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Montpellier : un statut à assumer

Intraitables tout au long de la saison dernière, les champions de France en titre ont un peu de mal à revenir aux affaires. Défaits à Lorient le week-end dernier (2-1), les joueurs de René Girard ne comptent qu’un petit point avant de recevoir l’OM ce dimanche. Un match chaud pour trouver du rythme et lancer définitivement la saison.

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Ils auraient voulu que la saison 2011-2012 ne s’arrête jamais. La suivante a déjà commencé. À Montpellier, l’été a gommé la fatigue autant que l’euphorie. Logiquement sacrés champions de France il y a à peine trois mois, les joueurs de René Girard sont déjà dans le dur. Un petit point en deux journées, comme pour rappeler aux Héraultais d’où ils viennent. Rien d’alarmant encore, sauf qu’après une année à 82 points, les regards et les attentes ne sont plus les mêmes. Oui, champion rime souvent avec pression.

Déjà sous pression

Chaque succès amène son lot d’emmerdes. Inattendu, le titre de champion décroché par le MHSC a quelque peu bousculé la vie tranquille au sein d’une maison paisible, réputée comme « familiale » . «  Vivons heureux, vivons cachés » , une expression que les Héraultais, sagement tapis dans l’ombre des gros depuis leur retour dans l’élite, ont aimé, mais ne pourront plus utiliser. S’ils demeurent, comme 18 autres clubs en France, sagement planqués derrière la silhouette envahissante du Paris Saint-Germain, les Montpelliérains savent que désormais, leur moindre performance est épiée, analysée et commentée. La Ligue des champions n’a pas encore commencé que, déjà, les interrogations et une certaine pression frappent à la porte des coéquipiers de Younès Belhanda. Car si, en surface, les ouailles de René Girard ont tout pour réussir (matchs amicaux réussis, mercato estival bien négocié, équipe pas moins bonne que l’an passé), le début de saison est celui qu’il est. Aucune victoire en trois matchs officiels dont une défaite initiale lors du Trophée des champions face à l’Olympique Lyonnais. Encore une fois, pas la fin du monde, mais suffisant pour commencer à gamberger.

René Girard n’a jamais aimé gamberger. La pression est son pire ennemi et il la chasse comme il peut du domaine de Grammont. La semaine passée, il essuyait d’ailleurs d’un revers de main les interrogations précoces des médias en laissant entendre qu’il serait impossible aux joueurs de rééditer les exploits de la saison dernière. Ça, c’était avant la défaite face à Lorient et la sale heure et demie passée par Louis Nicollin devant son téléviseur. Le charismatique président du MHSC, qui admettait lui-même, au début de l’été, « que la cinquième ou la sixième place ne lui convenait plus  » est d’ailleurs monté au créneau ce jeudi, au micro de beIN Sport. « Ce qu’il s’est passé après le titre, les demandes de ceci, de cela, les primes, les réévaluations de salaire, ça m’a gavé  » , a balancé le président héraultais. « J’en ai plein le cul des gens qui se plaignent sans arrêt. Je me rappellerai toujours, deux jours après le titre de champion de France, les demandes qui m’ont été faites. J’hallucine encore. Il y en a quelques-uns qui me gonflent sérieusement en ce moment » , a t-il poursuivi. Des propos loin d’être anodins qui, en plus de secouer les joueurs avant un match important, révèlent la difficulté de la gestion d’un changement de statut aussi soudain, autant du côté du club que du côté des joueurs.

Le rythme ou le blues

Connu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche, Louis Nicollin s’en prend cette fois-ci ouvertement à l’attitude de ses protégés. Des joueurs qui, s’ils ont logiquement profité des récents succès pour mêler sportif et gros sous, doivent désormais assumer. À commencer par ce dimanche, lors de la réception de l’OM. Un match que l’on sait aussi important que tendu, mais que le président aborde sereinement : «  Dimanche, on va battre l’OM. Je suis content que l’OM vienne, mais ils vont repartir avec zéro point. » Louis Nicollin n’est visiblement pas le seul à être content, puisque la rencontre se jouera à guichets fermés, sous une chaleur caniculaire. Loin d’être alarmiste, René Girard clame qu’il «  ne faut pas s’affoler et se mettre en route. Trouver le bon rythme. » Le rythme ou le blues, il faudra choisir.

Par Swann Borsellino
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Vu la tempête qui s'annonce (UCL et statut de champion à défendre), vu les capitaines (Nicollin & Girard), vu l'état d'esprit des matelots, je les vois très bien finir au delà de la 10e place, voire plus bas. Tiens, à propos de statut à défendre et de tangage, je valide avec Paris.
roberto 2000 Niveau : District
gomina, le fils naturel d'élizabeth teissier... voyance en tout genre, marc de café, signe zoodiacal, tarot africain... spécialités: affaires de coeurs, problèmes financiers et classement final de ligue 1 dès la seconde journée... en toute objectivité, oser prédire la saison dès maintenant, il n'y a guère qu'un éminent expert tel pierre menès pour oser le faire, pour notre plus franche poilade...la perte de giroud pour montpellier sera certainement préjudiciable, tant sa présence en attaque pesait lourd, mais finir au delà de la dixième place, pfff, la grande force de cette équipe tient dans la richesse de son banc qui devrait lui permettre de figurer convenablement dans le championnat...
Non mais il faut aussi compter le fait que Montpellier à débuter sans Belhanda ni Mounier qui va énormément apporter à cette équipe. Il faut ajouter à cela que Herrera n'est pas encore habitué à la L1, et Charbonnier qu'on a pas encore trop vu...

Montepllier ne sera pas champions mais ils ont les moyens d'être dans les 5 premiers.
L'OM revient d'un déplacement éprouvant en République moldave du Dniestr : vol retardé, routes défoncées, chaleur, moustiques, couvre-chefs improbables de la police locale, le Sheriff Tiraspol lui-même. Faire jouer l'OM à 17h ce dimanche est un vrai traquenard.

Les joueurs de la Paillade, eux, ont passé une semaine tranquille, rafraichis qu'ils étaient par les postillons de Louis Nicollin. La confrontation idéale pour se remettre dans les bons rails (pardon, je sais, ce n'est pas très heureux avec l'arrivée de Mutu, le départ de Delarue).

Bah, je sais que je ne devrais pas, mais je coche 2 (« Le pronostic est un art inquiet » - HBA).
Roberto, pour te rassurer, j'aurais jamais imaginé que Gignac puisse remarquer ailleurs qu'à l'entrainement ou en CFA. Donc je peux me tromper sur Montpellier. Mais je le sens mal. Et oui, ca me fait plaisir, je peux pas les blairer :)
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