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Adam Ounas, le nouvel homme fort du LOSC

Par Adel Bentaha et Thomas Morlec
Adam Ounas, le nouvel homme fort du LOSC

Depuis son arrivée au LOSC l'été dernier, Adam Ounas semble retrouver des couleurs. Le début de la rédemption, après n’avoir jamais réussi à s’imposer en Italie. Itinéraire d’un talent brut, souvent inexploité, en quête de constance.

Revanchard après des années galères en Italie, Adam Ounas, armé de son talent, n’a pas tardé à refaire surface dans le Nord. L’essence même d’un dribbleur génial, ne laissant que trop peu d’irréductibles indifférents, et récompensé du titre de joueur du mois de septembre par les amoureux du LOSC. Le tout en seulement six matchs. Décrit comme tel, le Tourangeau ressemblerait donc à n’importe quelle étoile filante. L’histoire serait cependant trop romancée, pour celui qui a toujours voulu prouver qu’il pouvait réussir seul. Pour cause, dès le départ, Ounas a dû se débrouiller. Souvent le plus petit de sa promotion, mais paradoxalement surclassé dans les différentes catégories, il aura d’abord souffert de lacunes physiques visibles. Surdoué techniquement, il lui a cependant fallu batailler afin de convaincre entraîneurs et recruteurs à l’orée des années 2010, à une époque où la France jetait encore son dévolu sur les déménageurs, et où le modèle espagnol peinait à faire loi.

On m’a dit que par rapport à ma taille et ma corpulence, je n’étais pas prêt. Pas de souci, j’ai accepté et je suis parti voir ailleurs.

Au-delà des interrogations autour de son physique, Ounas pèche également par son immaturité. Ce qui n’est pas une surprise pour un gamin attachant, mais capricieux, dont l’évolution tranche avec celle de l’autre promesse du Tours FC : Abdou Diallo. Son meilleur pote, avec qui il grandit dans le quartier de Sanitas, avancera en effet à vitesse grand V, quand le petit Adam quittera le club à ses 15 ans, frustré par son sort : « On m’a dit que par rapport à ma taille et ma corpulence, je n’étais pas prêt. Pas de souci, j’ai accepté et je suis parti voir ailleurs. » Un scénario reproduit au Pôle Espoirs de Châteauroux, au sein duquel il ne séjourne que deux ans, avant de prendre la porte pour d’autres « problèmes de comportement ». Cette insolence juvénile ne sera atténuée que par la signature de son premier contrat professionnel aux Girondins de Bordeaux, en 2015. Mais si les chemins de traverse ont été multiples, ils auront dessiné la trajectoire d’un garçon désireux de rattraper le temps perdu.

Dès qu’il faisait de bons matchs avec les U19, il s’affichait sur les réseaux sociaux en mettant des « #dribbles », »#petitpont ». Je lui ai dit que c’était de la merde, que je préférais le voir avec nous, les pros, pour qu’il mette des « #buts ».

1,72 mètre, 64 kilos et réseaux sociaux

« Ce qui m’a marqué chez lui, c’est son insouciance, entame Henri Saivet, son ancien capitaine aux Girondins. Quand il prenait la balle, tu sentais que dans ses prises de décision, c’était très méchant. Il pouvait aussi être un peu naïf, parfois il tentait de dribbler quatre adversaires. » À l’image de ses départs fracassants de Tours puis Châteauroux, l’ailier a surtout compris qu’il réussirait à faire son trou en solo : « Lorsque j’arrive en Ligue 1, on m’a conseillé de pousser physiquement, précisait-il à La Nouvelle République. Je mesure 1,72 mètre et je pèse 64 kilos, donc on m’a demandé de suivre un programme de musculation particulier. Mais je ne voulais pas changer ma façon d’être ou de jouer. En plus, je n’aime pas la musculation… » Tant pis pour la gonflette, tout passera par le dribble.

