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La fusion des syndicats, ça change quoi ?

L'heure de la réunification a sonné, pour le football français. Après cinq années sous un drapeau différent, les tribus Première Ligue et UCPF ne feront bientôt plus qu'une. Ce retour pour les clubs de l'Hexagone à un syndicat unique, qui sera présidé par Laurent Nicollin, fixe un objectif clair : faire en sorte de pouvoir parler d'une même voix, et se serrer les coudes pour surmonter la crise.

Une histoire de famille on ne peut plus classique, du genre de celles où tout va bien, jusqu'à ce que des bisbilles viennent former des clans. C'est ce qu'il est arrivé en 2015, quand dix-neuf des vingt clubs de Ligue 1 ont décidé de quitter l'Union des clubs professionnels de football (UCPF) pour monter leur propre syndicat nommé Première Ligue. Un schéma qui va prendre fin, puisque la famille a décidé de se reformer. La fusion des deux entités, qui se rassembleront pour devenir Foot Unis, a été actée mardi dernier lors de l’Assemblée générale de l’UCPF. Une évolution logique pour les principaux intéressés, qui espèrent ainsi gagner en cohérence et en intelligence.

Des retrouvailles inexorables


À la tête de ce nouveau syndicat, Laurent Nicollin. « Ça fait quelque temps déjà qu’on discutait de se rassembler, souligne le président du MHSC. Il est important, avec la pandémie, de montrer un autre visage du foot français et d'être unis sous la même bannière. On avait des clubs de D2 chez Première Ligue, quelques clubs de D1 à l’UCPF : autant être tous ensemble, et parler d’une même voix. » Du côté de Première Ligue sont en effet rangés la plupart des clubs de Ligue 1 et certains clubs de Ligue 2, comme Toulouse ou Caen. L’UCPF regroupe pour sa part la quasi-totalité des pensionnaires de Ligue 2, accompagnés de quelques représentants de Ligue 1 et du National 1 (le Red Star, par exemple). « On a fait beaucoup de communiqués avec l’UCPF ces derniers mois, ça fait déjà un moment qu’on a décidé de s’unir, note Bernard Caïazzo, président de Première Ligue. Nos collègues de Ligue 2 ont les mêmes problèmes que nous, ils ne dorment pas la nuit quand ils ont des problèmes sportifs ou financiers. Beaucoup d’inconnues perdurent pour la saison prochaine, d’où l’importance d’être unis. Il y a deux façons de penser, face au coronavirus : soit c’est chacun pour soi et Dieu pour tous, soit on fait en sorte de se battre pour se sauver tous ensemble. L’objectif est de trouver des solutions intelligentes par l’unité, afin d’être meilleurs. »



« On oppose toujours les gros clubs, les petits clubs... Quand on est ensemble, c’est plus facile d’échanger, appuie Claude Michy, président de l’UCPF. Je pense que c’était beaucoup moins efficace avec deux syndicats, parce qu’il y a des intérêts connexes en fonction des personnalités et des ego de chacun. Il ne faut pas se voiler la face : quand vous avez une quarantaine de clubs, il est évident que tout le monde n’a pas le même avis. Mais ce qui compte, c’est la notion d’intérêt général. Plus de gens peuvent s’exprimer, plus des idées peuvent émerger. » Pour résumer : seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. La fusion doit ainsi être vue comme un outil de développement de l’intelligence collective, jusqu’ici freinée dans son expression par la « rivalité » entre les syndicats. « Les deux s’opposaient, c’était un peu de la politique, et je trouvais ça nul, confie Laurent Nicollin. Je ne suis pas là pour faire de la politique, mais pour faire avancer les clubs et essayer de leur apporter quelque chose de bon. » Un cap que ses futurs prédécesseurs le croient en capacité de tenir.

Labrune-Nicollin, tandem gagnant ?


En pleine période de turbulences, le football professionnel français a entamé une mue il y a sept mois. Élu à la tête de la LFP au nez et à la barbe de Michel Denisot, Vincent Labrune avait d'emblée affiché un mot d’ordre face à la presse après sa nomination : « l'unité » , « en particulier entre les clubs » , annonçant son objectif de « pacifier les relations entre les uns et les autres » . Force est de constater qu’il semble sur le bon chemin. « L’année dernière, dans la crise, il y avait une sorte de cacophonie dans le foot français. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas » , se félicite Caïazzo.



Et de continuer : « Même ceux qui n’ont pas voté pour Vincent Labrune sont d’accord pour dire que c’est l’homme de la situation, parce qu’il est très bon dans les périodes de crise. On va me dire qu’il a été habitué à Marseille, mais c’est son caractère : il est combatif. Je vois les discussions qu’il a avec les diffuseurs, avec le gouvernement... Il fait le job. Jusque-là, Première Ligue était un contre-pouvoir parce qu’on estimait qu’on n’avait pas des gens qui connaissaient suffisamment notre métier à la Ligue. Si le directeur général de votre rédaction ne connaissait pas le métier de journaliste, ce serait un peu emmerdant. Aujourd’hui, on a un ancien président de club qui connaît le métier. Avec Vincent Labrune, tout le monde est aligné. »

Si même Aulas est content...


Jean-Michel Aulas a d’ailleurs salué la gestion du dossier des droits TV par celui qu’il avait qualifié de « guignol » , en 2015. Les conditions idéales, donc, pour que tous les clubs se retrouvent autour de la même table. Et autour de Laurent Nicollin. « Il ne faut pas qu’on puisse dire que Première Ligue ou l’UCPF a pris le pas sur l’autre, tout le monde doit se sentir à l’aise. Sinon, ça ne marchera pas. Il faut un équilibre général, et pour ça, il faut des hommes de synthèse. Jamais personne ne doutera de la bonne foi de Laurent, il est super honnête. Il a la personnalité adéquate parce qu’il s’entend bien avec tout le monde, il connaît les clubs » , justifie Caïazzo. De quoi surmonter les réserves que certains clubs ont pu émettre face à cette fusion. Le vice-président du syndicat viendra d’ailleurs de Ligue 2 et siègera avec Nicollin au conseil d’administration de la LFP, histoire que tous les clubs se sentent représentés.



« Il y avait un besoin d’explications, admet Michy. Des fois, il y a aussi une forme de méconnaissance. Certains avaient des craintes parce que Jean-Michel Aulas parle parfois d’une Ligue 1 à seize ou dix-huit clubs, par exemple. Mais la réalité, c’est que la décision appartient au vote de l’assemblée générale de la Ligue. Certains clubs n’ont pas toutes les informations, ce qui peut se comprendre, car ils ne sont pas tous dans les instances depuis longtemps, mais les choses se mettent en place. » Et Laurent Nicollin de conclure, en bon commandant de bord : « On n’est pas là pour faire les gros contre les petits, on est là pour être tous ensemble et aider chacun. Que le club soit en Ligue 1, en Ligue 2 ou en National. Le foot français est en danger, il faut accompagner les clubs du mieux possible pour franchir des paliers. J’espère que d’ici six mois, on ne parlera plus de Première Ligue et de l’UCPF, mais uniquement de Foot Unis, et qu’on sera tous ensemble pour essayer d’aider les clubs. » Il n'y a plus qu'à.

Par Quentin Ballue Tous propos recueillis par QB, sauf mentions.
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