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Kieß me goodbye

Entré en jeu peu après le dernier quart d’heure face à Augsbourg (0-0), Stefan Kießling a confirmé son entrée dans le cercle des joueurs ayant dépassé les 400 matchs de Bundesliga. Âgé de 34 ans, le taulier du Bayer Leverkusen attend désormais patiemment la fin d'une saison qui rimera avec ses adieux aux pelouses, une hanche artificielle et sûrement plus de temps pour se remettre aux fourneaux.

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Quand il était plus jeune, Stefan Kießling suivait une formation pour devenir chef cuisinier, en alternance avec un hôtel cinq étoiles de Bamberg, la ville de son club formateur. Mais les entraînements à répétition cumulés aux matchs du week-end ont changé le destin de ce grand gaillard d’1,91 mètre aux yeux clairs et aux boucles dorées. Son premier contrat, il le signe à sa majorité avec Nuremberg, où il se fait les dents en Bundesliga pendant quatre ans avant de signer au Bayer Leverkusen, auréolé d’une étiquette de valeur sûre offensive. Son histoire avec le Werkself prendra fin dans six journées. Une fin programmé depuis l'été dernier et qui fait depuis figure de grande tournée d’adieu un peu foireuse, la faute à des blessures entraînant un temps de jeu insignifiant.

Loser magnifique


En douze ans, Kießling est devenu la légende du club de sa vie, que les mauvaises langues se plaisent à appeler Neverkusen en référence à son côté poulidoresque, incapable de remporter le moindre titre depuis 1993. Finaliste de la Pokal en 2009, vice-champion en 2011, c’est en solo que ce serviteur du collectif remportera son seul trophée : celui de meilleur buteur, en 2013. Cette année-là, il en plante 25 et joue tous les matchs de la saison. Comme lors de l’exercice précédent d’ailleurs, où il culmine au sommet de sa forme. Mais 2013, c’est aussi l’année où il doit se résoudre à faire ses adieux à l’équipe nationale, avec laquelle il n’aura disputé que six petits bouts de matchs. Le sélectionneur ne lui fait pas confiance et le lui annonce lors d'un entretien personnel. « Malgré tout, j’étais présent au Mondial 2010, où on a fini troisièmes. J’ai gagné une médaille, peu peuvent prétendre la même chose. (...) Mais j’ai passé huit semaines loin de la maison, la plupart du temps seul dans ma chambre. Tout ça pour deux montées au jeu. Je trouve ça merdique » , analysait-il en mars dernier.


Cette rancœur envers la Nationalmannschaft est avant tout due à Joachim Löw, à qui il reproche son manque de franchise : « J’espérais qu’il expliquerait les choses à la presse telles qu’elles étaient, afin de refermer le dossier. Malheureusement, il ne l’a pas formulé aussi clairement qu’à moi. » Qu’à cela ne tienne, Kießling tourne la page en continuant de charbonner avec Leverkusen et enchaîne les saison pleines, surpassant vaille que vaille une hanche de plus en plus capricieuse et qui fait décliner son ratio de buts saison après saison. « Certains jours, j’arrive à lacer ma chaussure gauche sans problème, précise-t-il aujourd’hui avec un brin de malice pour résumer son état physique. Mais après ma carrière, je devrai commencer à réfléchir à me faire poser une hanche artificielle. » La saison dernière aurait dû être celle de l’apothéose. Il a alors 33 ans et hérite du brassard de capitaine pour sauver Leverkusen de la relégation. Pari réussi à la dernière journée et un carton face au Hertha Berlin, un petit but en prime, son dernier à ce jour. L’occasion parfaite pour partir la tête haute. Mais Stefan a encore faim du dernier objectif qu’il croit possible de réaliser : celui des 400 matchs de Bundesliga.

Au-delà des adieux


Alors que ses médecins le supplient d’arrêter et que son coach Heiko Herrlich lui fait clairement comprendre qu’il sera au mieux un joker, Kießling prend son mal en patience et lorsque sa foutue hanche ne le cloue pas en rééducation, il grappille des petits bouts de matchs et finit par atteindre le palier mythique début mars contre Wolfsburg : deux petites minutes qui font de lui le 66e joueur ayant disputé quatre centaines de matchs dans l’élite allemande. D’ici la fin de la saison et avec un peu de chance, Kießling pourrait dépasser de grands noms comme Torsten Frings, Winfried Schäfer ou Pierre Littbarski. Toujours en course en Pokal, il lui reste même une petite chance d'aller chercher le titre collectif qui manque à son palmarès.


Mais ces deux minutes contre Wolfsburg ressemblaient davantage à un petit cadeau pour ses services rendus qu’à un vrai signe de retour aux affaires. On est loin des soixante à soixante-dix minutes que Heiko Herrlich aurait voulu lui accorder pour faire parler son expérience. Preuve en est le week-end dernier face à Augsbourg, où Kießling n'entre en jeu qu’après le dernier quart d’heure, sans démontrer grand-chose. Son rôle est surtout psychologique : « Je pense que j’aide beaucoup en dehors du terrain, explique-t-il. À l’entraînement, je pousse les jeunes et je les aide à se construire. » Comme pour rappeler qu’il a récemment obtenu un diplôme d’entraîneur par correspondance. Ce qui laisse penser qu’il restera fidèle au Bayer Leverkusen après sa retraite, pour transmettre des valeurs qui tendent à se perdre. « La Bundesliga devient de moins en moins humaine » , soupirait-il en début de saison. Le bonhomme sait de quoi il parle : en 2010, il a quand même refusé un transfert de 25 millions d’euros au Rubin Kazan pour rester sur les bords du Rhin. Comme quoi, rien ne peut ébranler un amour véritable. Ni l'absence de titre, ni une hanche fragile.

Farewell 2017, welcome 2018! #BestofB04 #BSCB04 #Bayer04

Une publication partagée par Bayer 04 Leverkusen (@bayer04fussball) le



Par Julien Duez Propos de Stefan Kießling recueillis par Bild, Kicker et 11Freunde.
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