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Top 10 : Ils auraient également pu jouer en Serie A

Le chiffre de 100 Français ayant foulé les pelouses de l’élite italienne (101, désormais, depuis l'arrivée au mercato d'Eddy Gnahoré à Carpi) aurait pu être atteint depuis longtemps si une petite dizaine de nos compatriotes avait également eu cette opportunité, puisque présents dans les effectifs pros.

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  • Jean-Alain Boumsong


    Finaliste de la Coupe du monde 2006, la « Boum » n’hésite pas à filer en Serie B y rejoindre la Vieille Dame. L’idée est plutôt bonne, manger son pain blanc et noir pendant un an avant une remontée sûre et certaine. C’est ce qui se passe, sauf qu’une fois parmi l’élite, Ranieri lui préfère Legrottaglie, Andrade, Chiellini, Grygera ou Criscito. Entre blessures et non-convocations, le départ au mercato d’hiver 2008 est inéluctable. Chic type, Boumsong s’en va en plantant un coup de tronche contre l’Inter pour le 2-2 final d’un quart aller de Coupe d’Italie.

  • Jean-Alain Fanchone


    La malédiction des Jean-Alain. Suite à la faillite du RC Strasbourg et une saison en prêt du côté d’Arles-Avignon, il se retrouve sur le flanc à l’été 2011, mais trouve refuge à l’Udinese, toujours en quête de bons coups. Un signe du destin, puisque sa ville natale de Mulhouse abrite la seconde plus nombreuse diaspora frioulane après Toronto ! JAF signe un contrat à l’hiver 2012 et est présenté à la presse en compagnie de Gelson Fernandes. Présent sur la feuille de match face à Lecce, il passe par la case Watford, club satellite, sans plus de succès. Vous pouvez désormais admirer ce latéral gauche du côté de Brest.
  • Vincent Péricard


    Juin 2000, la Juve devance les Rangers et Barcelone pour faire signer un contrat de 5 ans à cet attaquant de Saint-Étienne tout juste majeur. Il intègre de suite le groupe pro, et après quelques entraînements aux côtés de Del Piero, Zidane et Inzaghi, il avoue être impressionné par… Daniel Fonseca. Premier indice quant à son avenir. Le second est un but contre Bari lors du trophée Birra Moretti. Aucune apparition en championnat, cinq minutes en Coupe d’Italie, une demi-heure dans un match de Ligue des champions sans enjeu contre Arsenal. Puis le départ en 2002 pour l’Angleterre, Plymouth, Millwall, Carlisle, la dépression et la taule.


  • Bryan Bergougnoux


    L’été 2009, le Lyonnais pense relancer une carrière qui bat de l’aile à Toulouse en signant à Lecce en Serie B. 11 matchs et à peine 4 titularisations plus tard, il fête la victoire du championnat. Une fois parmi l’élite, il est mis au placard, ses dirigeants le contraignant à s’entraîner seul pour l’obliger à « spalmare » son contrat. Une technique très italienne qui consiste à rallonger la durée du bail d’un an tout en gardant le même salaire sur les années restantes. On lui fait tout de même jouer deux matchs de coupe contre Sienne et l’Udinese pour le mettre en vitrine, mais jamais il n’est convoqué pour ceux de championnat. L’hiver direction Châteauroux, car ça rime mieux qu’avec Lecce.
  • Patrice Grillon


    Peut-être la trajectoire la plus improbable. Formé au PSG, passé à Châteauroux, Pat’ débarque au Chievo à l’hiver 2002, alors que le petit poucet vit un véritable conte de fées pour sa première saison parmi l’élite. En tête en décembre et finalement 5e à un point du Milan et des barrages de la Ligue des champions. Grillon aura le temps de faire deux apparitions sur le banc contre Pérouse et l’Atalanta. Ensuite, retour en France via Dijon. On a beau passer le ternet au tamis, on ne trouve pas la moindre trace de match pro disputé dans sa carrière. Un phénomène paranormal.


