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« C’est trop injuste » : Donald Trump confirme avoir appelé la FIFA pour le carton rouge de Balogun

Donald Trump était trop discret depuis le début de la Coupe du monde : c’était bien, mais c’est fini. Depuis le carton rouge reçu par l’Américain Folarin Balogun lors du seizième de finale contre la Bosnie-Herzégovine (2-0), le président des États-Unis prend toute la place.
Après avoir appris ce dimanche qu’il aurait poussé auprès de la FIFA pour que la sanction sur l’attaquant de Monaco soit modifiée en vue du huitième de finale contre la Belgique, il l’a lui-même confirmé auprès de journalistes ce lundi dans le Bureau ovale :
« J’ai vu l’action, et je comprends très bien le sport. Ce n’était pas une faute, pas même une infraction. C’étaient deux gars qui couraient à pleine vitesse, et ça arrive qu’ils se rentrent dedans. Et cet arbitre… qui est un petit peu suspect si vous regardez son passé. Je ne veux pas dire ça car je n’aime pas créer de la controverse [rires dans la salle], mais il est très suspect. Il a sifflé quelque chose auquel personne ne peut croire, même les adversaires disaient : “Ouah, on est chanceux, ouah !” Ils ont revu l’action au ralenti, mais ils n’ont pas le droit, car vous voyez des choses que vous n’apercevez pas à vitesse réelle. »
Trump ne savait pas ce qu’était un carton rouge
Et le cirque pathétique continue : « Il [Folarin Balogun] n’a rien fait de mal, il est l’un de nos meilleurs joueurs, et il a pris un carton rouge. Je ne savais même pas ce que ça voulait dire. Et j’ai entendu que vous ne pouviez pas jouer le match suivant, au minimum. Quand ça arrive à votre meilleur joueur, qu’ils vous disent qu’il ne peut pas jouer, c’est tellement injuste. C’est une chose de pénaliser quelqu’un pour le match en cours, mais comment pouvez-vous pénaliser quelqu’un pour un match qui n’a pas été joué ? C’est trop injuste, vous ne pouvez pas faire ça. Donc oui, j’ai demandé à la FIFA de revoir l’action, j’ai demandé à un homme qui est très respecté, et il a poussé pour ce pays. »
« Comment vous vous sentiriez si je sortais Messi ? »
Sans citer Gianni Infantino, Donald Trump a ensuite été interrogé sur les détails de sa demande auprès de la FIFA : « Tout ce que j’ai fait, c’est d’avoir demandé un examen parce que je ne pensais pas que c’était une faute. Encore une fois, je suis bon dans ce genre de choses, et je pensais que c’étaient deux grands athlètes qui se sont heurtés. Ce n’était pas un gars qui frappait quelqu’un au visage. Je pense que c’est terrible s’ils ne laissent pas un joueur de haut niveau, l’un des meilleurs de l’équipe jouer. Je pense que ça aurait été une grosse tache et je l’ai senti comme ça, je ne lui ai pas dit quoi faire, je ne peux pas le faire. Je ne crois pas qu’il ait pris la décision, je crois que c’était un comité qui a pris la décision, la bonne. Parce que, d’un, ce n’était pas une faute ; et vous voulez voir un match avec vos meilleurs joueurs. Comment vous vous sentiriez si je sortais, si nous sortions Messi parce qu’il est rentré dans quelqu’un ? Ou Ronaldo ? »
Pendant ce temps-là, la Fédération belge est dans le flou total après son appel auprès de la FIFA qui fait l’autruche, et n’a « d’autres options que de contester l’éligibilité du joueur pour le prochain match ». Une téléréalité, en moins drôle et en plus inquiétant quant à l’ingérence de politiques dans des décisions sportives.
La Fédération belge en remet une couche sur la FIFA après l’affaire BalogunNB

















































