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La goal-line a franchi la ligne rouge

La LFP a décidé ce jeudi de suspendre la goal-line technology des pelouses de Ligue 1 et Ligue 2 jusqu'à nouvel ordre. Un coup dur pour GoalControl, la société qui a décroché le contrat d'exploitation de la goal-line en France, et qui pose plus largement question quant au véritable apport de la technologie dans le football.

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Mercredi soir, quart de finale de la Coupe de la Ligue au stade de la Licorne entre Amiens et le PSG. Pour l'occasion, une expérimentation de l'arbitrage vidéo fait partie du décor, comme pour tous les autres matchs de la soirée. Décriée en Italie et en Allemagne, elle va pourtant venir à l'aide de sa petite sœur, placée seulement sur la ligne de but. On joue la 77e minute, Di María dépose un rubis bien poli sur la tignasse d'un Rabiot qui ne touche déjà plus terre. Le coup de tête est précis, le montant droit de Jean-Christophe Bouet est heurté, mais n'empêche pas la balle de passer la ligne malgré une ultime tentative de sauvetage du portier amiénois, au cas où.


Gros hic : la montre de l'arbitre Nicolas Rainville ne vibre pas. « Clairement, on a vu la balle rentrer, avoue sans détour le capitaine amiénois Thomas Monconduit. Mais la montre de l'arbitre ne se déclenche pas, du coup il n'accorde pas le but. Sur le terrain s'invite une petite période de doute. On se dit finalement que la technologie ne fonctionne pas et de ce fait que le camion vidéo ne va peut-être pas accepter le but.  » Raté, le coup de bluff de Bouet est débusqué par les arbitres, Rabiot et le PSG peuvent exulter. Ce nouveau faux pas pour la LFP est celui de trop, d'autant que dans le même temps à Angers, une autre erreur liée à la goal-line sur une tête de Congré a été constatée. Le communiqué est dans les cartons, déballé en public le lendemain. Rideau pour la goal-line, pour le moment.

Piégé par le maillot fluo de Vercoutre


Pour expliquer une descente aux enfers si rapide, il faut remonter à l'appel d'offres remporté par GoalControl en 2015. Le 21 mai de cette même année, la société qui a officié lors de la Coupe du monde 2014 au Brésil est choisie par la LFP au détriment d'Hawk-Eye, concurrent britannique déjà bien implanté en Allemagne, en Italie et en Angleterre. Pour expliquer ce choix surprenant, GoalControl a en sa faveur un atout de poids : le prix qu'elle demande pour accepter le deal n'est que de 2 millions d'euros par an. Un tarif séduisant pour la Ligue, qui jette alors son dévolu sur celle-ci. Si la première saison est une réussite, le tableau commence à s'obscurcir au moment de l'exercice 2016-2017. Un changement de directeur, pas moins de onze « bugs » sont recensés à cause de mises à jour pas effectuées et surtout d'un travail que beaucoup qualifierait volontiers de bâclé. Des manquements d'abord couverts par la LFP, qui défend GoalControl avec des explications parfois bancales. Comme en octobre dernier, lorsque la montre d'Amaury Delerue sonne à cause du... maillot fluo de Rémy Vercoutre.

Trahi par la montre de François Letexier

La confiance entre les deux partenaires commence à s'effriter le 16 décembre, lors d'un Troyes-Amiens où la situation devient surréaliste : but accordé à tort à cause d'une vibration de la montre de François Letexier, confirmé par les délégués avant d'être finalement annulé dix minutes plus tard. Présent ce jour-là sur le pré, Monconduit raconte : «  À Troyes, j'étais hyper clément avec l'arbitre parce que c'était totalement différent. Sa goal-line s'est déclenchée alors que la balle n'est pas rentrée. Et là le pauvre, il n'est pas aidé par ses délégués qui lui disent "Y a but, y a but !" alors qu'ils ne regardent pas la bonne action... Là, l'arbitre a été délaissé par les autres personnes qui devaient l'aider. »


Un point intéressant soulevé par le capitaine amiénois, qui fait débat en Italie avec la VAR : quand ce n'est pas la technologie qui lâche l'arbitre, ce sont les humains qui se servent mal de l'outil. Pour le moment, la LFP « a informé ce jeudi 11 janvier la société GoalControl de la suspension à titre conservatoire et à effet immédiat du système de la goal-line technology jusqu’à nouvel ordre  » . Une décision loin d'annoncer pour autant la mort définitive du système pour le président du syndicat des arbitres Sébastien Desiage : «  Au vu de la solution actuelle et des difficultés techniques que rencontre le prestataire, j'imagine que la Ligue a déjà réfléchi à des solutions pour que l'on revienne au niveau de satisfaction que l'on avait connu lors des deux premières années.  » Comprendre que le contrat soit repris par Hawk-Eye, ou par un autre.

Buy it, use it, break it, fix it... upgrade it


Comme le précise la LFP, l'arrêt de la goal-line technology sur les pelouses de l'Hexagone n'est que temporaire. L'outil reste apprécié par le corps arbitral. En tout cas quand il fonctionne correctement. « On ne peut pas dire qu'on est déçu de cet arrêt. C'est un bon outil très apprécié par les arbitres, mais depuis trois-quatre mois, on a accumulé un certain nombre de dysfonctionnements qui ont amené de la méfiance même jusqu'au sein de la corporation sur sa fiabilité. On est passé d'un outil qui facilitait le travail des arbitres à un outil qui les mettait en difficulté. » Car si à mi-saison, plus de quinze anomalies liées à la goal-line ont été constatées, son utilité pour le corps arbitral est évidente lorsque les problèmes techniques ne sont pas là. «  En tant qu'arbitre central et même pour les arbitres assistants, il y avait avant des situations ou dire si le ballon était rentré ou pas était d'une complexité maximum, glisse Sébastien Desiage en guise d'exemple. Un joueur qui fait une frappe à vingt mètres alors que l'assistant est à hauteur du dernier défenseur, c'est-à-dire en temps normal à seize mètres de la cage, c'est quand même super compliqué de dire si le ballon est rentré après avoir tapé la barre transversale. Sur ce genre de situations, la goal-line nous a clairement apporté du confort. »


À peine un mois après l'adoption de la VAR en Ligue 1 pour la saison prochaine, qui comporte elle aussi son lot de difficultés, cet arrêt brutal fait tache. Même s'il ne décourage pas les différents acteurs du monde du football qui sont pour le soutien le plus poussé possible de la technologie. « Je suis pour le progrès, c'est évident que ça ne va pas être le top en une année. On ne peut plus laisser le sort d'une équipe pendant un match à une personne seule, il faut qu'il soit aidé, car on fait tous des erreurs. Nous sur le terrain, quand on fait une erreur, un coéquipier derrière peut la rattraper alors que l'arbitre, lui, est vraiment tout seul  » , assène Thomas Monconduit. Pour Sébastien Desiage, « l'assistance vidéo qui va arriver est un formidable outil. Il ne faut pas oublier que dans des cas d'interprétation, ce sera toujours la décision de l'homme arbitre qui prendra le dessus  » . Un plaidoyer convaincant, tant que l'homme ne perd pas le contrôle de sa création.

Par Andrea Chazy Tous propos recueillis par AC
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