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Et Naples créa Kvaradona

Par Raphaël Brosse et Maxime Renaudet, à Naples
Bronzage agricole géorgien.
Bronzage agricole géorgien.

Dribbleur né et gendre parfait, Khvicha Kvaratskhelia, 22 ans, est le facteur X de l'irrésistible Napoli de Luciano Spalletti. De la Campanie à Tbilissi, portrait du phénomène géorgien que Naples n’a pas tardé à rebaptiser Kvaradona.

À Naples, l’été 2022 s’achève en même temps qu’un chapitre se referme. Piliers des Partenopei pendant des années, Kalidou Koulibaly, Lorenzo Insigne ou Dries Mertens, pour ne citer qu’eux, voguent vers d’autres horizons. Dans ce contexte, on imagine alors très mal le club de Campanie aspirer à mieux que ce qu’il propose depuis plusieurs saisons, à savoir lutter pour les accessits européens en Serie A et tenter de s’extirper des poules en Ligue des champions. En étant suffisamment performant pour espérer, mais pas assez pour garnir l’armoire à trophées. Six mois plus tard, force est de constater que la bande de Luciano Spalletti est l’équipe la plus sexy d’Europe. Solide leader du championnat italien (15 points d’avance et une seule défaite après 23 journées), le Napoli a survolé sa poule en C1 et fait figure d’outsider très sérieux pour le sacre au moment de se rendre à Francfort, ce mardi. Grâce à qui ? On peut évidemment citer Victor Osimhen, Kim Min-jae, ou les milieux de terrain Stanislav Lobotka et André-Frank Zambo Anguissa. Mais le vrai patron, celui qui donne tout son sel à la folle saison napolitaine, s’appelle Khvicha Kvaratskhelia.

C’est une belle carte postale pour notre pays, et c’est une chance qu’il soit venu ici.

Renata, commerçante napolitaine

Un patronyme particulièrement difficile à prononcer pour le commun des mortels, ce qui incite le président Aurelio De Laurentiis à l’appeler « Zizi ». La presse et certains supporters des Azzurri ont quant à eux opté pour deux sobriquets bien plus évocateurs : « Kvaradona » et « Kvaravaggio ». Deux références à Diego Maradona et au peintre Caravage pas forcément évidentes à assumer pour le principal intéressé, recruté contre dix millions d’euros en provenance du club géorgien de Batumi et, de fait, très attendu. « Je sais ce que Diego représente pour les Napolitains et, par conséquent, c’est une énorme responsabilité pour moi », souffle Kvaratskhelia à l’occasion de sa présentation, en juillet dernier. La hype est née. Elle ne fait ensuite que se renforcer, au gré des performances étourdissantes du numéro 77 (le 7 étant déjà attribué à Eljif Elmas), dribbleur fou et finisseur clinique, qui facture déjà 12 buts et 14 passes décisives toutes compétitions confondues. Une hype devenue frénétique et dépassant de très loin les murs de Naples, que l’on appelle communément Kvaramania.

La Géorgie à Napoli

À Naples, dans le quartier de la porte Capuana, tout près de la place Garibaldi et sa fourmillante gare centrale, voilà plusieurs mois maintenant que des drapeaux géorgiens ont fleuri. Certains sont brandis depuis peu par des restaurants napolitains ou des vendeurs de produits du Napoli Calcio. D’autres sont là depuis maintenant plusieurs années sur les vitrines de quelques magasins tenus par des compatriotes de Kvaratskhelia. C’est le cas du commerce de Gigi et Renata, spécialisé dans l’envoi d’argent et de colis au pays des Croisés. À l’intérieur, au pied d’un drapeau de l’Ukraine et d’un autre de la Géorgie dédicacé par la nouvelle coqueluche du pays, le couple reçoit avec café, chocolat et clémentines. Installés depuis plus d’une dizaine d’années à Naples, ils ont monté ce commerce il y a trois ans et exhibent eux aussi fièrement leurs couleurs. « Si on affiche tous le drapeau géorgien, c’est que nous sommes un peu comme les Napolitains, qui sont très fiers de leur équipe et de leur ville, explique Renata. C’est pareil avec Khvicha, surtout depuis qu’il a marqué plusieurs buts en début de saison, on est tous très fiers de lui. Maintenant, à Naples, quand on dit à quelqu’un qu’on est géorgiens, on nous dit : Ah oui ! Comme Kvaratskhelia.” C’est une belle carte postale pour notre pays, et c’est une chance qu’il soit venu ici. » Une chance pour le rayonnement de la Géorgie et ses expatriés, qui sont plus de 1400 en Campanie, ce qui en fait la septième communauté d’Europe de l’Est la plus représentée de la région. 