  • Mory Koné


    Sur le marché suite à la faillite du MUC 72, cet international jeune tricolore (et ivoirien) opte pour Parme. Entraînements avec les pros, et bien souvent matchs avec les U19, car la concurrence est trop rude (Paletta, Lucarelli, Cassani etc). Donadoni le fait toutefois débuter lors d’une rencontre de Coupe d’Italie en décembre 2012. En championnat, rien de mieux que quelques apparitions sur le banc. En manque de temps de jeu, il rentre en France à Troyes dès l’été 2014 après un passage peu concluant en prêt à Crotone (aucune apparition). Sans regret, vu où et comment a fini Parme, à croire qu’il a senti le coup venir.
  • Abdallah Yaisien


    Il y a deux ans, Bologna est convaincu d’avoir effectué un énorme coup en allant chercher ce joueur dans l’équipe réserve du PSG chez qui il avait signé un contrat pro dès ses 16 ans. Paraît que la Juve et Manchester City étaient également dessus. Un Français d’origine nord-africaine qui joue en 10, la comparaison avec Zizou est toute trouvée. Comme d’autres, une apparition en Coupe d’Italie réservée aux remplaçants et quelques apparitions sur un banc élargi à 12 unités. Un prêt à Trapani, un autre à Arezzo, et le contrat est déjà résilié cet été. Depuis, il a grossi les rangs de Pôle Emploi.

  • Mathieu Moreau


    L’Inter pensait probablement réitérer l’opération Frey, à la seule différence que ce portier français n’avait pas encore débuté chez les pros puisque chipé dans le nid de la Jonelière. Troisième gardien de l’équipe une et second des U19 champions de catégorie en 2002. Au compteur, quelques présences sur le banc de touche en championnat et Coupe de l’UEFA, mais jamais il n’aura l’occasion de débuter. Prêté et vendu à travers les divisions inférieures italiennes jusqu’en 2013 et au chomdu depuis.
  • Landry Bonnefoi


    « J’étais à Cannes, j’avais 18 ans, j’allais entamer ma première année pro. J’ouvre Nice-Matin, et je lis "Bonnefoi à la Juve". » Voici ce que racontait l’intéressé à 20 Minutes il y a quelques mois. Nous sommes là aussi en 2001. L’essai est concluant. Contrat de 5 ans, portier des U19, 3e en équipe une et jamais mieux contrairement à ce qu’il dit (Rampulla, puis Chimenti étaient devant lui dans la hiérarchie). Bref, à la Moreau. Et comme Moreau, jamais l’occasion de porter une seule fois le maillot en match officiel. Tout juste une rencontre de Serie B lors de son prêt à Messina en 2003-04. Au chômage lui aussi, une malédiction.


  • Stéphane Coqu


    « Un jeune Coqu dans la cour des grands » , c’est le titre d’un papier du Parisien au moment de la signature du portier lillois à Lecce. Respect. Il a alors 19 ans et fréquente les équipes de jeunes de l'équipe de France. Un salaire de 3000 € par mois et un combo classique, portier des U19 et 3e de l’équipe une. Stéphane cède. Bilan, 4 apparitions sur le banc, un prêt à Sora en Serie C1 avant un retour dans le Nord, puis en Belgique dès 2005. Vous avez bien lu, en 2001, trois jeunes portiers tricolores très cotés s’en vont pour l’Italie, et aucun ne jouera en Serie A. Une véritable hécatombe.


    Par Valentin Pauluzzi
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    Dans cet article

    "toujours en quête de bons coups" pour Jean-Alain Fanchone.

    Bien vu. Je crois qu'on a bien résumé le bonhomme là, je parle évidemment pas d'argent....
    cedoukeita Niveau : DHR
    ah jean alain... je suis rester à James Fanchone, je me disait qu'il à changer.
    Sinon je suis surpris que vous ne parliez pas de l'affaire Vincent Péricard à la Juve...
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