturelle. Depuis toujours et encore aujourd'hui, il prospère en dehors (autres structures comme chez les fédérations sportives travaillistes, catholiques ou autres), ou à côté de la FIFA (les pays non reconnus comme dans la NF-Board). Enfin, le foot se décline en multiples remix : à onze, futsal, à sept, féminin, mixte, walking foot, etc. Et bien sûr le foot de rue, qui irrigue ce bel univers. Le désir platinien de trouver auprès de l’UNESCO et des États membres des « chaperons » face aux trop dangereux prétendants paraît une issue intéressante en ces temps où le foot professionnel semble perdre la tête et surtout ses pieds sur terre. Peut-on malgré tout enfermer le ballon rond dans les définitions d’une administration, aussi respectable soit-elle, avec le danger de le priver de ses multiples interprétations et cultures ? Là encore, la question peut se poser.

Par Nicolas Kssis-Martov
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