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Le conseiller d’Ousmane Dembélé en guerre contre la FFF

La guerre sans étoile. Figure bien connue des suiveurs du football français pour son rôle de conseiller exercé auprès d’Ousmane Dembélé, de Désiré Doué ou en tant qu’agent de Rayan Cherki, Moussa Sissoko a saisi la Cour européenne des droits de l’homme pour porter son litige avec la FFF devant la juridiction européenne. Selon lui, l’instance du football français l’a empêché d’être rémunéré pour son activité d’agent en France.
Un conflit ouvert avec la FFF depuis 2021
Une situation ubuesque pour celui qui est présenté comme très proche du clan Dembélé depuis qu’il a commencé à s’occuper de la carrière du Ballon d’or 2025 dix ans auparavant, lorsqu’il évoluait encore à Rennes. En effet, il ne peut pas exercer en France comme agent, car il n’a aucune existence légale professionnelle, contrairement aux autres pays d’Europe. Le bras de fer commencé en 2021 avec la 3F continue donc, comme le principal intéressé l’a expliqué à L’Équipe : « Je ne lâcherai pas, je veux montrer que je peux travailler en France. Je serai patient. »
Selon le quotidien sportif, le fait que Sissoko soit franco-malien et réside à Londres complique son dossier : « Cette situation est surréaliste, a déclaré Me Matthieu Barandas, l’avocat de Sissoko. La France ne peut créer des discriminations à rebours à l’encontre de ses propres ressortissants. Le système français de régulation des agents sportifs est totalement anachronique et mérite une refonte totale. Je pense que la situation de Moussa est le symptôme du caractère inadapté de la législation actuelle encadrant l’activité d’agent sportif. La majorité des agents licenciés n’ont aucune activité professionnelle alors que des intermédiaires dont les qualités professionnelles sont unanimement reconnues par les acteurs du marché ne sont pas autorisés à exercer leur activité en France. » La réglementation concernant la profession d’agent est particulièrement cadrée, notamment par les articles L. 222-5 à L. 222-22 et R. 222-1 à R. 222-42 du Code du sport. Il faut notamment réussir un examen d’entrée dans la profession, ce qui n’est pas le cas de Sissoko. Quelques exceptions restent toutefois tolérées. Pour l’instant, Moussa Sissoko a été débouté de toutes ses procédures à l’encontre de la FFF devant les juridictions nationales, reste à voir quel jugement émettra la CEDH.
Une mauvaise expérience vaut mieux qu’un bon conseil.
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