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Samuel Piette : « Le coach nous a dit qu’on avait de grosses couilles »

MB, à Doha
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Samuel Piette : «<span style="font-size:50%">&nbsp;</span>Le coach nous a dit qu&rsquo;on avait de grosses couilles<span style="font-size:50%">&nbsp;</span>»

Qualifié pour sa première Coupe du monde depuis 1986, le Canada a regardé la Belgique dans les yeux tout au long de la soirée, à Doha, mais s'est finalement fait cruellement planter par un but de Michy Batshuayi en fin de première période (1-0). L'ancien joueur du FC Metz, Samuel Piette, 66 sélections avec les Canucks, revient sur ce bizutage.

Que retenez-vous, à chaud, de cette rencontre ? Le résultat ?Je pense qu’on a fait un match colossal, mais c’est le football de haut niveau. La Belgique nous a punis sur l’une de ses seules occasions. On savait qu’on serait capables de se créer des occasions, et je trouve que malgré le scénario, l’équipe a bien réagi en deuxième période. La Belgique a évidemment des qualités, et on se doutait qu’une demi-chance pourrait suffire à faire la différence. C’est malheureux parce que dans le contenu, on a proposé un beau visage. On méritait mieux que zéro point.

À la fin du match, John Herdman vous a réunis et s’est placé au milieu de votre cercle. Que vous a-t-il dit ?Qu’il était fier de nous, qu’on avait de grosses couilles. Tu ne joues pas la Belgique tous les jours, et la jouer comme ça, c’est une preuve de caractère. Avec une victoire, on aurait envoyé un encore plus gros message, mais je pense que n’importe quelle personne qui connaît le foot dira que le Canada a été très très puissant ce soir et qu’il pourra peut-être créer des surprises lors des prochains matchs.

En quoi John Herdman vous emporte-t-il dans sa vague ?C’est sûr qu’il a un impact énorme sur l’équipe, les joueurs, le staff. Depuis qu’il est arrivé sur le banc de l’équipe nationale en 2018, il a réussi à changer les mentalités. Il faut y croire, aller de l’avant, être une équipe agressive, qui n’attend pas que les choses lui tombent dans les mains, mais qui va les chercher. Autant les joueurs que le staff, je pense qu’on est prêts à mourir pour lui, pour ses idées, et ce soir en a été la preuve : on a joué avec notre identité contre la deuxième nation au classement FIFA. Je trouve qu’on a été plus qu’au niveau et qu’on a prouvé qu’on méritait notre place au Mondial. À nous de répéter maintenant ce type de performance face au Maroc et à la Croatie.

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MB, à Doha

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