Un drapeau à l’effigie de Khvicha Kvaratskhelia, à Naples. MR
Un drapeau à l’effigie de Khvicha Kvaratskhelia, à Naples. MR

Grâce à Kvara, les Géorgiens sont les nouveaux amis préférés des Napolitains, lesquels le voient désormais partout. Maillots, drapeaux, écharpes, mugs, casquettes, chaussettes et statuettes, la panoplie KK77 a fait son trou dans le centre historique, les quartiers espagnols, et à Fuorigrotta les soirs de match. Comme ce dimanche 12 février, cinq heures avant la victoire contre Cremonese (3-0, ouverture du score de Kvara), le jour où l’enfant prodigue fête ses 22 ans. « L’écharpe, les casquettes et les maillots sont les objets les plus vendus, explique Gianni, gérant d’un stand de merchandising installé près de la Curva A du Stade Diego Maradona. Cette année, ce sont surtout les écharpes et les maillots de Kvara qui se vendent le plus. » Oui, la cité vésuvienne, chère à Diego et San Gennaro, s’est éprise d’amour pour Kvara à une vitesse record. Le Caucasien est également une icône dans son pays, à tel point que l’Union des aéroports géorgiens serait en pleines négociations afin d’ouvrir une ligne aérienne directe entre Tbilissi et Naples. « Je suis déjà allé à Naples une fois, j’ai adoré la ville et les gens. Maintenant qu’il y a Kvara, je pense que je deviendrai un visiteur fréquent », affirme Zviadi, qui vit dans la capitale de la Géorgie et se passionne, malgré la distance, pour les rencontres disputées par son protégé sous le maillot napolitain. « J’attends chaque week-end le match de Naples. Comme 90% des Géorgiens aujourd’hui, même ceux qui détestaient le foot avant », témoigne même Guia Gourouli, ancien attaquant géorgien passé par Le Havre et Dunkerque. Mais comment expliquer que ce joueur de 22 ans, qui dispute sa première saison dans un championnat majeur, suscite un tel engouement ?

Un joystick dans chaque orteil

Sans doute d’abord parce que Kvara est le genre de joueurs qui donnent envie de rester scotché devant son écran. Parce qu’il est totalement imprévisible et peut tenter un geste fou à n’importe quel moment et dans un style unique. Parce qu’il sait marquer et faire marquer. Parce qu’il est ultraspectaculaire, tout simplement. Comme son avant-centre de père, Badri, vainqueur du championnat géorgien et azerbaïdjanais avant d’enfiler la tunique de la sélection nationale azérie, Khvicha passe par la plus prestigieuse des écoles de foot du pays : le Dinamo Tbilissi. Un club où son potentiel technique s’avère être au-dessus de la moyenne, d’autant que le gamin est précoce. À 16 piges, il marque son premier pion en première division géorgienne après une prise de balle à l’entrée de la surface, côté gauche, un crochet de l’extérieur du pied droit, une feinte, et une frappe sous la barre. Une action caractéristique du Kvaratskhelia que les Napolitains ont découvert, ébahis, à la mi-juillet, quand il a inscrit un doublé et délivré une passe décisive lors du premier match de présaison de sa nouvelle équipe, remporté 10-0 face aux amateurs d’Anaune. Petits ponts par dizaines, virgules, talonnades, crochets intérieurs, feintes à la Cruyff, coups du foulard, roulettes maison et corners malins, Kvara dispose d’une palette de gestes techniques extensible à foison. « À l’entraînement, il tentait toujours l’impossible, des dribbles différents, il ne voulait pas dépendre d’un seul geste, insiste le milieu défensif nigérian Benjamin Teidi, coéquipier du phénomène au Dinamo Batumi. Il était très confiant au sujet de ses qualités, de son jeu… et bon sang, il était tellement audacieux ! C’est l’un des joueurs les plus audacieux que je connaisse. » 

À l’entraînement, il tentait toujours l’impossible, des dribbles différents, il ne voulait pas dépendre d’un seul geste.

