Quatre jours après sa défaite à Rennes, le PSG s’est relevé d’un début de match cauchemardesque à Monaco pour prendre une option sur les huitièmes de finale de la Ligue des champions (2-3). La sortie sur blessure d’Ousmane Dembélé a permis à Désiré Doué, impliqué sur les trois buts parisiens, de rappeler ce qu’il savait faire.
Buts : Balogun (1re, 18e) pour l’ASM // Doué (29e, 67e), Hakimi (41e) pour le PSG
Expulsion : Golovin (48e) pour l’ASM
Qui a dit que la Ligue 1 n’était pas spectaculaire ? Ce n’était pas un match de championnat de France, ce mardi soir à Louis-II, mais la rencontre 100% Ligue des talents entre Monaco et le PSG aura accouché d’un scénario qu’on n’aurait pas imaginé. Il y aura eu tous les ingrédients d’un match de foot : des banderoles hostiles contre la direction de l’ASM dans toutes langues, un but dès les premières secondes, un braquage en règle, un péno raté, un carton rouge et surtout un type revanchard pour priver Monaco d’un ballottage favorable avant la deuxième manche au Parc des Princes (2-3).
La leçon d’efficacité de Monaco
Un pion à la 55e seconde et ce sont tous les nostalgiques du but en clair avant les grésillements sur la vieille télé qui sont heureux. Sauf les supporters parisiens, qui étaient à peine revenus du frigo ou de l’instant pipi quand ils ont vu que leur équipe était déjà menée. Les champions d’Europe, réunis en cercle pour se remonter à quelques secondes du coup d’envoi, ont oublié que la rencontre avait commencé. À l’image de Nuno Mendes, à l’ouest sur sa transversale permettant aux Monégasques de faire courir le ballon côté gauche jusqu’à Aleksandr Golovin, précis pour centrer sur la tête de Folarin Balogun, seul face à la cage (1-0, 1re).
Un tir, un but. Deux tirs, deux buts. L’ASM ne voyait plus le ballon ni le jour quand l’attaquant américain a pu combiner avec Maghnes Akliouche, finalement remis, pour claquer son doublé face à Matveï Safonov, qui pouvait peut-être faire mieux (2-0, 18e). Une leçon d’efficacité avec… 10% de possession, sous les yeux de Paul Pogba, qui avait checké tout ce petit monde dans les couloirs, et d’Adrien Rabiot.
Les deux internationaux français ont été servis par le spectacle et les rebondissements dans un premier acte ébouriffant. C’était même le scénario rêvé pour voir ce que les Parisiens avaient dans le ventre après leur défaite à Rennes et les petites secousses médiatiques assez classiques avant un match de Ligue des champions. Il y a eu des gargouillis chez Wout Faes comme Vitinha : le premier a fait n’importe quoi en se ratant devant Khvicha Kvaratskhelia avant de concéder un penalty ; le second est tombé sur Philipp Köhn pour un nouveau péno non transformé du PSG (22e).
Signé Désiré Doué
Luis Enrique a commencé à se dire que les ennuis étaient de retour pour son PSG : incertain avant la partie, Ousmane Dembélé est sorti touché dès la 26e minute et a tapé dans la main de Désiré Doué, pas mal critiqué ces dernières semaines. Ce qui était un coup dur s’est imposé comme un tournant positif pour les Parisiens. Il est impossible de prédire quelle tournure auraient prise les évènements si le Ballon d’or était resté sur le terrain, mais son copain Golden Boy a changé beaucoup de choses, en sonnant la révolte et en se retrouvant sur tous les buts parisiens. Son deuxième ballon aura été le bon, avec un tir croisé du gauche tendu impossible à rattraper pour Köhn (2-1, 29e) et une célébration les deux mains sur les oreilles pour répondre aux sceptiques.
La belle séquence collective monégasque ne pouvait pas éclipser la domination parisienne et empêcher Doué de jouer au héros, cette fois dans le bon sens. L’ancien Rennais, qui avait légèrement accroché Vanderson au départ de l’action, a encore fait parler sa puissance pour solliciter le portier monégasque, laissant Achraf Hakimi surgir pour marquer devant un Caio Henrique bayant aux corneilles (2-2, 41e). Pour espérer passer la pause devant, il aurait fallu que Simon Adingra retrouve ses pieds du week-end (ou ne joue pas face à Nantes).
De 2-0 à 2-2, c’est comme si cette ASM avait laissé passer sa chance de prendre une option à l’issue de la première manche, surtout que Golovin a décidé de ramasser son deuxième carton rouge en quatre jours en laissant glisser ses crampons sur la jambe de Vitinha : chaussette arrachée et VAR à la rescousse d’un arbitre qui n’avait sorti qu’un jaune pour voir Monaco passer à dix dès le retour des vestiaires (46e).
C’est devenu trop dur pour les garçons du Rocher, résistant comme ils l’ont pu et essayant de contenir un Doué en feu. La preuve par deux pour le double D, à la conclusion d’une merveille collective des Parisiens pour mettre le PSG devant (2-3, 67e). En infériorité numérique, la bande de Sébastien Pocognoli se contentera surtout de ne pas en avoir encaissé davantage (même si elle aurait pu bénéficier d’un péno pour une main de Marquinhos dans la surface), grâce à des maladresses parisiennes (Vitinha) et des arrêts de Köhn (coucou Barcola) dans une rencontre qu’ils ont terminé avec 20% de possession. Un miracle au Parc mercredi prochain ? Impossible n’est pas la Ligue 1.
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