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Carl Medjani raconte sa difficile intégration en sélection avec l’Algérie

MH
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Carl Medjani raconte sa difficile intégration en sélection avec l’Algérie

Ana djazaïri. Carl Medjani ne tourne pas autour du pot. À son arrivée en sélection, il sait qu’il débarque en terrain hostile : « Quand je suis arrivé, je n’étais pas le bienvenu », explique-t-il à Footballdayy.

Il comprend pourquoi plus tard : lui et d’autres ont pris la place de joueurs qui « s’étaient tapés pendant deux ans en Afrique » pour aller au Mondial 2010. « C’est la loi du foot, mais dans l’éthique, ça pique. »

À ça s’ajoutent le contexte France-Algérie, son prénom, sa mère française, son statut « d’immigré » et ses tatouages. « On m’a même demandé si je pouvais changer de prénom », raconte l’ancien d’Ajaccio et de Metz.

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Le pionnier malgré lui

Ce qui crispe à l’extérieur passe pourtant très bien à l’intérieur : « Les joueurs, quand ils m’ont vu tatoué, pour eux c’était un kif. » Dans le vestiaire, Medjani devient Michael Scofield, référence à Prison Break. Sur le terrain, il assume son rôle : « Je n’étais pas un joueur de talent, j’étais un joueur de besogne. »

Les tatouages finissent par coller à son image : « Ils disaient que Carl, c’est un bonhomme, il y va. » Au début, il cache ses bras « avec des bandages ou des manches longues », par respect. Jusqu’au feu vert : « Sois toi-même, laisse les gens parler », lui disaient ses camarades en sélection.

Sans le vouloir, Medjani ouvre une voie. Derrière lui, l’Algérie s’habitue aux profils mixtes, aux parcours différents : Andy Delort, Alexandre Oukidja, ou encore très récemment, Luca Zidane. « Au départ, on a essayé de me mettre des bâtons dans les roues », dit-il.

Mais la porte est restée ouverte. Et ça, c’est aussi une victoire.

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MH

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