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Saúl Ñíguez a pissé du sang pendant deux ans

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Saúl Ñíguez a pissé du sang pendant deux ans

À chaque jour sa douleur, ses risques.

Pendant deux années, à la fin de chaque match, chaque entraînement, Saúl Ñíguez allait aux toilettes pour y uriner du sang. Pour le Guardian, le milieu de terrain de l’Atlético de Madrid est revenu sur le jour où sa carrière a failli s’arrêter, quand son rein a explosé.

Février 2015, BayArena de Leverkusen. Saúl a alors vingt ans et est en superbe forme. En fin de première mi-temps, il est au duel quand Kyriakos Papadopoulos le percute et le laisse au sol, plié en deux par la douleur, le rein détruit. Il tient jusqu’à la mi-temps. Ses coéquipiers le raccompagnent alors au vestiaire, mais doivent s’arrêter sept fois à cause de vomissements incontrôlables.

« Je crois que c’était mon premier match de Ligue des champions en tant que titulaire et il se passe ça. C’était la pire nuit de ma carrière, pas seulement à cause de la blessure en elle-même, mais surtout parce que mon père était en larmes. Ces deux dernières années, j’ai joué avec un cathéter interne. J’urinais du sang après chaque séance d’entraînement et chaque match. J’ai dû mettre ma propre santé en jeu pour défendre les couleurs de mon club et réaliser mon rêve. Les gens ne s’en rendent pas compte. »

Il lui faudra un mois pour être de retour à l’entraînement. Depuis, Saúl enchaîne les performances au plus haut niveau. Tout le monde se rappelle ce but solo extraordinaire contre le Bayern Munich en demi-finale de la Ligue des champions, il y a tout juste un an. Cette saison, il a encore été un homme clé dans le système de Diego Simeone. L’Atlético est une nouvelle fois qualifié pour les demies après avoir éliminé Leicester en quart de finale et, hasard du tirage au sort, le Bayer en huitièmes. Pour son retour à Leverkusen, Saúl a d’ailleurs marqué un but salvateur.

« Ça a été un immense soulagement. Un poids s’est libéré dans ma tête et la peur a disparu. C’était un match spécial. Je revenais à l’endroit où tout aurait pu s’arrêter. »

Après Saúl Goodman, Saúl Braveman.

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