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Le Bayern Munich ne rate pas sa première

Par Charles Alf Lafon
4' 4 minutes
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Le Bayern Munich ne rate pas sa première

Pour la reprise de la Bundesliga, le Bayern a fait le job contre Mönchengladbach avec une victoire 3-1. Joueurs et enthousiasmants au début, au point de mener 2-0 au bout d'un quart d'heure, les Bavarois ont ensuite baissé le pied et déroulé. Et fait plein de passes.

Bayern Munich – Borussia Mönchengladbach 3-1Buts : Robben (10e), Mandžukić (15e), Alaba (69e) pour le Bayern. Dante (csc) 40e pour Mönchengladbach

Après s’être fait marcher dessus par le BVB en Supercoupe, Pep a décidé d’arrêter les conneries pour sa première en Bundesliga. Première conséquence, en 6, Raus Tiago, Willkommen Schweinsteiger. Bon, en vrai, l’Espagnol était malade. Le Bayern se présente donc dans une forme très semblable à celle qu’on a pu voir la saison dernière, simplement déployé dans le nouveau 4-1-4-1 que le Catalan semble décidé à imposer. Au milieu, devant l’ancienne idole de Biactol, on retrouve Kroos et Müller. Javier Martinez se retrouve sur le banc, comme Götze, blessé. Sur les côtés, on retrouve bien évidemment la paire Robbéry. En face, le Borussia Mönchengladbach de Lucien Favre, huitième l’an dernier, se présente à l’Allianz Arena en 4-2-3-1 avec le nouveau venu Max Kruse en pointe, et à sa gauche, le toujours sémillant Juan Arango.

Ribéry chaud bouillant

Les Bavarois démarrent pied au plancher, confisquent la balle et jouent très haut. Mais que ceux qui craignent d’avoir affaire à un Barça bis se rassurent. Les tenants du titre savent encore centrer, à l’image d’un Robben intenable. Et Mandžukić est un type capable de prendre un ballon de la tête devant. Pourtant, c’est sur une action presque estampillé Guardiola que le Bayern ouvre le score. Dès la dixième minute, Schweini récupère dans le rond central un dégagement raté de Ter Stegen et transmet immédiatement à Ribéry. Le Français lève la tête et adresse un amour de balle piquée dans le dos de la défense à l’intention de Robben, qui n’a plus qu’à conclure l’offrande du bout du pied. Le 2-0 intervient moins de cinq minutes plus tard, dans un style beaucoup moins académique. Coup franc de Robben côté droit dans la boite, Ribéry se jette pour reprendre, Ter Stegen repousse, et Mandžukić n’a plus qu’à la pousser au fond.
On se dit alors que c’est parti pour être un massacre. D’autant plus que Ribéry semble en mode Ballon d’or, avec des dribbles à casser quatre pattes à un canard. Les champions d’Europe se font plaisir, à grands coups de passes redoublées et de transversales de 40m. Sauf que derrière, c’est tout pataud. Neuer doit d’abord claquer une très grosse parade sur une frappe à bout portant. Et ce qui devait arriver arriva. Sur un centre d’Arango, Dante, sûrement gêné par sa touffe, s’emmêle les pinceaux et marque dans le mauvais but. Du coup, le Bayern s’énerve et il faut un Ter Stegen ninja pour que le score en reste là jusqu’à la mi-temps.

Jeu de mains, jeu d’Espagnol.

La deuxième période commence sur les mêmes bases : le Bayern s’amuse, Kaiser Franck est beaucoup trop fort. C’est bien simple, tous les ballons passent par lui et il en fait toujours quelque chose d’intéressant. À côté de ça, il ne se passe pas grand-chose. En tout cas, bien moins qu’en première mi-temps. Finalement, on a bien affaire à un Barça bis. Il faut attendre la 66e pour voir la rencontre basculer franchement dans le burlesque. Sur une action a priori anodine dans la surface, Dominguez touche la gonfle de la main. Pénalty. Müller tire. Ter Stegen dévie magnifiquement. Corner. Re-main de Dominguez, qui croit jouer à Kiel avec Thierry Omeyer. Re-péno. Alaba s’y colle. Avec succès.

Dans la foulée, visiblement émoussé, Schweini cède sa place à Kirchhoff, fraichement débarqué de Mayence. Il ne se passe rien. C’est ensuite au tour de Rafinha de remplacer Müller, faisant monter Lahm d’un cran. Encore rien. Toni Kroos in, Javi Martínez out. Toujours rien. Le Bayern semble satisfait du résultat et n’attaque plus vraiment, se contentant de faire tourner, alors que Gladbach ne réussit pas une passe dans la moitié de terrain adverse. Autant dire qu’on s’emmerde un peu. Un constat qui dure jusqu’à la fin. Pep Guardiola s’en fout. Il est content des 90% de passes réussies de son équipe. Et puis un peu des trois points.

« Dans ces moments, il n’y a plus de Flamands ou de Wallons, on est tous ensemble  »

Par Charles Alf Lafon

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