S’abonner au mag
  • Espagne
  • Liga
  • Décès

Arnolin : « Preciado était un battant »

Propos recueillis par Adrien Pécout
3' 3 minutes
1 Réaction
Arnolin : «<span style="font-size:50%">&nbsp;</span>Preciado était un battant<span style="font-size:50%">&nbsp;</span>»

Un infarctus a emporté Manuel Preciado dans la nuit de mercredi à jeudi. L’Espagnol n’avait que 54 ans. L’homme à la célèbre moustache venait d’être nommé, quelques heures plus tôt, nouvel entraîneur de Villarreal. Ces trois dernières saisons, Grégory Arnolin a joué sous ses ordres au Sporting Gijón (Liga). Entretien avec le défenseur français.

Grégory, à quel moment avez-vous appris la tragique nouvelle de ce jeudi ? Je suis en vacances en Martinique, donc j’ai été prévenu en différé. En Espagne, c’était déjà l’après-midi. À mon réveil, j’ai reçu beaucoup d’appels et de messages. J’ai encore du mal à y croire. J’ai vite écrit sur mon compte Twitter pour transmettre mes condoléances. Si j’ai bien compris, le Sporting Gijón va organiser dans les prochaines heures une cérémonie dans son stade. Ça m’énerve, je ne pourrai pas y aller. J’aurais aimé être là pour un dernier hommage. Le pire, c’est qu’avec Preciado, on avait tous les deux prévu d’aller manger ensemble avant mon départ en vacances… Et finalement, on n’avait pas eu le temps.

Manuel Preciado entraînait Gijón depuis 2006. Jusqu’à son licenciement, début 2012. Quelques mois après, le club qu’il avait fait monter en Liga, il y a quatre ans, est redescendu en deuxième division. Il avait encore une belle carrière d’entraîneur devant lui. En plus d’être un excellent coach, c’était une excellente personne, quelqu’un de très transparent, ce qui est rare aujourd’hui. Les meilleurs partent en premier, comme on dit. À Gijón, tout le monde l’aimait dans l’équipe, les gens qui jouaient, les gens qui ne jouaient pas. J’ai tellement de bons souvenirs dans la tête… Mais là, je préfère garder ça pour moi. C’est dur d’en parler à chaud, je suis encore sous le choc.

Preciado était connu pour son franc-parler. En novembre 2010, il avait traité José Mourinho de « canaille » . Une réponse sans langue de bois au coach du Real Madrid, qui lui avait reproché d’aligner une équipe bis sur le terrain du Barça.
Quand des choses ne lui allaient pas, il le disait en face, pas dans ton dos. C’était sa manière d’être et c’est aussi ce qui faisait progresser ses joueurs. Après la polémique avec Mourinho, je crois même qu’il est devenu ami avec lui. Lors de notre match retour contre Madrid, on avait gagné 1 à 0 à Bernabeu, j’étais sur le banc (avril 2011, 30e journée de Liga, ndlr). Mourinho était ensuite venu dans le vestiaire de Gijón pour serrer la main à tous les joueurs et à Preciado. Un grand souvenir.

Votre ancien entraîneur avait vécu plusieurs drames. Sa femme est décédée en 2002 à cause d’un cancer et son fils a péri en 2004 dans un accident de voiture. C’était un battant. Pour lui, la vie continuait. Il avait cette force en lui et la transmettait au groupe. Il se montrait toujours content, toujours optimiste. Il voulait que nous donnions tout sur le terrain, jusqu’à nos limites. Le premier jour, quand je suis arrivé du Portugal (Guimarães, ndlr), il m’a serré dans ses bras et m’a dit : « Bienvenue à la maison. » Il était super proche de l’équipe, mangeait avec nous, sortait avec nous. Les autres entraîneurs que j’ai connus, eux, ils prenaient leurs distances. Ce coach a changé ma carrière. Il m’a ouvert les yeux, m’a montré que j’avais des qualités et m’a fait prendre confiance en moi. Là, j’ai 31 ans. Si seulement je l’avais connu plus tôt…

Pourquoi Deschamps est le candidat parfait pour retaper l’Italie

Propos recueillis par Adrien Pécout

À lire aussi
cdm-removebg-preview
January 28, 2026, Lisbon, Lisbon, Portugal: Anatoliy Trubin of SL Benfica celebrates a goal during the UEFA Champions League 2025/26 League Phase MD8 match between SL Benfica and Real Madrid C.F. at Estadio do Sport Lisboa e Benfica on January 28, 2026 in Lisbon, Portugal. (Credit Image: © Irina R. Hipolito/AFP7 via ZUMA Press Wire)   - Photo by Icon Sport
January 28, 2026, Lisbon, Lisbon, Portugal: Anatoliy Trubin of SL Benfica celebrates a goal during the UEFA Champions League 2025/26 League Phase MD8 match between SL Benfica and Real Madrid C.F. at Estadio do Sport Lisboa e Benfica on January 28, 2026 in Lisbon, Portugal. (Credit Image: © Irina R. Hipolito/AFP7 via ZUMA Press Wire) - Photo by Icon Sport
  • Mondial 2026
Le XI des joueurs qui vont rater le Mondial

Le XI des joueurs qui vont rater le Mondial

Le XI des joueurs qui vont rater le Mondial
Les grands récits de Society: Les naufragés du Bourbon Rhode
  • Récit
Les grands récits de Society: Les naufragés du Bourbon Rhode

Les grands récits de Society: Les naufragés du Bourbon Rhode

En septembre 2019, quatorze marins se retrouvaient, en plein océan Atlantique, au milieu de l’ouragan du siècle. Cinq ans plus tard, nous retraçons leur histoire, digne des plus grands films d’aventure.

Les grands récits de Society: Les naufragés du Bourbon Rhode
Articles en tendances

Votre avis sur cet article

Les avis de nos lecteurs:

C'est une putain de bonne question !

L'Italie doit-elle arrêter le foot ?

Oui
Non
Fin Dans 24h
146
64

Nos partenaires

  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.