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Didier Deschamps, et si l’heure était venue de quitter la scène ?

Par Tom Binet
Didier Deschamps, et si l’heure était venue de quitter la scène ?

En fin de contrat avec les Bleus dans quelques jours, Didier Deschamps n'a pas souhaité annoncer sa décision concernant son avenir après la finale de la Coupe du monde. Après une décennie de culture de la gagne à tout prix et de « chatte à Dédé », l'heure n'est-elle pas venue pour les Bleus de découvrir autre chose ?

« Même si le résultat avait été inverse, je n’aurais pas donné ma réponse aujourd’hui. Je suis très triste pour mes joueurs, pour l’ensemble de mon staff, j’aurai un rendez-vous avec mon président en début d’année, et vous saurez. » L’équipe de France vient de rendre les armes dans ce qui restera comme l’une des finales de Coupe du monde les plus folles de l’histoire depuis quelques dizaines de minutes seulement, quand Didier Deschamps refuse d’en dire plus à propos de son futur. Dix longues années. Depuis l’été 2012, une époque où une équipe de France convalescente s’extirpait péniblement de la phase de poules de l’Euro, Didier Deschamps s’est échiné à faire à nouveau briller le blason tricolore. Avec une immense réussite, ne serait-ce que parce que le coq frappé sur le maillot bleu est désormais accompagné de deux brillantes étoiles. Mais des échecs, aussi.

Monsieur finales… pas toujours gagnées

Dimanche à Lusail, DD est devenu le deuxième sélectionneur à perdre à la fois une finale de Coupe du monde et d’Euro dans son mandat après l’Allemand de l’Ouest Helmut Schön en 1966 puis 1976. L’homme à la gagne chevillée au corps sait donc aussi perdre. Pas une surprise pour ceux qui l’ont vu échouer en finale de Ligue des champions avec la Juventus sur le pré d’abord, puis sur le banc à Monaco ensuite. Au moment de tirer son bilan, il faudra se souvenir à quel point il a patiemment reconstruit la sélection, d’un Mondial honorable au Brésil au sacre de Moscou. Une aventure qui aurait d’ailleurs pu s’arrêter dès novembre 2013, sans un Mamadou Sakho transformé en héros national et un sacré coup de pouce du destin, déjà. Mais il ne faudra pas non plus occulter que s’ils ont une nouvelle fois démontré leur incroyable capacité à se transcender sur un grand tournoi, ses Bleus ont semblé à bout de souffle tout au long d’une année 2022 inquiétante.

Autant d’éléments que l’entraîneur de 54 ans va forcément peser pour décider de la suite à donner à sa carrière. « C’est une décision importante. Ça concerne son avenir. C’est une décision très personnelle. Didier va rentrer en France, prendre quelques jours de repos, de réflexion. Début janvier, comme il l’a annoncé, il verra le président Le Graët pour lui annoncer sa décision », embrayait dans la foulée son agent, Jean-Pierre Bernès. L’amour que lui portent la plupart de ses cadres jouera peut-être également un rôle. « Je lui dois tout en équipe de France. Je donne tout pour le maillot, pour la France, mais aussi pour lui. J’essaie de tout faire pour qu’il continue à avoir confiance en moi et chaque match, chaque action, c’est comme un merci que je lui envoie. Essayer de tout faire pour qu’il soit fier de son numéro 7 », lançait encore Griezmann en plein tournoi.

Comme une envie d’autre chose

Et pourtant, l’envie de tourner la page après dix années de pragmatisme poussé à l’extrême pour découvrir de nouveaux horizons se fait de plus en plus sentir. Ce n’est d’ailleurs guère un hasard si pour la première fois, DD a pointé son nez dans un tournoi majeur sans avoir prolongé son bail au préalable. Même si la culture du résultat n’a pas tardé à pousser Noël Le Graët à une belle déclaration d’amour sur la chaîne L’Équipe, dès la qualification dans le dernier carré validée. « On a la chance d’avoir un bon coach, un bon staff technique. Les joueurs ont besoin d’être rassurés, on a vraiment une équipe de responsables de grande qualité autour d’eux, a-t-il affirmé, avant d’implorer l’intéressé de rester. Didier Deschamps n’a pas perdu la main. Il respire le bonheur, les joueurs aussi, ça se voit. La question de prolonger lui appartient totalement. Trouver un entraîneur de cette qualité, ce n’est pas facile. C’est lui qui décide, j’espère qu’il dira oui. »

Difficile malgré tout de ne pas voir dans ce Mondial où les Bleus, contrairement à leurs habitudes, n’auront pas maîtrisé grand-chose à partir des quarts de finale, l’achèvement d’un cycle, la fin d’une (belle) histoire. Le jeu proposé par Antoine Griezmann et ses copains n’aura une nouvelle fois pas atteint des sommets, sans la carotte de la victoire à l’arrivée. Et qu’importe si la tentation de pousser jusqu’à l’Euro 2024 dans seulement un an et demi pour tenter de remporter le dernier trophée qui manque à son palmarès sera forte. Sélectionneur resté le plus longtemps sur le banc des Bleus (près de 3800 jours pour 139 matchs disputés, soit 60 de plus que Raymond Domenech, l’ancien détenteur du record), l’entraîneur de 54 ans serait bien inspiré de ne pas rempiler pour la mission commando de trop. Portée par une nouvelle génération qui a pointé le bout de son nez à travers les dunes qatariennes, cette équipe de France a surtout besoin d’idées nouvelles. Pour continuer de faire rêver, et repartir très vite à la conquête de nouveaux sommets.

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