S’abonner au mag
  • Serie A
  • Analyse
  • Milan AC

Milan réactive le rouleau-compresseur

Eric Maggiori
5' 5 minutes
12 Réactions
Milan réactive le rouleau-compresseur

Ils sont partis au ralenti, ils ont perdu, ils ont obtenu des matches nuls laborieux. Et puis, ils se sont réveillés. Le Milan AC est en train de revenir en très grande forme, mais pas forcément avec les protagonistes que l’on attendait. Objectif ? Première place.

Massimiliano Allegri n’en a jamais douté. Son équipe est au-dessus des autres. Présomptueux, l’ancien coach de Cagliari ? Pas vraiment. Champion incontesté l’an dernier, le Milan AC est reparti avec les mêmes cartes en main. Donc les mêmes objectifs. Donc les mêmes résultats. Évidemment, cela ne s’est pas réellement passé de cette façon, sinon, cela n’aurait pas été rigolo. Lors des premières journées de championnat, Milan prend un bouillon incroyable contre le Napoli (défaite 3-1) et passe tout près de la correctionnelle contre la Lazio (nul arraché après avoir été mené 2-0) et contre l’Udinese (1-1). Résultat : deux misérables points au terme de la troisième journée.

Et cela ne s’arrange pas lorsque la Juve, en patron, donne une leçon au champion en titre. Les Bianconeri s’imposent 2-0, avec deux buts en fin de rencontre, mais après avoir dominé l’intégralité du match. Heureusement, après cette défaite, la trêve internationale intervient pour donner un peu d’air aux Milanais. L’heure de faire un premier bilan et de tirer quelques conclusions. Allegri, bien connu pour son calme olympien, tape légèrement du poing sur la table. Pas trop fort, tout de même. Il pointe du doigt sa défense, beaucoup trop perméable et qui « encaisse trop de buts » , mais tente de relativiser en mettant ce faux départ sur le compte des nombreuses absences. Les dirigeants rossoneri le laissent agir. La confiance est reine, au royaume du Milan AC.

Illustres retours

Pendant la trêve, Allegri est néanmoins confronté à un nouveau problème à distance. Celui de Zlatan Ibrahimovic, qui déclare qu’il n’a plus la même motivation qu’auparavant. Les médias s’emballent, et voient déjà le joueur partir au Real Madrid ou à Manchester City. Allegri laisse couler, et attend que le joueur rentre de Suède pour s’expliquer avec lui. La discussion avant tout. La trêve permet au technicien de prendre son temps pour « limer quelques défauts » , et récupérer certains joueurs blessés. A la veille du match contre Palerme, lors de la reprise du championnat, Allegri prévient. « Nous venons de vivre deux semaines de très bon travail au cours desquelles nous avons récupéré beaucoup de joueurs blessés et nous avons corrigé ce qu’il fallait corriger. Maintenant, il faut confirmer tout ça en gagnant, impérativement » . Et l’impératif devient indicatif. Milan corrige Palerme (3-0) et dissipe les doutes. Robinho, revenu de blessure, marque, Cassano aussi, et Ibra, lui aussi de retour, change le visage offensif de l’équipe. La victoire face au BATE Borisov (2-0), en Ligue des Champions, donne de la continuité aux résultats, et permet surtout à Milan d’enchaîner deux victoires pour la première fois de la saison. Bon pour les chiffres. Et pour le moral.

Ruud Nocerino et Marco van Ibra

Chose étonnante, pour relancer sa course vers la première place, le Milan AC ne s’appuie pas forcément sur ceux que l’on pourrait attendre. Gattuso, Ambrosini, Pato, Thiago Silva : certains points fixes de la saison passée sont out, et, donc, laissent le champ libre à de nouveaux protagonistes. Parmi eux, Antonio Nocerino. Arrivé lors du dernier jour du mercato, l’ancien de Palerme semblait destiné à faire banquette. Finalement, il est en passe de s’imposer comme un véritable titulaire, et les quatre buts qu’il vient d’inscrire lors des trois dernières journées de championnat (dont un triplé face à Parme, hier) ne risquent pas d’aider à le déloger de son poste.

