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Le portrait-robot du défenseur idéal pour le Barça

Par Cheickné Traoré
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Le portrait-robot du défenseur idéal pour le Barça

Quand ce n’est pas Ronald Araújo contre le PSG, c’est Pau Cubarsí qui voit rouge et met le Barça dans l’embarras dans les matchs couperets de Ligue des champions. L’expulsion du joueur de 19 ans contre l’Atlético la semaine dernière symbolise la fragilité d’un secteur qui coûte cher à Barcelone depuis près de dix ans en Coupe d’Europe. Voici un portrait-robot pour régler ce problème.

6 juin 2015, le FC Barcelone remporte sa cinquième Ligue des champions contre la Juventus (3-1) dans le stade olympique de Berlin avec un quatuor défensif composé de Dani Alves, Gerard Piqué, Javier Mascherano et Jordi Alba. Depuis la fin de cette association, les défenseurs blaugrana ont pris la mauvaise habitude de s’effondrer durant les soirées cruciales de C1. Entre la défaite improbable à Rome en 2018 (3-0), la déroute d’Anfield en 2019 (4-0), le lourd revers face au Bayern l’année suivante (2-8) et la démonstration de Kylian Mbappé au Camp Nou en 2021 (1-4), le rêve de Lionel Messi de ramener une sixième coupe aux grandes oreilles n’a jamais pu se concrétiser.

La nouvelle génération emmenée par Lamine Yamal et Pedri connaît les mêmes peines : quand la pression s’accentue, la défense passe au travers. En 2024, Ronald Araújo a récolté un carton rouge en quarts de finale retours contre le PSG, handicapant ainsi ses coéquipiers pour le reste de la partie (défaite 1-4). L’année dernière, c’est l’Inter qui finit par faire plier les arrières barcelonais au terme de deux demi-finales prolifiques (7-6 scores cumulés). Pour cette campagne 2026, c’est au tour de Pau Cubarsí de succomber à la malice de Giuliano Simeone, l’ailier de l’Atlético de Madrid, en prenant une biscotte rouge au pire moment. Les joueurs se succèdent, mais la situation ne s’arrange pas. Alors, il ne reste plus qu’à créer le défenseur ultime, capable de rassurer tout le monde et d’offrir au Barça l’assurance nécessaire pour goûter au parfum du sacre en Ligue des champions.


→ Les cheveux de Carles Puyol

Depuis la retraite de l’homme aux cheveux longs en 2014, le FC Barcelone manque d’un taulier en défense. Un type à la détermination implacable et avec une excellente discipline tactique. Cette arrière-garde manque surtout d’un gars charismatique ! Pour tricher, quoi de mieux qu’une touffe légendaire marquant les esprits et effrayant les attaquants adverses ? L’emblématique numéro 5 originaire de La Pobla de Segur, bien trop occupé avec le padel, s’approche progressivement des 50 ans et ne pourra pas signer un retour dantesque à la maison. David Luiz ? Laissons-le s’amuser à Pafos. Non, la solution s’appelle Wout Faes pour casser un peu avec l’image des gentils garçons bien coiffés. Le football, c’est bien secondaire.

→ La taille de Gerard Piqué

Le piège du hors-jeu, l’élégance, les sorties de balle, c’est bien gentil tout ça, mais elle est où la grande tige de la défense dans l’équipe de Hansi Flick ? C’est simple, ce bon vieux Ronald Araújo est le seul défenseur du Més que un club à dépasser le mètre 90 (1,92 mètre, pour être précis). Pau Cubarsí, c’est 1,84 mètre ; Eric Garcia, c’est 1,82 mètre ; Andreas Christensen, c’est 1,87 mètre ; Gerard Martin, c’est 1,86 mètre. Sérieusement, l’auteur de ces lignes aurait presque sa place au milieu de cette bande. Il est vrai que l’équation n’est pas évidente pour le Barça, puisque selon le très sérieux donnéesmondiales.com, la taille moyenne des hommes espagnols est de 1,76 mètre (82,8 kilos et 26,8 d’IMC pour info). Il reste soit à se tourner vers les Pays-Bas (1,84 mètre en moyenne pour les garçons), soit vers le dénommé Matthew Casey, un défenseur anglais de 26 ans culminant à 2,04 mètres. La bonne nouvelle, c’est qu’il est libre depuis son départ de Gosport Borough en 2023 !

→ Le pied gauche de Jérémy Mathieu

Oui, le Barça peut être nostalgique d’un homme qui est aujourd’hui employé chez Intersport. Oui, le Barça peut être nostalgique de Jérémy Mathieu, sa carrure, sa fiabilité, son pied gauche, en bref tout ce qui faisait la force de l’ancien Toulousain. Cubarsí, Garcia, Christensen et Araújo ont tous le même défaut : ils sont droitiers ! Comme 90% de la population environ, ce qui rend cette défense terriblement banale. Il reste bien la patte gauche de Gerard Martin, mais ce dernier n’est pas un pur défenseur central comme pouvait l’être Jérém’ Math’. Entre 2014 et 2017, celui qui était parfois injustement moqué à l’époque a facturé plus de 90 apparitions sous le maillot blaugrana et s’est forgé un bon petit palmarès que ne refuserait aucun des joueurs cités plus haut : 2 Liga, 2 Coupes du Roi, 1 Ligue des champions et aussi la Supercoupe d’Espagne, celle d’Europe et la Coupe du monde des clubs. Allez, 40 millions d’euros sur Rasmus Nicolaisen, et on en parle plus.

→ La culture de la gagne de Fàbregas

Du calme, rien à voir avec Cesc qui fait du beau boulot à Côme, mais qui ne ressemble en rien à un défenseur. Là, on cause de Ludovic, ce beau bébé de 1,98 mètre et 100 kilos surnommé Tchiqui (ou Wolverine par les fans de Marvel). Côté pratique : le bonhomme connaît Barcelone comme sa poche pour avoir été la terreur des gymnases entre 2018 et 2023, avant de revenir dans la ville du parc Güell l’été dernier. Côté très pratique : le type est un immense winner. Le Mondial, l’Euro et les JO avec l’Espagne ? C’est dans la poche. La Ligue des champions ? Il a trois médailles d’or avec Barcelone. Le championnat d’Espagne ? Une formalité avec une manita de trophées. Qu’est-ce qu’il attend, Joan Laporta ?

→ La fiabilité de Pep Guardiola

Si le Barça de Flick met la main sur un défenseur aussi régulier, fiable et déterminé que ce cher Pep Guardiola quand il doit défendre la Catalogne et son indépendance, on est parti pour un règne de dix ans sur le football européen. Des candidats ?

En direct : Atlético de Madrid - FC Barcelone (0-0)

Par Cheickné Traoré

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