Anthony Mounier : « Je ne suis pas revanchard »

Anthony Mounier à Nice. Pendant longtemps ce concept tenait plus de l'arlésienne que de la réalité. La fin du mois d'août a relancé les échanges téléphoniques entre Nice et Lyon. Mais à 2,5 millions d'euros, l'OL a finalement libéré son joueur formé au club. Un transfert qui s'est finalement fait dans la douceur. Anthony décroche et se livre...
Ton transfert s’est fait lors de l’ultime journée du mercato, as-tu douté ?
Non, pas du tout. Je suis surtout soulagé. Je me posais pas mal de questions. Je ne m’inquiétais pas vraiment, mais à un moment on aime être fixé. D’autant qu’à Lyon la saison aurait été longue et difficile mentalement du fait de mon faible temps de jeu. Là, je suis plus serein.
La présence de Loïc Rémy, avec qui tu as été formé, a-t-elle joué dans ta décision ?
Oui et non. Nice me suivait depuis un an. L’an dernier j’avais déjà failli signer là-bas. Après, la présence de Loïc est un vrai plus. Je le connais c’est vrai, mais je connais également certaines personnes du staff (Alain Olio l’adjoint et Guillaume Tora le préparateur physique, ndlr). Après ce sont surtout les discussions que j’ai eues avec le coach et les dirigeants qui m’ont convaincu. Quand on se sent désiré, ça facilite les choses…
Dans quelle position Didier Ollé-Nicolle va-t-il t’utiliser ?
Je n’en ai pas encore discuté avec lui, mais je pense qu’il va me faire jouer à mon poste de prédilection sur le côté gauche. J’ai la chance d’arriver en pleine période de trêve internationale, on a donc 15 jours pour peaufiner, bosser les placements et les réglages sur le terrain. Je ne suis pas préoccupé.
Nice vient de prendre deux valises (Bordeaux et Montpellier). Pas très excitant comme carte de visite…
C’est vrai que les résultats des deux dernières journées ne sont pas très positifs. Mais il faut relativiser. Le match à Bordeaux est délicat. C’est une grosse équipe. La première mi-temps a été de bonne facture. Si les gars mettent les occasions avant la pause, c’est un autre match. Après, 4-0, c’est sévère. Concernant Montpellier, je pense que c’est un accident. L’équipe est solide, et puis on a quand même un potentiel offensif intéressant.
Revanchard par rapport à Lyon ?
Non, pas revanchard, ce n’est pas le mot. J’ai surtout à cœur de montrer ce que je vaux. Je voulais seulement jouer, montrer mon football et prendre du plaisir. A Lyon, ce n’était plus possible vu la concurrence. Nice, c’est l’endroit idéal pour continuer ma progression. Je dois franchir un palier et confirmer ma saison dernière.
Tu arrives quand même dans un club plus sudiste. Samedi, malgré la défaite, les supporters ont scandé ton nom…
J’ai su ça par mon agent qui était au Ray. C’est sympa, ça donne envie de tout donner et de leur rendre sur le terrain. J’ai hâte de commencer.
Marseille retrouve le podiumPar






















