Benjamin Teidi, ancien coéquipier au Dinamo Batumi

Preuve de cette audace, Kvara est le plus gros forceur de Serie A, avec 95 dribbles tentés (soit 5 par match en moyenne) pour 33 réussis (1,73 par match). Autant de tentatives en solitaire qui peuvent parfois frustrer les supporters ou ses coéquipiers. « Offensivement, c’était facile de jouer avec lui, mais défensivement, il me donnait du boulot, concède Oliver Abildgaard, collègue danois de Kvara au Rubin Kazan entre 2020 et 2022. C’était un sacré challenge parfois, mais en tant que n°6, c’était mon travail de nettoyer et de lui rendre les choses plus simples en lui passant le ballon. En dribblant, il le perdait parfois et il avait besoin qu’on le couvre. Tactiquement, il s’est amélioré avec le temps, défensivement aussi. Mais un joueur comme Kvara a aussi besoin de liberté, pour faire ces choses spectaculaires que d’autres sont incapables de reproduire. » Comme être actuellement le meilleur passeur de Serie A et le quatrième meilleur buteur. Tout réussit au gamin de Tbilissi, qui met aussi, il faut le dire, toutes les chances de son côté. « Quand il est arrivé au Dinamo Batumi, il débarquait une à deux heures avant le début de l’entraînement et travaillait dur. C’est vraiment un gros bosseur », constate Benjamin Teidi. Un mode opératoire qu’il a répété en arrivant à Naples en choisissant, notamment, de s’installer tout proche du centre d’entraînement de Castel Volturno, afin d’arriver tôt aux séances de Mister Spalletti. Pour couronner le tout, Kvaratskhelia semble être le gendre idéal. À savoir un type humble, simple et discret.

Du foot, et rien d’autre

En effet, il est difficile – sinon impossible – de trouver une quelconque prise de position polémique ou déplacée de la part du joueur géorgien, aussi discret hors des terrains que sympathique et accessible pour ses innombrables admirateurs. « Il ne refuse jamais une photo à un gamin, même quand il est de passage en Géorgie et que tout le monde veut le voir, souligne Guia Gourouli. Il a fait des dons, il a aidé des pauvres, c’est très bien. » Très attaché à la religion, Kvaratskhelia se rend de temps à autre dans des monastères et se signe avant chaque match, ce qui ne laisse évidemment pas insensibles les plus pieux de ses compatriotes. Son histoire d’amour avec Nitsa, étudiante en médecine à Tbilissi, n’est pas de nature à défrayer la chronique ou à faire les choux gras de la presse people. De même, il est très compliqué d’identifier ses passe-temps favoris au-delà du football. Tout juste sait-on que le bonhomme abhorre la défaite au point d’envoyer valser sa manette de Playstation s’il perd une partie, comme le raconte avec malice son meilleur pote, le Bordelais Zuriko Davitashvili. Quant à la notoriété sans cesse grandissante du prodige, elle ne lui a visiblement pas fait perdre la tête. « En étant de plus en plus performant, un joueur peut devenir arrogant, se considérer supérieur à untel ou untel. Mais lui est toujours resté sympa, sur et hors du terrain. Il n’a pas changé, même quand il a pris de l’importance », reconnaît Oliver Abildgaard, qui a vu le phénomène gagner en épaisseur pendant ses deux années au Rubin. « C’est quelqu’un qui a tout le temps le sourire, qui aime faire des blagues, embraye le goleador du FC Metz Georges Mikautadze, coéquipier de Kvara en sélection. En arrivant dans le groupe, j’ai tout de suite vu qu’il aimait beaucoup les gens. »

Mon fils a été professionnel et même international, mais je ne le supportais pas comme je supporte Kvara aujourd’hui.

