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La nuit de Julián Álvarez

Par Adel Bentaha
3' 3 minutes
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La nuit de Julián Álvarez

Auteur d’un doublé face à la Croatie (3-0), Julián Álvarez a été le grand artisan de la qualification argentine en finale de cette Coupe du monde.

Ce mardi soir, si l’Argentine peut saluer la jolie prestation de Lionel Messi, elle peut surtout applaudir la performance majuscule de Julián Álvarez, grand bonhomme du succès albiceleste. Un penalty provoqué, deux buts et une place en finale. Rien que ça.

Álvatres

Les attaquants provoquent souvent leur destin. Pour Álvarez, il a suffi de deux accélérations plein axe, d’un alignement hasardeux de la défense croate et d’un sens du but inné pour mettre les siens dans les meilleures conditions. La réussite maximale d’un garçon aimanté par le but, à l’image de son démarrage express dans le dos de Dejan Lovren, forçant Dominik Livaković à une sortie pas vraiment maîtrisée pour l’ouverture du score. Scénario reproduit dans la foulée, sur une action similaire, de laquelle sortira une série de contres favorables (pleins de bonne volonté) et un break réalisé avant la mi-temps.

Le festival conclu à l’heure de jeu, cette demi-finale est venue résumer la palette offensive de Julián Álvarez. Un buteur pur-sang, numéro 9 dans le dos, sans fioritures. Avec quatre buts au compteur (provisoirement), le Cordobés s’installe ainsi sur le podium des meilleurs artificiers de ce Mondial. Comme une montée en puissance programmée. Car pour l’Araña (l’Araignée, son surnom en VF), l’atout principal réside surtout dans cette optimisation des statistiques : 85% de ballons touchés dans la surface et une moyenne de deux tirs tentés par match depuis l’entame du tournoi. Finalement, l’efficacité caractéristique d’un attaquant « à l’argentine » , que l’on pensait perdue pour de bon.

Argentin léthal

Il faut dire que si l’Albiceleste s’est mise (légitimement) en mission pour le capitaine Messi, elle a surtout pu se reposer sur la présence d’un buteur de métier. Laissé sur le banc en entame de tournoi, à la faveur de Lautaro Martinez, facilitateur de jeu, mais moins borné à marquer, Álvarez se sera contenté de peu, pour engendrer beaucoup. Un sacrifice tactique siglé Lionel Scaloni, conscient de ne pas nécessiter grand monde à la construction, mais légèrement plus à la finition. Dans la lignée des miettes grappillées par Álvarez à Manchester City. Vingt rencontres disputées pour huit titularisations seulement, et malgré tout, sept buts inscrits dans le sillage d’Erling Haaland.

Des chiffres sérieux, justifiant finalement ce rendement mondialiste. Depuis plusieurs années, l’Argentine aura effectivement eu les plus grandes difficultés pour trouver la constance nécessaire aux avant-postes (Darío Benedetto, Lucas Pratto, Mauro Icardi) et à capitaliser le plein potentiel de Sergio Agüero ou Gonzalo Higuaín. Dès lors, si certains évoqueront la culture de l’instant, difficile donc d’omettre la dynamique entreprise avec Julián Álvarez sous la tunique ciel et blanc. Et d’arracher les toiles d’araignée ce dimanche, pour la plus grande sortie de sa carrière.

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