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Comment gérer deux semaines sans jouer avant la finale pour le PSG ?

Par Tom Binet
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Comment gérer deux semaines sans jouer avant la finale pour le PSG ?

Battu sans se fouler par le Paris FC dimanche soir en clôture de la Ligue 1, le PSG dispose désormais de deux semaines pour préparer sa finale de Ligue des champions contre Arsenal. Forcément un avantage face à des Gunners obligés de batailler pour le titre pendant ce temps-là ?

« Je suis sûr que l’on va être compétitifs contre Lens et le Paris FC, mais l’objectif désormais, c’est le match du 30 mai. » Dans les faits, la préparation des Parisiens aura commencé avant même le coup de sifflet final du championnat. Dans la foulée de la victoire contre Brest, Luis Enrique ne s’en cachait d’ailleurs pas : malgré deux matchs de Ligue 1 restants (sans grand enjeu), toutes les pensées seraient désormais focalisées vers Budapest. Résultat, Willian Pacho, Nuno Mendes et Achraf Hakimi ont passé la semaine au frigo. Et maintenant, on fait quoi pendant quinze jours ?

Du rythme, du rythme, du rythme !

C’est une drôle de saison qu’auront vécue les joueurs du PSG. Peu ou prou privés de préparation l’été dernier, vainqueurs de la Supercoupe d’Europe avec à peine une semaine d’entraînement dans les pattes, les voilà qui bénéficient de leur plus longue période sans compétition (après la trêve hivernale) juste avant le dernier match de la campagne. Avec le risque de perdre le peu de rythme qu’ils auront réussi à trouver en chemin ? « Il faut voir la forme d’un joueur comme un train lancé, image Didier Bouillot, préparateur physique passé notamment par le PFC ou Le Mans, pas du tout inquiet. Il faut du temps pour atteindre un état de forme optimal, comme un train pour atteindre sa vitesse de croisière. En revanche, une fois qu’il l’atteint, il y a une inertie. Même si vous coupez les moteurs, plus de matchs et plus d’entraînement, le train garde sa vitesse. Là, le train est archi lancé. »

Il faut voir la forme d’un joueur comme un train lancé. Même si vous coupez les moteurs, il garde sa vitesse.

Didier Bouillot

Luis Enrique et son staff vont donc pouvoir se concentrer sur ce qu’ils auront fait de mieux cette saison : la gestion des organismes. À commencer par un peu de repos. Une méthode qui peut surprendre avant un tel rendez-vous, mais déjà éprouvée par le tacticien asturien. « C’est le pacte qu’il passe avec ses joueurs, défend Bouillot. Ce dont ils ont le plus besoin, ce n’est pas de se rassurer physiquement, mais de ressources mentales. S’ils ont été en pointillé cette saison, c’est parce qu’ils n’ont jamais eu de repos. Concrètement, ils vont faire des entraînements très courts, en intensité, et du travail tactique. » Histoire que personne ne finisse par trouver le temps long du côté du Campus.

Un programme déjà déroulé par Enrique lui-même après la victoire contre Brest : « On va préparer un match amical entre nous pendant le week-end avant la finale. On va essayer d’avoir un peu de repos, et des moments d’entraînement intenses. Un petit peu de tout. » Sans oublier un suivi individualisé déjà en place ces derniers mois pour s’adapter au mieux à l’état de forme de chacun. Le cas d’Achraf Hakimi, sorti blessé lors du match aller face au Bayern et qui prendra l’avion pour Budapest après un mois sans jouer, peut interroger. « C’est une machine, tempère immédiatement Bouillot. Il peut reprendre le cours de sa saison et retrouver tout de suite un niveau de forme exceptionnel. On n’a pas affaire à un joueur lambda. Quand je vois ce qu’il produit en match et la répétition, je ne suis pas très inquiet. »

« La meilleure des choses qui puissent leur arriver »

Si ces deux semaines de pause ne devraient donc pas couper les jambes des champions d’Europe en titre, peuvent-elles constituer un véritable avantage dans l’approche de cette finale ? Pendant que Khvicha Kvaratskhelia et ses petits copains seront occupés à barboter dans leurs bains froids du Campus de Poissy, leurs futurs adversaires devront lutter de toutes leurs forces en Premier League. Avec un dernier rendez-vous probablement décisif à Crystal Palace le 24 mai, soit six petits jours avant la finale. « Pour le PSG c’est salutaire. C’est la meilleure des choses qui puisse leur arriver compte tenu du contexte, se réjouit encore Didier Bouillot. Pour Arsenal, cela peut constituer une sorte de handicap au sens où les deux objectifs sont prioritaires pour eux. Je pense qu’ils ne commenceront à réfléchir à ça que le mardi (26 mai, NDLR). C’est tellement important pour eux d’être champions, il y a une forme de pression que le PSG n’a pas à gérer. »

Pour Arsenal, cela peut constituer une sorte de handicap. C’est tellement important pour eux d’être champions.

Didier Bouillot

Au-delà de l’euphorie psychologique qu’un premier sacre national depuis 22 ans pourrait offrir aux Gunners, les jambes pourraient être un peu plus lourdes. Mais attention tout de même à ne pas s’imaginer que ce facteur pourrait être décisif. Bouillot : « Je ne m’avancerai pas sur cette question-là. On pourrait penser que ça peut jouer en leur défaveur, mais s’ils en sont là, c’est qu’ils ont fait tout ce qu’il fallait. Ce n’est pas au moment où on sent qu’on peut terminer le travail après tous ces efforts que l’on va se relâcher. » Le sort de cette rencontre ne se décidera donc pas avant de voir les protagonistes se bastonner pendant 90 minutes (ou plus si affinités) sur la pelouse de la Ferenc-Puskás Arena sous les yeux du monde entier. « La préparation de cette finale vient tout au long de cette saison, élargissait pour sa part Marquinhos dimanche soir dans les coursives de Jean-Bouin. On ne joue pas une finale de Ligue des champions tous les ans, ce n’est pas la préparation qui va nous embêter. »

Un duo bien connu aux commentaires de la finale PSG-Arsenal sur M6

Par Tom Binet

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