Guia Gourouli, ancien joueur du Havre et de Dunkerque

S’il n’hésite pas à titiller ses petits camarades, l’ailier virevoltant reste toujours « bon enfant », assure l’attaquant messin. « Il ne se comporte pas comme une star. Il est très sympa, on a passé beaucoup de moments drôles avec lui », embraye Benjamin Teidi. Cet intermède de trois mois au Dinamo Batumi, qu’il rejoint en mars 2022, ressemble à un retour aux sources revigorant pour l’ancien du Dinamo Tbilissi, qui a donc quitté la Russie avant le terme de la saison. Un départ motivé par le déclenchement de la guerre en Ukraine ? On ne peut que le supposer, car le protégé de l’agent Mamuka Jugeli refuse poliment de répondre aux questions sur le sujet et les rumeurs de pression exercées sur lui et sa famille. Pas de politique, pas de polémique inutile. Rien que du foot, encore et toujours. Ça tombe bien, c’est justement pour l’admirer balle au pied que les supporters géorgiens se précipitent au stade pendant son bail à Batumi, qui prend des allures de feu d’artifice d’un trimestre, comme si Kvara avait envie de dire au revoir proprement avant de sauter dans le grand bain européen. « Le club n’avait pas besoin de faire beaucoup de marketing pour vendre des billets, parce que tout le monde voulait venir le voir jouer, affirme Benjamin Teidi, auparavant habitué à des tribunes plus clairsemées. Aux abords du stade, des gens suppliaient pour avoir des places. À l’intérieur, l’atmosphère était incroyable. C’était de la folie. » Une frénésie loin de s’estomper avec le départ de Kvaratskhelia pour la capitale de la Campanie. Sans le vouloir, il semblerait que le Napoli ait en effet rallié à sa cause un impressionnant contingent de supporters installés le long de la chaîne du Caucase, à quelque 3000 kilomètres du Vésuve. « Mon fils a été professionnel et même international, mais je ne le supportais pas comme je supporte Kvara aujourd’hui », confesse Guia Gourouli, père d’Alexander Gourouli (6 sélections, 1 but). Habitant à Tbilissi, Paata, 47 ans, ne dira pas le contraire, lui qui « regarde tous les matchs de Naples, y compris quand Khvicha ne joue pas ».

« Si le Napoli perd, c’est un peu comme si l’équipe nationale avait perdu, ose même Teidi. Il est considéré comme Messi en Argentine, c’est LE joueur que tout le pays suit. C’est lui qui peut faire gagner la sélection et, peut-être, la qualifier pour un Euro dans le futur. » Passée en quelques années de la 150e à la 78e place au classement FIFA, ainsi que de la Ligue D à la Ligue B en Ligue des nations, la sélection de Willy Sagnol a fait des progrès incontestables dans le sillage de sa nouvelle étoile, qui sert désormais de modèle aux générations futures. « C’est un exemple pour les jeunes joueurs, car il leur montre comment atteindre de grands objectifs en travaillant inlassablement », souligne Paata. Ancien international devenu président de la fédération géorgienne, Levan Kobiashvili va plus loin : « Il y a quelques années, nos enfants aspiraient à être le prochain Lionel Messi, le prochain Cristiano Ronaldo. Maintenant, ils veulent être Khvicha ou Mamardashvili (gardien de Valence, NDLR). Ils ont entièrement transformé la culture du football en Géorgie. »

Le jumelage de l’année

En plus d’embraser la cité parthénopéenne et de susciter un fol engouement aux confins de l’Europe, la Kvaramania participe à consolider les relations entre l’Italie et la Géorgie. Les deux pays mènent depuis le début des années 1990 une collaboration soutenue dans les domaines du tourisme, de la science, mais aussi de la culture, en développant des programmes d’échanges universitaires et en travaillant à la restauration de certains joyaux culturels. En décembre, deux jeunes innovateurs géorgiens ont ainsi été invités à Naples pour participer à une immersion dans le secteur de la transformation numérique italienne. Un programme sponsorisé par la présence du n°77 napolitain, ambassadeur naturel de la Géorgie. Aussi, fin février, une bibliothèque géorgienne ouvrira à Milan et une autre, forcément, à Naples. Si les choses se passent comme elles doivent se passer, dans quelques années, on pourra y feuilleter des ouvrages qui racontent la vie et l’œuvre du grand Khvicha Kvaratskhelia.

Par Raphaël Brosse et Maxime Renaudet, à Naples

Tous propos recueillis par RB et MR, sauf ceux de Levan Kobiashvili, tirés du New York Times.

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