Gaucher exclusif, le feu follet a ainsi su transformer un cliché en arme fatale. « C’est pas simple de défendre sur ce type de joueur, il n’est pas très grand donc il se faufile partout, il va vite, gaucher, imprévisible », glisse Frédéric Guilbert, son compère de couloir au Haillan. Une évidence, toujours amusante selon Saivet : « Quand il monte pour la première fois avec les pros, j’ai voulu le taquiner. Parce que dès qu’il faisait de bons matchs avec les U19, il s’affichait sur les réseaux sociaux en mettant des « #dribbles », »#petitpont ». Je lui ai dit que c’était de la merde, que je préférais le voir avec nous, les pros, pour qu’il mette des « #buts » et qu’il verra la différence. »

Joueur de quartier, Adam Ounas a donc appris à se défendre à coups de reins. « À 14 ans, j’ai vu Riyad Mahrez jouer un match avec Le Havre, à Tours, détaillait-il à beIN SPORTS. Et c’est là que je suis devenu fan. Il m’a fait comprendre que moi aussi, peu importe le gabarit, je pouvais réussir. Jamais je ne me suis dit que sept ou huit ans plus tard, on jouerait sur le même terrain, en sélection. » Façonné, l’introverti n’hésitera pas à se montrer volcanique, au moment d’aller au charbon. « Dès que je savais que je n’entrerais pas dans les plans d’un entraîneur, je demandais à partir. En revanche, quand ça se passe bien, tu peux être sûr que je vais donner tout ce que j’ai. » Le CV plaide, à ce titre, en ce sens : Ounas a déjà écumé six clubs à 25 ans.

À vrai dire, ce CV d’intermittent du spectacle se situe loin des standards affichés par Il Piccolo(le Petit en VF, son surnom dans la Botte), une fois lâché sur le pré. Intenable couloir droit, Ounas n’a jamais été aussi bon qu’avec les clés d’une partie entre les crampons. « Sur le terrain, il est chiant, appuie Guilbert. Il peut sortir des dribbles, des feintes, il va vite. En Italie, il jouait dans un championnat strict, mais il a tout de même su faire la différence. Le garçon que je connais, on pouvait le faire sortir de son match facilement, ce n’est sûrement plus le cas aujourd’hui. » Le rendement est en effet difficilement contestable, quand les pépins physiques s’éloignent.

Quand on recrute un nouveau joueur, tout le monde le voit comme une star. Adam Ounas n’est pas Cristiano Ronaldo. C’est un excellent joueur, qui a seulement 20 ans. Nous devons le laisser progresser, sinon on va le griller.

Ancelotti, bonbecs et CAN

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Naples le signe à l’été 2017 contre douze millions d’euros, permettant aux Girondins de réaliser la plus grosse vente de leur histoire. À son arrivée, Maurizio Sarri ne le connaît en réalité ni d’Eve ni d’Adam : « Je ne le connais pas bien. De ce que j’ai compris, il peut jouer ailier sur les deux côtés. » Ajoutez à cela des supporters incapables de prononcer son nom et vous obtenez le cocktail idéal pour des débuts compliqués. Cinq mois après son transfert, l’Algérien compte une seule titularisation, en Coupe d’Italie, et quelques petites apparitions en Serie A, soit 163 minutes au total. « Lorsque j’ai signé, je ne connaissais personne ici, donc j’étais un peu dans mon coin, mais après, j’ai eu la chance de trouver des joueurs qui parlaient français comme Mertens, Koulibaly et Faouzi », lâche-t-il au micro d’El Heddaf. Pour ne rien arranger, le Vert entre en concurrence directe avec José Callejón, cadre du club qui entame alors l’exercice 2017-2018 pleine balle. L’inverse d’Ounas, toujours trop tendre pour Sarri : « Quand on recrute un nouveau joueur, tout le monde le voit comme une star. Adam Ounas n’est pas Cristiano Ronaldo. C’est un excellent joueur, qui a seulement 20 ans. Nous devons le laisser progresser, sinon on va le griller. »

