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Le projet Götzil

Après une brillante campagne de qualifs pour l’Euro (10 matchs, 10 victoires), Joachim Löw peut enfin laisser libre court à son imagination. Et associer le duo que toute l’Allemagne attend depuis des mois: Mario Götze-Mesut Özil, déjà surnommé « Götzil » par Bild. Plus qu’une association prometteuse entre les deux meilleurs techniciens d’outre-Rhin, « Götzil » est amené à faire triompher l’Allemagne à l’Euro. Pour cela, il faut voir ce que ça donne sur le terrain. Ça tombe bien, il y a une série de matchs amicaux qui pointe le bout de son nez.

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Axel-Springer-Strasse, Berlin, à quelques centaines de mètres du Checkpoint Charlie. C’est là que se trouvent les locaux de Bild, depuis 2008. Une grosse machine qui tire à quatre millions d’exemplaires par jour. Alors forcément, quand les rédacteurs du tabloïd sortent un nouveau surnom, une nouvelle appellation, ça fait le ramdam direct. Dernier exemple marquant: au Bayern, avant même que le Hollandais Volant et le « Franzose » n’évoluent ensemble, Bild parlait déjà de « Robbery » comme d’une évidence. Une formulation reprise partout, sur le papier, le web, à la télé, à la radio, en Allemagne et à l’étranger. Bon, ils ont eu de la chance, ça a fonctionné. Après un peu plus de deux saisons, Arjen Robben et Franck Ribéry totalisent 49 buts et 41 passes décisives en 40 apparitions communes sur le pré. Du lourd. Fort de ce « succès » , Bild a décidé de remettre ça cette année. Mesut Özil est incontestable à Madrid, Mario Götze émerveille la Bundesliga avec Dortmund. Rebelote, donc: le quotidien qui accorde une large partie aux filles dénudées et aux histoires salaces se lance pour objectif de mettre une piquouse à tous les Teutons. Le projet « Götzil » doit voir le jour, et vite. L’Euro, c’est en juin 2012.

Loin de s'obliger à se soumettre à la vindicte populaire (forcément, des titres écrits en police 248, ça rentre dans la tête des gens, ndlr), Joachim Löw est tout à fait convaincu par l’idée que le Madrilène et le Borusse soient en même temps sur le terrain: « J’ai toujours déclaré que ces deux-là pouvaient jouer ensemble » . Toute l’Allemagne salive donc à l’avance de cette association, et ce, même si Mesut Özil ne respire pas la grande forme. En club, du moins. Brillantissime la saison dernière avec la Maison Blanche du haut de ses dix buts ainsi que de ses 28 passes décisives en 53 matchs, le natif de Gelsenkirchen est un peu plus en galère cette saison, entre le clash de son daron versus Mourinho et le retour en grâce de Kaka, qui à 29 ans veut montrer qu’il n’est pas une merde. Un but, six passes décisives en 17 matchs. Ça pique, même si Cristiano Ronaldo himself a déclaré que Mesut Özil lui était important, lui qui l’a « rendu meilleur » . Meilleur pour les autres, certes, mais plus forcément pour lui. Heureusement, avec le maillot frappé de l’Aigle, ça se passe à fond. Trois caramels et deux offrandes en deux matchs de qualifs pour l’Euro. Normal donc que Löw lui accorde toute sa confiance.

Einfach Götzlich

Du côté de Dortmund, on ne pouvait pas laisser l’équipe nationale être dirigée par un joueur formé à Schalke. Alors le Borussia a creusé, creusé, et fini par trouver une nouvelle idole pour les jeunes: Mario Götze. La saison dernière, du haut de ses dix-huit ans, le petit bonhomme marche sur la Bundesliga et accède au statut de Super Mario, aidé par ses six buts et ses quinze passes décisives en 33 matchs. Einfach göttlich (simplement divin, ndlr), comme disent les Allemands; einfach Götzlich, comme on dit du côté du Signal Iduna Park. Le destin du petit Mario était tout tracé: son nom de famille veut dire « idole » en V.O. Cette saison, le numéro 11 du Borussia Dortmund repart sur les mêmes bases, n’en déplaise à Christophe Dugarry, qui estime « ne pas être un spécialiste du football allemand » , mais qui se permet quand même de juger le lutin dès sa première apparition sur la télé française. Ça arrive à tout le monde de rater des matchs. Götze n’en rate pas des masses, et en est déjà à quatre pions et quatre passes en dix matchs de championnat. Comme tout va bien dans le meilleur des mondes, Götze a marqué son premier but avec la Mannschaft face au Brésil (victoire 3-2 à Stuttgart) en éliminant Julio César au terme d’un joli mouvement collectif. Bild, jamais à l’abri d’une nouvelle mode, a rebaptisé le petit prodige « Götzinho » .


Jusqu’à présent, jamais Joachim Löw n’a eu l’occasion d’aligner les deux génies. Ce sera chose faite dans moins une semaine, au plus tôt en Ukraine vendredi, au plus tard contre les Pays-Bas mardi prochain. L’Europe est prévenue: le projet Götzil est lancé, ce sera filmé, et ça risque d’être très sale.

Par Ali Farhat
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