Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 0 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Leverkusen-CSKA Moscou

Joel Pohjanpalo, l'homme qui voyait triple

Depuis la rentrée, le Bayer Leverkusen a un nouvel épouvantail. Une tête blonde aussi angélique en photo que diabolique sur le terrain, le Finlandais Joel Pohjanpalo, buteur frénétique et très pressé, qui n'aime rien tant que de crucifier les équipes à peine sorti du banc.

Modififié
Il y a un an, le 22 septembre 2015, Robert Lewandowski entrait à la mi-temps d'un Bayern Munich-Wolfsburg pour marquer l'histoire. Les Bavarois sont menés 1-0, et alors ? Le Polonais assomme la partie avec un quintuplé en neuf minutes. Dix jours plus tard, à 1 500km de là, Kun Agüero tentait sa chance lors d'un Manchester City-Newcastle en s'envoyant un quintuplé en vingt minutes. Joel Pohjanpalo, lui, a fêté ses vingt-deux ans hier, et se sent peut-être trop jeune pour de telles acrobaties. Alors il se contente pour l'instant de planter des triplés en un quart d'heure, de marquer quatre buts en BuLi en trente minutes passées sur le terrain, et d'être l'unique buteur de Leverkusen en championnat. Le tout en deux journées, et le voilà qui vient prendre la pose avec la machine Lewandowski en tête du classement des buteurs outre-Rhin. De quasi-anonyme, il a donc fallu deux matchs, dont une performance démentielle samedi dernier face à Hambourg, pour que le Finlandais devienne l'attraction de ce début de championnat. Lors de la première journée, Joel Pohjanpalo avait tranquillement patienté sur le banc avant d'entrer à la 78e, et de marquer deux minutes plus tard. Histoire de lancer sa saison en douceur, malgré la défaite (2-1) face à Mönchengladbach. Et lors de son coup de folie hambourgeois, il a, là aussi, gentiment fait la queue, n'entrant en jeu qu'à la 72e minute, alors que son équipe perdait 1-0. Un premier but à la 79e, deux autres dans les arrêts de jeu, et le bonhomme rentre à la maison avec trois buts et trois points, la mèche blonde platine à peine décoiffée.

Inspecteur gadget


La partie avait pourtant démarré comme un cauchemar pour Leverkusen. Bellarabi se blesse aux adducteurs dès la première minute, et la sortie minable de Leno aux 35 mètres à l'heure de jeu avait coûté un but au Bayer, qui courait droit vers une deuxième défaite consécutive. Agacé sur le bord du terrain, Roger Schmidt avait fini par envoyer son arme fatale au combat, en ne lui donnant que cette consigne simple : « Marque un but. » Facile à dire, encore moins à faire, visiblement. Alors que le pauvre Chicharito a enquillé les buts toute la saison dernière, et que presque tout le monde s'en fiche, Joel Pohjanpalo amène un joli coup de projecteur sur lui et sur le Bayer Leverkusen. Pourtant, l'attaquant n'en est toujours qu'au stade du « gadget » , du phénomène sympathique dont on attend la suite. Inconnu avant cette saison, le Finlandais enchaînait les prêts depuis son arrivée à Leverkusen en 2013. Une saison à Aalen, deux à Düsseldorf, toujours en deuxième division allemande. Il s'y était permis quelques petits plaisirs, comme ce mois d'octobre 2014 à six buts en quatre matchs – dont un triplé, forcément –, récompensé par le titre de joueur du mois, mais avait enchaîné avec une saison 2014-2015 décevante : « Ce n'était pas facile pour moi. C'est une honte, mais parfois ça se passe comme ça. Mais j'ai toujours su que j'étais assez bon pour jouer avec Leverkusen. » La confiance est réciproque, et le Bayer le récupère à l'été 2016. Avant ces péripéties, Pohjanpalo avait vaguement été testé par Liverpool, qui ne lui promettait pas assez de certitudes quant à son statut et son temps de jeu, et à qui il avait fini par fermer la porte.

« Poe-yan-pal-okh »


Joel est donc passé directement de la Finlande à l'Allemagne. Au pays, ce natif d'Helsinki touche ses premiers ballons au HJK, le club aux 119 ans et aux 27 titres de champion. Les passionnés de football du grand Nord ont pu y observer certaines de ses saillies, comme ce match d'ouverture de la saison 2012, alors qu'il n'a que dix-sept ans. La 70e minute de jeu arrive, et le HJK perd 1-0 à domicile face à l'IFK Mariehamn. À la 71e, Pohjanpalo égalise. 162 secondes plus tard, il inscrit son troisième but. Un but du droit, un du gauche, un de la tête, et la boutique est fermée. Face aux caméras, le minot se contente d'explications banales, comme après le triplé de Hambourg : « Je suis un buteur, je veux juste marquer à chaque match. Si je ne le fais pas, je ne suis pas heureux. » Un homme de plaisirs simples, même si, lucide, il reconnaît tout de même avoir frissonné comme jamais ce jour-là, toujours en s'appuyant sur des considérations mathématiques : « C'était super, j'ai eu quatre occasions et j'en ai mis trois. C'était le plus beau moment de ma carrière. » Au-delà de concourir pour la médaille Fields, Pohjanpalo – à prononcer « Poe-yan-pal-okh » – est également en train de devenir une mascotte, puisque comme beaucoup de joueurs attachants au nom un peu trop long, les fans lui ont trouvé un surnom. « Danger » . Référence au danger qu'il amène, bien entendu, mais aussi à sa ressemblance avec un personnage du même nom dans le film Fack ju Göhte, plus gros succès au cinéma en Allemagne en 2013. Moins inventifs et moins cinéphiles, les supporters de Düsseldorf s'étaient contentés de le surnommer « The Iceman. » Un nom de super-héros. Ce qui, ces derniers temps, ne lui va pas si mal.

Par Alexandre Doskov
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Partenaires
Un autre t-shirt de foot est possible Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Podcast Football Recall MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi
À lire ensuite
La toile d'Emery