Au sortir de ce baptême du feu loupé, l’homme, devenu papa, doit finalement attendre 2019. L’année de toutes les réussites. D’abord par du temps de jeu glané auprès de Carlo Ancelotti , le mentor ultime, n’hésitant pas à lui claquer un bisou pour s’excuser de l’avoir laissé sur le banc : « Le coach me donne de la confiance. Carlo Ancelotti me parle plus et je joue plus avec lui. Avec lui, je suis plus mature. » Titulaire régulier, Ounas se montre également décisif, malgré les blessures musculaires. Ensuite, en retrouvant les joies de la sélection, après quasiment un an d’absence. Un état de grâce conclu par le sacre à la CAN. Dans son rôle de supersub, Ounas marque trois fois et arrache son premier trophée majeur à 22 ans. Haris Belkebla, copain de l’EN, n’a jamais douté : « Sur le terrain, on le connaît, c’est une vraie pile électrique. » Aussi chambreur qu’Adam, le milieu brestois ne se fait pas prier pour dévoiler l’un de ses péchés mignons : « Il aime un peu trop les bonbons, en revanche, il faut qu’il se calme. Il a toujours des confiseries dans son sac qu’il mange après l’entraînement. » Du sucre, à défaut de s’envoyer une ration de Fortnite aux côtés d’Ismaël Bennacer.

Il est encore jeune, parfois un peu trop insouciant, mais maintenant il ne fait plus le dribble de trop et surtout il joue juste. S’il continue comme ça, il va tout exploser en Ligue 1.

Dolce (pas) vita

En résumé, Il Piccolo a appris à marcher à la confiance. Un constat entrevu au moment de quitter les Partenopei, en prêt à Nice. Le retour en Ligue 1 est alors prometteur, mais une blessure au genou va le stopper dans son élan. Refroidi par les 25 millions d’euros d’option d’achat, le Gym ne le conservera pas. L’instabilité refait dès lors son apparition la saison suivante, avec deux expériences mitigées. À Cagliari, où la Covid-19 et une blessure aux adducteurs le priveront d’une nouvelle CAN, puis à Crotone, en hiver, pour un léger mieux, en dépit de la relégation du club. Quelques aventures sans lendemain, sur fond de titularisations sporadiques. À son retour à Naples, la dolce vita s’évapore au milieu des galères : un cambriolage violent quelques heures avant de défier Milan, un abonnement à l’infirmerie et un énième Covid. Bilan : 439 minutes disputées entre 2021 et 2022, cette fois sous la houlette de Luciano Spalletti.

Une déception latente, sur laquelle l’intéressé ne souhaite pas s’attarder : « À défaut de beaucoup jouer, le simple fait de s’entraîner avec autant de joueurs de classe mondiale te fait gagner un temps précieux sur les autres. Travailler avec des coachs comme Maurizio Sarri et Carlo Ancelotti m’a permis d’avoir une évolution tactique que je n’aurais pas eu ailleurs. Donc non, je ne parlerai jamais d’échec. » Ce mercato estival 2022 jouera finalement sa partition salvatrice dans le money time. L’Algérien rejoint le LOSC, guidé par la raison :« Nous sommes allés chercher Ounas à Naples, en qui nous croyons beaucoup, assure Paulo Fonseca. Il apporte des choses différentes à notre jeu. » Ce titre de joueur du mois témoigne de son intégration réussie dans la capitale des Flandres, tel que le concède Henri Saivet : « La prise de conscience, de favoriser le but plutôt que le dribble, met du temps à venir. Je suis heureux pour Adam, car j’ai l’impression qu’il l’a enfin compris. Le Ounas d’avant, il ne fait pas d’appel, il dribble dans les pieds. Aujourd’hui, quand tu vois son but contre Toulouse, ça saute aux yeux. Son passage à Naples a quand même dû lui servir, il a ajouté des palettes à son jeu. » Les week-ends s’enchaînent et l’ex-Girondin continue de martyriser les défenses hexagonales, aussi bien en match, comme face à Lorient, qu’aux entraînements.

Le frêle tricoteur s’est même entouré d’un préparateur physique avec qui il « travaille intensément ». Et s’il assure ne pas encore le voir à 100% de ses capacités, Belkebla y décèle un signe de maturité : « Il est encore jeune, parfois un peu trop insouciant, mais maintenant il ne fait plus le dribble de trop et surtout il joue juste. S’il continue comme ça, il va tout exploser en Ligue 1. » Étincelant depuis le début de saison, Adam Ounas est donc à la croisée des chemins. Car si les blessures l’épargnent et qu’il trouve son rythme de croisière, le « Petit » jouera assurément un rôle majeur dans ce LOSC. Marquer (ou passer) lors du derby du Nord face à Lens n’en serait que la confirmation.

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Tous propos recueillis par TM, sauf mentions.

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