L’autre homme en forme, c’est Kevin-Prince Boateng. Déjà important l’an dernier, et pas seulement pour son moonwalk le soir de la fête pour le Scudetto, le Ghanéen est en train de vivre une période extraordinaire. Il n’y a qu’à regarder ses derniers buts pour le comprendre. Frappes du droit ou du gauche : quoi qu’il arrive, cela termine toujours dans la lucarne. Le joueur a sorti Milan d’un joli pétrin dimanche à Lecce (il entre à la pause et inscrit 3 buts en 15 minutes alors que son équipe est menée 3-0) et fait ainsi comprendre à son coach qu’il ne peut actuellement pas se passer de lui. Certains, dans le clan milanais, le comparent même à Ruud Gullit. Avec Ibra Van Basten à ses côtés, retour vers le futur ?

« Montrer un autre visage »

Une efficacité retrouvée (11 buts inscrits en 3 matches, Milan a désormais la meilleure attaque de Serie A), une défense pas encore irréprochable, Allegri est, petit à petit, en train de retrouver le Milan qu’il souhaite. Et qu’il aime. La victoire obtenue contre Parme, hier, doit notamment servir à faire prendre conscience aux joueurs qu’ils sont toujours aussi forts, et que la première place du classement, malgré le départ laborieux, n’est qu’à deux points. « Oui, c’est un résultat important pour donner de la continuité. Le classement est en train de se dessiner, et il est impératif pour nous de rester dans les premières positions. A présent, l’important, c’est de récupérer la première place. Nous pouvons y arriver, et même avant la trêve » assure Allegri aux micros de Sky après la rencontre.

Or, la trêve, c’est dans dix jours. Milan devra d’abord se déplacer à Rome pour y affronter la Roma, avant de recevoir Catania, invaincu depuis le 21 septembre. Le coach a été clair avec ses joueurs : faire moins que six points serait une contre-performance. Et le match contre la Roma, samedi, va permettre d’en savoir plus sur une équipe rossonera qui a perdu ses deux premières confrontations avec des adversaires directs (Naples et Juve). « Il y a encore des choses que nous devons améliorer. Quand nous allons affronter des équipes qui jouent le titre, comme la Roma par exemple, nous devrons désormais montrer un autre visage » avertit le bon Max. Un autre visage ? Pas besoin d’aller chercher bien loin : les grands chocs de la saison passée devraient servir d’inspiration. De bonne inspiration, même.

Lucas Digne, gare aux angles morts

Eric Maggiori

Commentaires

Les membres ont posté 12 commentaires sur cet article. Participez à la discussion en vous connectant .


À lire aussi
Les grands récits de Society: Qui a tué Tupac Shakur?
  • Grand Récit
Les grands récits de Society: Qui a tué Tupac Shakur?

Les grands récits de Society: Qui a tué Tupac Shakur?

Le 7 septembre 1996, à Las Vegas, une Cadillac blanche avec quatre hommes à bord s'arrêtait à hauteur de la BMW de Tupac et tirait sur le rappeur star. Vingt-huit ans plus tard, alors que l'aura du musicien n'a jamais été aussi grande et que les théories les plus folles sur son meurtre continuent de tourner, qu'en reste-t-il? Pour le savoir, enquête sur le destin tragique des quatre suspects, à quelques mois du procès de l'un d'entre eux.

Les grands récits de Society: Qui a tué Tupac Shakur?
Articles en tendances
Logo de l'équipe Espagne
Jour de défaite nationale
  • Mondial 2026
  • Demies
  • France-Espagne (0-2)
Jour de défaite nationale

Jour de défaite nationale

Jour de défaite nationale




C'est une putain de bonne question !

La Coupe du monde des Bleus est-elle un échec ?

Oui
Non
Fin Dans 3j
77
36
02
Revivez France-Espagne (0-2)
Revivez France-Espagne (0-2)

Revivez France-Espagne (0-2)

Revivez France-Espagne (0-2)

Nos partenaires

  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.