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PSG : la victoire des talents

Par Tom Binet
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PSG : la victoire des talents

Le PSG est un collectif, mais pas que. Les coups de génie de Bradley Barcola, Ousmane Dembélé, Vitinha ou Khvicha Kvaratskhelia contre Chelsea sont venus nous le rappeler : si le champion d’Europe en titre est une grande équipe, c’est aussi grâce au talent individuel des joueurs qui la composent.

Il est donc possible de débouler sur la pelouse à la 62e minute d’un match où quatre buts ont déjà été marqués et repartir malgré tout avec le trophée d’homme du match bien calé sous le bras. Voici la démonstration offerte par Khvicha Kvaratskhelia ce mercredi soir au Parc des Princes face à Chelsea. Pour cela, il faut offrir une passe décisive bien sentie, assortie d’un doublé de haut vol, à l’instar de ce premier pion d’un pétard enroulé devenu une spécialité du Géorgien.

« Je suis heureux d’avoir pu aider l’équipe et d’avoir gagné contre Chelsea », se contentait de commenter le numéro 7 parisien auprès de Canal+, plus à l’aise balle au pied que devant un micro. L’équipe, encore et toujours l’équipe. Un credo auquel le PSG se raccroche depuis la saison dernière – et notamment le départ de Kylian Mbappé. Mais au-delà du discours, le récital de l’ancien napolitain, comme les coups de génie de ses coéquipiers avant lui, rappelle que c’est aussi le talent individuel qui fait régulièrement gagner le club de la capitale.

Tout avait commencé après une dizaine de minutes à peine, quand Barcola venait faire rugir une première fois le Parc des Princes d’une demi-volée sublime sous la barre. Son premier but européen depuis le 19 février 2025, après dix-sept matchs sans marquer en C1. « Ça faisait longtemps que je travaillais pour marquer à nouveau en Ligue des champions donc je suis vraiment content, confiait-il après coup en zone mixte avant de décortiquer la prestation des troupes. C’est vraiment un de nos matchs référence, parce qu’on a joué collectivement du début à la fin. Je pense qu’on a tous pris du plaisir à jouer. C’est un match à garder. »

De talent, le gamin de Lyon en est pétri. Tout comme Dembélé, qui plutôt que de décaler Achraf Hakimi préfère faire danser Wesley Fofana pour s’offrir un nouveau golazo en 2026, supplément spectacle. Idem pour Vitinha : petit contrôle du gauche pour se monter le ballon, lob pied droit par-dessus le pauvre Filip Jörgensen.

Des individualités pour compenser la perte de contrôle ?

Si le public du Parc des Princes devra se gratter la tête au moment de choisir son but préféré, la qualité des différentes propositions sur la table rappelle qu’à défaut de s’en remettre à une seule individualité, ce PSG dispose de joueurs qui en ont sous la semelle. « Il n’y a pas beaucoup de Barcola ou de Kvara en Premier League, c’est une équipe vraiment extra », ne pouvait que constater Liam Rosenior, qui connaît bien les Parisiens, en conférence de presse.

Il faut au moins cela pour marquer cinq fois en neuf tirs (et un total de 0,87xG) et compter désormais treize buteurs différents dans cette campagne européenne (plus haut total parmi les clubs engagés). « L’équipe cherche à s’améliorer tout le temps, on est habitués à jouer ce type de match et aujourd’hui on a montré qu’à chaque fois qu’ils ont égalisé on a continué à jouer de la même manière, savourait pour sa part Luis Enrique au micro de Canal+. Nous sommes une équipe qui lutte tout le temps et cherche à jouer l’attaque. »

Face aux Blues, le tacticien asturien pourra se féliciter d’avoir vu ses attaquants faire feu de tout bois – pas vraiment une habitude maison – pour compenser une maîtrise des événements une nouvelle fois loin d’être optimale. Le rouleau compresseur emportant tout sur son passage au printemps 2025 (sans oublier de s’en remettre, déjà, aux coups de patte d’un Dembélé en état de grâce ou autre homme providentiel) a disparu. Et l’impression de contrôle presque totale avec, en témoignent les deux buts concédés ce mercredi soir sur des erreurs défensives. Les individualités peuvent-elles alors devenir une arme à même de permettre aux Parisiens de compenser ce qu’ils ont perdu ailleurs ces derniers temps ? Leur salut devra-t-il passer par des exploits individuels de l’un ou l’autre de leurs attaquants hors du commun pour continuer à rêver d’un doublé historique sur la scène européenne ? Pas grand monde ne s’en plaindrait, même s’il faudrait – légèrement – revoir le narratif.

Liam Rosenior : « Tant qu’il y a un match retour, il y a de l’espoir »

Par Tom Binet

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