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  1. // France – Ligue 1 – Le joueur de la 33e journée

Jordan Ayew, la mauvaise réputation

Un but, une passe décisive, deux poteaux et une activité de tous les instants. Aligné en pointe lors de la victoire de Sochaux face à Toulouse (2-0), Jordan Ayew a réalisé sa meilleure prestation sous les couleurs des Lionceaux. De mieux en mieux dans sa tête et dans ses baskets, le Ghanéen s’efforce de prouver qui il est sur le terrain. Répondre présent pour préparer le futur : le meilleur moyen de faire table rase du passé. Un passé lourd où on a souvent trouvé Jordan sans que celui-ci ne cherche.

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Au village, sans prétention, Jordan Ayew est comme Georges Brassens : il a mauvaise réputation. Grincheux, simplet, mais pas prof, Jordan ferait un bon nain de la Blanche-Neige du football français. Une impression donnée en partie par ce rectangle maudit, paradis des voyeurs, qu’est la télévision. À l’écran, c’est peu dire que le Ghanéen passe mal. Coups bas, insultes, prises de becs répétées avec les adversaires et prestations pas toujours à la hauteur. Pour beaucoup, Jordan est un melon avec trop de pépins. Un fils de, un frère de, à Marseille plus par regroupement familial que par talent. Puis un jour, tout a changé. Le calendrier indique la date du 1er février, quand le FC Sochaux, déjà en difficulté, vient de taper le FC Nantes (1-0). Interrogé par un journaliste au sortir de la rencontre, Jordan Ayew fond en larmes en parlant de « la confiance accordée » par Hervé Renard, son nouveau coach. Jusqu’ici, Jordan Ayew était comme un papa : un homme qui ne pleure pas. Un cœur de pierre, un gamin qui ne sourit pas, qui ne souffre pas, qui n’éprouve ni bonheur ni peine. Mais le joueur s’appelle Jordan Ayew et pas Dexter Morgan. Pas toujours irréprochable, le gamin de 22 ans n’en demeure pas moins un jeune homme comme un autre. Un marmot pressé, donc jugé prétentieux. Un môme qui sait ce qu’il veut, donc qualifié d’arrogant. Un môme dont tout le monde médit. Sauf les muets, ça va de soi.

« Les gens pensent que c’est un bouffon »

Il y a pourtant un petit cœur qui bat sous la crête. La vérité, c’est que ces larmes sochaliennes ne sont pas les premières qui coulent des yeux de l’attaquant. Il y a huit ans, Jordan, 14 balais, quitte le Ghana et son confortable cocon familial pour rejoindre Marseille et son grand frère André. Quand certains préfèrent les jupons de la maman, Jordan va verser ses premières larmes d’adulescent dans le short de son frangin. Pendant des mois, le Petit Frère cher à IAM n’a qu’un souhait : retrouver le Ghana et sa mère. « Ici, on pense plus à sa gueule, je n’y étais pas préparé. Je n’avais pas été élevé comme ça au Ghana. Sans André, j’aurais craqué » , avouait le timide Jordan à L’Équipe en mai 2011. Si André est le grand frère, Jordan peut également compter sur un drôle de papi : Pape Diouf. Tuteur du gamin, l’ancien président de l’OM accompagne le fils d’Abedi du centre de formation aux professionnels. Entre bulletins falsifiés sur lesquels Jordan a imité la signature du récent candidat à la mairie de Marseille et respect, la relation entre les deux hommes est riche. « Un jour, avec sa maman, on lui a demandé pourquoi il ne souriait jamais, ça nous paraissait simple. Il a éclaté de rire et il nous a répondu : "Parce que je suis comme ça !" » Avant d’être le sale gosse que l’on veut qu’il soit, Jordan Ayew est un taiseux, un introverti, quelqu’un qui manie moins bien la communication que son grand frère tout en ayant un caractère bien trempé. En somme, il est la cible idéale pour un buzz négatif. Robert Nazaretian, ancien responsable du centre de formation de l’OM, sait de quoi il parle : « Je ne comprends pas sa réputation de petite frappe. Jordan est un gamin introverti. Sourire, ce n’est pas son style. Parfois, même ceux qui l’aiment peuvent finir par se poser la question, alors qu’il a un cœur énorme. Les gens pensent que c’est un bouffon. C’est vrai, sur le terrain, il lui arrive d’être chaud. Surtout quand il n’arrive pas à faire ce qu’il veut. » Et cela a souvent été le cas à l’OM.

Sochaux : le prêt gagnant


Quatre petites années séparent les larmes de tristesse d’un Jordan désireux de voir sa maman des larmes de joie d’un joueur de football professionnel. Le 16 décembre 2009, Ayew remplace Fernando Morientes face à Lorient et inscrit son premier but en équipe première quelques minutes après son entrée. La première joie d’une carrière en dents de scie pour un joueur de 22 ans sacrément expérimenté pour son âge. Le joueur, qui fêtera ses 23 printemps le 11 septembre prochain, compte déjà 160 apparitions chez les professionnels, 23 en Coupe d’Europe et 10 sélections avec le Ghana. S’il a parfois fait preuve d’un manque de maturité dans la tête, Jordan Ayew est un précoce sur le terrain. « Il a voulu partir plus d’une fois. Il disait qu’on n'avait pas confiance en lui, se rappelle Nazaretian, interrogé par L’Équipe. Je luis disais : tu es une Formule 1 : quand tu auras le pilote, tu vas exploser. Ça voulait dire quand la tête suivra.  » Et la tête commence à suivre. Conscient de sa réputation, Jordan a essayé de ne plus se mettre les gens à dos. « J’essaye de faire des efforts, mais je ne peux pas changer ma nature pour faire plaisir à ceux qui me critiquent… » Mais surtout, Ayew grandit. Ça se voit et ça s’entend. Épanoui au sortir de la rencontre face à Toulouse qu’il a dominé de la crête et des épaules, Ayew, auteur d’un but, deux poteaux et une passe décisive, avait le sourire aux côtés de son grand frère Roy Contout. Oui, le sourire. À croire qu’une opération maintien avec le FC Sochaux a été, pour lui, un raccourci déguisé en détour. De toute façon, comme le disait Brassens, « les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux » .

Par Swann Borsellino
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