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Le port de caméras sur les arbitres dans le football amateur pourrait être généralisé

Malaise TV ? Face à la montée des tensions sur les terrains amateurs, la Fédération française de football veut passer à la vitesse supérieure. Mis en place en février 2025 et testé cette saison dans 39 districts et trois ligues (Corse, Martinique, La Réunion), le port de caméras par les arbitres pourrait être étendu à toute la France dès la saison prochaine.
En déplacement en Bretagne ce dimanche, Philippe Diallo, président de la FFF, s’est montré enthousiaste vis-à-vis du dispositif avec des premiers retours « positifs » : « Cela faisait plusieurs saisons qu’on était sur une montée progressive des incidents et, là, […] on a déjà enregistré un recul de 0,4 % des incidents qui montrent qu’il y a une stabilisation et un commencement d’infléchissement », a-t-il souligné, précisant qu’« une grande évaluation » serait menée en fin de saison.
Des comportements plus maîtrisés
Concrètement, l’arbitre porte une caméra visible, fixée à un harnais qu’il peut déclencher dès qu’il juge la situation sensible. Les joueurs sont prévenus avant le match, et un voyant rouge signale l’enregistrement. Selon Antony Gautier, patron de l’arbitrage français, le dispositif aide à calmer les nerfs. Il note un comportement « un peu différent de celui habituel, avec peut-être un peu plus de réserve, un peu plus de maîtrise des propos (et) des comportements. C’est cela aussi que nous souhaitons atteindre avec ce dispositif. »
Ces caméras ne viennent pas seules. Elles s’inscrivent dans un arsenal plus large : interruptions temporaires de match pour faire retomber la pression, carton blanc pour exclusion temporaire en cas d’incivilité, et ciblage des rencontres à risque selon l’historique disciplinaire des clubs ou l’enjeu du match…
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